‹ Annales agronomiques (volume 2)Chapitre 195 sur 253 · velouté · texte numérisé non relu

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B. Épi imberbe, brumUre, glabre.

i, à grains jaune d or. 2. à grains blancs.

3. — A. Desvaux'^, en 1833, a considéré comme appartenant à une seule et même espèce botanique, non seulement les blés vulgaires et nains, mais encore les T. turgidum, durum^ Spelta, dicoccum et monococcumy mais celle

i. J. Metzger, Europœische Cerealieriy Heidelberg, 1824. — Je donne au tableau une forme analytique plus synoptique que celle que Ton obtient en ne formant qu'une Reole série linéaire.

2. A. Desvaux, Mémoire sur les froments cultivés en Fronce, Travaux de la Société d'Angers, 1833. — Voyez également : Pourrat frères, Cours complet d'Agriculture, i^ZB.

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grande espèce est subdivisée en un nombre incalculable de variélés, toutes dotées de noms latins. Personne n'ayant suivi cet auteur, nous pouvon» nous contenter de renvoyer à Touvrage original ceux qui désireraient pour-* suivre cette étude historique d'une manière plus approfondie.

4. — J. W. Krause (i83o)i a fourni une grande monographie dans laquelle les séries de formes sont élevées à la dignité de familles. Ainsi la famille du Triticum vulgare comprend 18 espèces dont les 8 premières appartiennent au groupe a, à épis barbus, les espèces 9 à 14 au groupe 6, à épis sans barbes, et les espèces 15 à 18 au groupe f, à épis compacts. Krause n'admet pas de passage entre les blés barbus et les blés sans barbes et il pense que lesglumelles glabres ou velues chez les blés barbus blancs sont des caractères d'espèces. 11 refuse toute valeur taxinomique h la forme et à la cousistance du grain, ce qui ne Fempêche pas d'y recourir lui-même à propos de la disliuction de deux espèces du blé massue à épi blanc et lisse. En un endroit la durée de la plante passe pour être un caractère spécifique; il sépare en effet les blés hérissons d'hiver et d'élé. Pour être juste il faut dire que, les vocables de famille et d*espèce élant pris ici dans un sens très difTérent du sens ordinaire, ces exagérations sont plus apparentes que réelles.

Il est très curieux que Krause comme d'ailleurs Metzger décrit et figure les épis des blés nains plus longs et plus étroits qu'ils ne sont aujourd'hui. Ainsi, chez Metzger, ces épis ont une longueur de rachis de 49 à 62 millimètres, alors qu'ils sont aujourd'hui compris entre 21 et Cl et dépassent rarement 50 millimètres. Peut-être la différenciation des formes naines a-t-elle fait des progrès dans les soixante-dix années écoulées depuis la publication de Touvnige de Metzger.

En 1841, Metzger' a réédité son ancienne classification avec celte très légère modification que les formes II A /, a et 6 ont été confondues en une seule parce que la culture prolongée les a fait passer l'une dans laulre.

Metzger énonce des principes taxinomiques vraiment très sages, mais il est malheureusement impuissant à les mettre logiquement en œuvre, d'oà résultent de nombreuses contradictions.

Les caractères constants doivent servir à distinguer les espèces. Ni la durée ni le revêtement pileux des balles, ni la ramification de l'épi, ni la présence des barbes, ni la densité de Tépi ne sont constants, et, par conséquent, ne peuvent servir qu'à caractériser des variétés.

M. Eriksson fait remarquer que cependant les faits qui tendraient à démontrer cette inconstance sont peu nombreux et incertains.

5. — En 1842, Séringe a publié un grand ouvrage sur les céréales d'Europe ' ; ou y voit d'abord comment les anciens auteurs depuis Bauhin et Cherler (1651) et Linné (1753) ont classé les blés connus à ces époques. Il érige ensuite pour les blés cultivés trois genres: 1. Triticum (Froment) avec les

1. J. W. Krause, Abbildung und Bescht^eibung allrr bis jetzt bekannten Gelreidearlen, Leipzig, 1835-1837.

2. J. Metzger, Landwirthschaftliche Pflanzenkunde^ Heidelberg, 1841.

3. N. C. Sérioge, Céréales européennes, second article, Geo. 111, Proment., Ann, des se, phys, et nat. d* Agriculture et d'Industrie^ Lyon, 1842, 103-193.

espèces vulgave^ tut*gidum, dm*um et Polonlcum; 2. Spellu (Ëpeautre) avec les espèces Tr, SpeUa et dicoccum; 3. NivUria (Niviérie), le Tr, monococcum.

Le Tr. vulgare qui, par sa complication, doit nous intéresser davantage est divisé en variétés et les variétés se disloquent en variations d'après le tableau suivant, qui ne comprend d'ailleurs aucune description détaillée à l'exception de quelques notes où les phrases de Metzger ont été traduites presque mot à mot. La synonymie est au contraire très complète.

Triticum vulgare (Froment Touzelle) .

Var. I. Saiselle (variations A. -H.).

Epi lâche, barbu.

Épi blanc (AB); épi rou«e (CD); épi brun (EF); épi bleu (G); épi noir (H).

Var. 2. Lammas (variations L-N.).

Épi lâche, sans barbes.

Épi blanc (IJ); épi rouge (KL); épi brun (M); épi noir (N),

Var. 3. lutermédiaire (svLTiaWons O.-P).

Épi lâche en bas, compact en haut, sans barbes.

Épi blanc (0) ; épi rouge (P).

Var. 4. Hànsson (variations Q.-T).

Épi compacl, barbu.

Épi blanc (Qll); épi rong«^ (S); épi noir (T).

Var. o. de Crèle (variations U.-X).

Épi compact, imberbe.

Épi blanc (UX) ; épi rouge (V).

Nous pouvons passer sous silence les tentatives peu heureuses de Dietrich *• Jessen ^ et Kœnig ', pour nous occuper de suite d'un travail beaucoup plus important d'AlefelJ (1866) *.

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