AZ
fE DES E le drainage
d'iiiver.
AUX totaL
AZOTB
total dispam.
AZOTE
perdu (-) gagné (+)
d'été.
kilogr.
kilogr.
kUogr.
kilogr.
kUogr.
kilogr.
30,000 kilos fuQiier.
30,000 kilos fumier.
250 kUos nitrate.
625 kilos nitrate.
200 kilos superphosphate.
15,000 kilos fumier.
\ 15,000 kilos fumier.
2O0 kilos nitrate.
500 kilos nitrate.
' 200 kilos superphosphate.
30,000 kilos fumier.
30,000 kilos fumier.
350 kilos nitrate.
625 kUos nitrate.
200 kilos superphosphate.
30,000 kilos fumier.
30,000 kilos fumier.
200 kilos nitrate.
625 kilos nitrate.
200 kilos superphosphate.
30,000 kUos fumier.
Sans engrais.
Sans engrais.
30,000 kUos fumier.
30,000 kilos fumier.
200 kilos nitrate.
625 kilos nitrate.
200 kilos superphosphate.
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de rhiver ; Teau de drainage a cependant été bien plus abondante dans un cas que dans Tautre, mais, l'élévation de température de Véié a exercé une influence décisive sur la production des nitrates.
Contrairement à ce qu'on aurait pu penser, la case 12, qui a reçu du fumier de ferme, a moins perdu que la case I dans laquelle la nitrification s'est établie avec une extrême énergie. Nous remarquons encore ici que les pertes par le drainage d'été sont supérieures à celles d'hiver, quand la terre a reçu à la fois du fumier et du nitrate de soude, et qu'il en est de même bien qu'à un moindre degré pour 14, dont la fumure ne comportait que du nitrate de soude.
Il est très important de constater que bien que ces trois case» aient reçu de très copieuses fumures et qu*elles n'aient porté aucune récolte, elles se trouvent, parle seul fait de la nitrification, plus pauvres à la fin de l'année qu'elles no l'étaient à l'origine. Nous avons trop insisté dans ce mémoire sur l'exagération de la nitrification pendant cette première année d^observation, pour qu'il soit nécessaire d'y revenir encore, mais le sens du phénomène est trop nettement indiqué pour qu'il ne mérite pas une sérieuse attention. Avant qu'on eût des notions précises sur l'importance des pertes qu'occasionne l'entraînement des nitrates dans les eaux souterraines, on pouvait discuter sur l'enrichissement d'un sol laissé en Jachère, par les apports d'ammoniaque contenu dans l'eau de la pluie. Nous savons aujourd'hui que ces 6 ou 8 kilos d'azote combiné que reçoit un hectare, disparaissent devant l'énormité de l'azote entraîné; il nous est encore impossible de chiffrer les gains d'azote dus aux actions microbiennes, mais s'ils suffisent à enrichir une*prairie permanente dans laquelle la nitrification est faible elles pertes nulles, parce que l'évaporation rejette dans l'atmosphère, une partie importante de l'eau tombée et parce que les nitrates fournis sont immédiatement utilisés pendant la bonne saison ou emmagasinés pendant l'hiver, nous ne pensons pas que jamais les gains d'une terre laissée en jachère puissent compenser les pertes qu'occasionne le lavage par les eaux pluviales qui traversent le sol ; tandis que la case 3 en betteraves et en blé, laissait couler SG"",?, la case 2 en prairie, 101 millimètres, la jachère en laissait passer 165, et les différences sont surtout énormes en été, au moment où les nitrates sont le plus abondants. La jachère appauvrit certainement le sol. Gomment
s*est-e]le maintenue si longtemps? c'est que nos pères ne cultivaient que des céréales, qu'il n'est pas de culture plus facilement envahie par les mauvaises herbes, et qu'il n'est pas enfin de culture sur laquelle elles exercent une influence plus funeste ; ils étaient donc obligés de laisser le sol sans l'ensemencer de temps à autre, pour le débarrasser de ces plantes adventices. Mais aujourd'hui que nous pouvons exécuter ce travail pendant que nous cultivons les betteraves et les pommes de terre, cette pratique est destinée à disparaître complètement.
En comparant les pertes d'azote des trois cases 12, 13 et 14, on voit aisément que la case qui a reçu moins d'azote que 12 et 13, mais qui Ta reçu sous forme de nitrates, a perdu beaucoup plus que ses voisines, qui ont eu une partie de leur fumure azotée sous forme de fumier.
L'examen des nombres de la case 2 est curieux, aux 30 kilos entraînés par les eaux de drainage se joignent les 77 kil. 5 de la récolte, de telle façon que l'hectare a perdu plus de 100 kilos d'azote. II. sera bien intéressant dans quelques années de voir si ces prélèvements qui n'ont rien d'exagéré, puisque la perte par les eaux de drainage est faible et que la récolte de foin n'est que passable, sera balancée par les gains d'azote dus aux actions microbiennes ; l'analyse du sol et du sous-sol de la prairie nous donnera dans quelques années des renseignements du plus haut intérêt.
