‹ Annales agronomiques (volume 2)Chapitre 172 sur 253 · PA6N0UL · texte numérisé non relu

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qui ont été trouvées pour la potasse ; or dans les plantes qui n'ont reçu ni soude ni potasse, on ne trouve que des quantités nulles ou douteuses de soude, la potasse y est au contraire en quantité très notable.

. Dans les plantes qui ont reçu de la soude sans potasse, on trouve il est vrai des quantités appréciables de soude, mais encore une quantité trois fois plus forte de potasse.

Enfin dans les plantes auxquelles on a donné de la potasse sans soude, la proportion de potasse devient considérable, et celle de la soude reste nulle ou douteuse.

La plante peut donc trouver de la potasse et s'en emparer, dans une terre qui n'en contient que des traces, même en présence de la soude dont elle ne peut d'ailleurs absorber que des quantités très faibles.

Cette pénurie de potasse entraine un affaiblissement dans la vie de la plante et une diminution du rendement. Le rôle physiologique de la potasse ne peut donc être rempli par la soude, soit à cause de la différence de propriétés de ces deux bases, soit parce que cette dernière ne peut être acceptée par la plante qu'excep« tionnellement et dans des proportions insuffisantes.

Dans une terre ordinaire où la potasse se trouve en proportion normale, la plante ne doit pas absorber de quantités appréciables de soude.

Le dernier tableau montre encore que c'est sous la forme de nitrate que la potasse est le plus facilement absorbable, mais qu'il en est de même pour la soude et pour la chaux.

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