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On ne doit pas employer l'alcool qui altère la diastase

2. Bœhm et Baranetzky admettent que la diastase disparaît à mesure qu'elle agit sur l'amidon; au contraire O'Sullivan et la plupart des auteurs qui se sont occupés de ces questions sont d'avis que des quantités déterminées d'enzyme peuvent hydrolyser des quantités indéfinies de matière.

dextrose renferment beaucoup d'amidon et bien moins de diastase que des feuilles tuées au commencement de la journée, et surtout que d*autres ayant séjourné dans Teau pure à Tobscurité.

Wortmann objectait encore que la diastase des feuilles, lorsqu'elle existe, est incapable d'attaquer les grains d'amidon; mais Wortmann filtrait l'extrait aqueux des feuilles ; or, MM. Brown et Morris ont vu que le liquide filtré ne contenait que très peu de diastase qui est retenue par les matières en suspension, il faut employer le liquide trouble; dans une expérience chiffrée celui-ci s'est montré sept fois plus actif que le liquide filtré jusqu'à complète clarification.

En opérant ainsi on peut voir que la diastase des feuilles (Helianthus, Tropseolum, Pisum) attaque bien l'amidon du blé et celui du sarrasin qui ressemble particulièrement à l'amidon des feuilles; Faction sur Tamidon d'orge est beaucoup plus lente. Mais il est curieux de constater que la diastase des feuilles d'une plante donnée n'agit que péniblement sur l'amidon extrait de la même plante; la diastase de Tropœolum attaque difficilement les grains d'amidon des feuilles de cette plante; il en est de même pour VHychochariSy dont l'amidon est cependant facilement dissous par la diastase des feuilles de pois.

Pour démontrer que la dissolution de Tamidon dans les feuilles est indépendante de l'action de la diastase, Wortmann s'appuyait en dernier lieu sur la non-disparition de l'amidon lorsque l'activité vitale du protoplasme était arrêtée en le privant d'oxygène. Il citait également ce fait que des feuilles gorgées d'amidon en renfermaient encore autant après dix-huit heures de séjour à l'obscurité, dans des conditions d'humidité convenables. MM. Brown et Morris ont souvent répété l'expérience, mais avec des résultats tout à fait différents ; il y a constamment eu diminution notable de la quantité d'amidon, quoique beaucoup moins rapide que lorsque la feuille demeure attachée à la plante.

Les observations de Wortmann sur la non-disparition de l'amidon, lorsque les feuilles sont plongées dans du gaz carbonique, sont de la plus haute importance et ne peuvent être mises en doute; mais aux conclusions du physiologiste allemand on peut répondre que, dans ces conditions, les cellules ne produisent plus de diastase dont la proportion est minimum lorsque l'amidon est abondant. En outre, les transformations dues à l'activité vitale des cellules ne peuvent plus avoir lieu, et les produits déjà transformés ne peuvent plus voyager, ils s'accumulent alors et s'opposent à l'action de l'enzyme ; on sait, en efTet, que fréquemment l'action des ferments solubles est comparable à une dissociation, la présence des produits de l'hydrolyse s'oppose à une transformation plus complète.

MM. Brown et Morris ont pensé qu'en tuant la feuille par l'action du chloroforme, le protoplasma devenant perméable, les produits d'hydrolyse de l'amidon pourraient se diffuser au dehors (en faisant fiotter les feuilles à la surface de l'eau), et que la diastase agirait alors d'une façon continue. L'expérience n'a pas confirmé cette manière de voir; jamais il n'y a eu disparition de l'amidon, même lorsque l'on s'est arrangé pour que les feuilles continssent beaucoup de diastase et que la dissolution des grains d'amidon fût

PHYSIOLOGIE YÉGÉTALIS

commencée avant de les tuer, ce que I'od réalisait en les maintenant préalablement vivantes quelque temps à l'obscurité.

Il faut donc admettre que la disparition des grains d'amidon des feuilles dépend de la vie du protoplasma ; et cependant, lorsque l'on considère la présence constante et abondante de la diastase solidaire de ia présence de Tamidon, et les variation périodiques des proportions d'enzyme, variations qui concordent avec Tapparllion et la disparition de Tamidon, on ne peut pas se ranger complètement à Tavis de Wortmann et admettre que la disstolution de Tamidon des feuilles peut se faire sans le concours d'une diastase.

Les auteurs ont enfin déterminé la nature des sucres contenus dans les feuilles de capucine, ils ont trouvé uniquement de la saccharose, de la dextrose, de la lévulose et du maltose. Les proportions en sont très variables suivant les conditions de prise des échantillons.

Hydrates de carbone p. iOO de feuilles sèches,

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