CONCLUSION
Dans ce travail, nous avons cherché à montrer l'utilité de l'humus, cette substance brune qui existe plus ou moins abondamment dans la couche arable de nos champs, et qui provient de la décomposition des débris des végétations antérieures.
Nous avons fait passer sous les yeux du lecteur les résultats de nombreuses cultures expérimentales qui démontrent les propriétés fertilisantes de cette matière carbonée.
Différentes causes tendent à la faire disparaître de nos champs : d'abord l'oxydation continuelle qu'elle subit sous l'influence de anhalis aoboroiuquis. xx. — 24
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ferments, qui produisent de l'acide carbonique, et dont l'activité augmente avec la température et l'aération. Les végétaux que nous cultivons sont une autre cause, peut-être encore plus importante, de la disparition de Thumus.
En effet, les plantes sont capables d'absorber par les racines des substances organiques carbonées; elles tirent même grand profit de ce mode d'alimentation; nous avons fait voir que les récoltes les plus abondantes ont été obtenues dans les sols enrichis avec la matière carbonée.
Comme Talimentation de la plante par la matière organique a été souvent mise en doute, nous avons rappelé tous les exemples qui ont été publiés et que nous connaissons, de l'absorption de la substance carbonée, et nous y avons ajouté les observations que nous avons pu faire nous-même.
Les cultures intensives pratiquées de nos jours avec les engrais chimiques sont une cause de déperdition de la matière organique accumulée dans le sol par les cultures antérieures; M. Dehérain démontre même que nos champs perdent leur fertilité, en même temps que disparait l'humus, il nous montre le danger; heureusement qu'à côté du mal qu'il signale, il indique une remède qui est à la portée de tous : ce sont les cultures dérobées pour engrais qui, couvrant nos champs d'une épaisse couche de végétation, s'opposent à la combustion de l'humus, empêchent les lavages de la terre par les eaux de pluie, et fournissent à l'automne de grandes masses de matières organiques dont les éléments, puisés dans l'atmosphère, sont enfouis dans le sol par les labours.
PAR
[. R. LEZÉ
Professeur
M. A.-E. HIL80IVT
RépéiHear à l'École de Orignon.
Dans la plupart des grandes laiteries industrielles modernes, on met en œuvre le lait, qui est la matière première de la fabrication, un peu au hasard des chances ou à l'aveugle, car on ne
connait qu'imparfaitemeul encore ses propriétés, et en particulier, Tarrangement ou la structure de ses éléments constituants. Jusqu'à présent on ne possédait guère d'autre moyen d'appréciation de la qualité d'un lait ou de son état de conservation que l'examen superficiel eiïectué par un ouvrier dégustateur dont le jugement restait bien mal étayé par les seules connaissances qui dérivent du goût, de l'odeur et de l'aspect du lait proposé. Il y avait donc là une véritable lacune que nous nous sommes efforcés de combler, et nous croyons avoir atteint le but visé, à l'aide de notre nouvelle méthode dressai à la présure qui, en quelques minutes et sans aucune difficulté d'exécution, indique d'une façon satisfaisanle ce que le lait pourra donner dans la fabrication, ou ce qu'il vaut pour la consommation usuelle.
La coagulation du lait par la diastase, le principe actif de la présure, est utilisée industriellement depuis longtemps dans la fabrication des fromages, mais dans la pratique de l'emprésurage, la réussite dépend d'un très grand nombre de conditions très diverses. Suivant la qualité du lait, la température, la quantité de présure employée, le caillé se fait plus ou moins vite et jouit de propriétés différentes.
Nous avons étudié certaines conditions de cette précipitation et basé sur les [réactions de la présure, un procédé nouveau^ commode et pratique pour apprécier rapidement la qualité des laits.
Il est convenu, dans les essais industriels, que l'on évalue ce qu'on appelle Ih force d'une présure, en notant en combien de minutes, 4 centimètre cube d'une dissolution de la présure dans neuf fois son volume d'eau, va coaguler 100 centimètres cubes de lait maintenus à la température de 35 degrés.
On emploie donc 1/1000' de présure, et en multipliant le temps de coagulation par 10, on obtient un temps qui est celui qu'aurait mis, à ce que l'on admet, 1 de présure pour coaguler 1000 de lait. Si ce temps est de quatre minutes, la présure est dite normale, et sa force est comptée comme égale à 10,000 : c'est la force de la bonne présure usuelle du commerce.
Si le temps est de t minutes au lieu de 4, la force sera multipliée
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Par exemple, une présure qui coagulera le lait en trois minutes aura une force de :