‹ Annales agronomiques (volume 2)Chapitre 158 sur 253 · PAH · texte numérisé non relu

PAH

M. P-P. DEHÉRAIN

Membre de l'Académie des sciences.

Les cases de végétation de mars 1893 à mars 1894.

J*ai déjà, à deux reprises différentes % entretenu le lecteur des résultats obtenus des cases de végétation que la libéralité de l'Administration de Tagriculture m'a permis d'établir au champ d'expériences de Grignon. Les déductions qu'on peut tirer des eaux de drainage sont bien loin d'être épuisées et je veux encore y revenir aujourd'hui.

Pendant la première année d'observations, les quantités d'azote nitrique entraînées par les eaux de drainage ont été excessives, il n'était pas difficile d'en trouver la raison. J'ai montré, en effet', ici même, l'an dernier, à quel point la trituration et l'aération du sol favorisent la nitrification, et il était naturel que les terres enlevées pour la construction des cases à l'automne de 1891, restées exposées à l'air pendant plusieurs mois, puis remises ensuite en place, par conséquent triturées et aérées comme aucun de nos instruments n'est capable de le faire, aient élaboré des quantités de nitrates infiniment plus fortes que des terres en place simplement travaillées à la surface par les charrues ou les herses.

Pour bien savoir quelle avait été l'influence de cette trituration excessive de la première année, nous avons maintenu en repos absolu les terres de quelques-unes de nos cases ; sur quelques autres, au contraire, on a donné des façons analogues à celles que reçoivent les sols en place et les comparaisons entre les quantités d'azote nitrique élaborées cette année, dans les unes et les autres, les comparaisons entre les nombres fournis par les dosages de 1893 et ceux de 1894, seront de nature à apporter une nouvelle

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