Contrairement à Topinion générale, l'assolement betteravesblé est bien loin d^ètre aussi épuisant qu'on l'imagine d'ordinaire. 3 qui a reçu du fumier et 4 du fumier et du nitrate de soude restent après la récolte plus riches qu'à l'origine, l'excès d'azote qui persiste sur 3 est de 69 kilos, celui de 4 est de 108 kil. 7 et c'est seulement à cause de son mode de fumure que 5 est en déficit de 8 kil. 25. La cause de ces résultats avantageux est facile à saisir ; la terre sur ces trois parcelles a été couverte pendant tout le temps des observations ; aux betteraves arrachées en octobre a succédé immédiatement le semis du blé dont les racines ont retenu les nitrates d'hiver; nous avons là une démonstration éclatante de ce fait d'une haute importance; les terres nues sont soumises à des déperditions qu'évitent les terres emblavées.
Pendant la première année de l'assolement betteraves-blé, les terres bien fumées conservent donc une partie importante de leur
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fumure et on conçoit très bien que nombre de bons cultivateurs ne donnent aucune fumure au blé, les résidus de la fumure distribuée aux betteraves sont suffisants ; les déperditions n'ont lieu que pendant Tannée suivante ; nous pouvons les apprécier à Taide des cases 6, 7 et 8. Quand après la moisson on sème de la vesce, ainsi que cela a été fait sur 7 et 8, les pertes d'azote nitrique à l'automne sont faibles et sans doute nulles quand la récolte de blé est bonne; ou sait que celle des cases a été au contraire très médiocre, sans doute à cause de l'épaisseur insuffisante de la couche de terre dans laquelle s'enfoncent les racines, mais à partir de novembre la terre est nue jusqu'en avril et alors les nitrates sont entraînés. Quand on n'a pas semé de vesce, la perte est de 55 kilos; et si on supposait que les résultats de 3 et de 6, au lieu d'être simultanés, s'échelonnent sur deux années, on trouverait : gain pour 3, pendant la première année 69 kil. 4; perte pour 6 : 79 kil. 0 pendant la seconde année, d'où pour l'ensemble une perte de 9 kil. 6. — Ainsi l'assolement : betteraves-blé, sans culture dérobée aurait appauvri le sol. Mais il en est tout autrement, pour les parcelles 4 et 7, le gain pendant la première année est de 108 kil. 7, la perte pendant la seconde année est de 8 kil. 4 seulement, il reste donc dans le sol 100 kil. 3 d'azote, et ce gain est d'autant plus intéressant à constater que la nitrification a été excssive et beaucoup plus forte qu'elle ne se produit dans une terre en place.
Si au lieu de distribuer une fumure mixte, fumier nitrate, on se borne au nitrate, les pertes surpassent les gains; en effet, pendant la première année, la parcelle 5 perd 8 kil. 25 et pendant la seconde 8. perd 55 kil. 5, dans ce cas les pertes s'ajoutent mais ce mode de fumure exclusivement composé de nitrate de soude est rare ; on voit qu'elle laisse le sol un peu plus pauvre qu'elle ne Ta pris.
Contrairement à ce qu'on croît généralement, quand on se borne à étudier les plantes obtenues et qu^on néglige les pertes qu'occasionne le drainage, je trouve que pendant cette première année la culture des pommes de terre est plus épuisante que celle des betteraves; nous avons obtenu pendant Tannée 1892 des poids de tubercules à peu près égaux à ceux des racines, et comme les tubercules sont plus riches en matières azotées que les racines, on voit à la colonne : azote des récoltes que les quantités enlevées
par les pommes de terre sont plus grandes que celles que prennent les betteraves, en outre les perles par le drainage sont beaucoup plus fortes ; c'est qu'en effet, dès le mois de septembre, les fanes de pommes de terre se flétrissent, Tévaporation cesse, les quantités d'eau qui traversent le sol, bien plus fortes (78 millimètres contre 29) et les eaux beaucoup plus chargées, sans doute parce que les radicelles des pommes de terre, mortes à cette époque, n'ont plus la propriété de retenir les nitrates ; si la parcelle 10 accuse un [léger gain, les deux autres sont au contraire en perle.
Si le m^s fourrage de 15 ne laisse perdre que de petites quantités d'azote nitrique, le prélèvement de la récolte très forte que l'on a obtenu est si élevé que la terre se trouve appauvrie. Je n'insisterai pas sur les deux parcelles 16 et 17 dont les récoltes ont été mauvaises, les pertes subies sont dues certainement au faible développement de la plante, elles sont trop exceptionnelles pour qu'il y ait lieu de s'y arrêter.
Quant à la culture des betteraves porte-graines, il y a quelques observations à faire pour expliquer les gains inscrits à la dernière colonne pour 18 et 19 ; on n'a compté comme prélèvement des récoltes que l'azote des graines et les graines sont, en effet, les seuls organes qui sortent du domaine. Mais bien que les débris des tiges et des racines ne soient pas exportés, ils sont tellement durs et ligneux qu'on ne peut penser à les introduire dans le sol, et en réalité Tazote qu'ils renferment est perdu ; malheureusement, je n'ai pas déterminé la composition de ces débris, je les crois assez pauvres, mais comme leur poids est considérable, il est vraisemblable que si on tenait compte de l'azote qu'ils entraînent, le gain indiqué pourrait bien se transformer en une perte. Les pertes par drainage sont, en effet, considérables, et naturellement plus fortes quand on a distribué du nitrate de soude que lorsqu'on a employé du fumier.
Résumé et conclusions.
Ainsi qu'il a été dit plusieurs fois au courant de ce mémoire, les pertes d'azote nitrique dévoilées parles dosages de cette première année d'observations : mars 1892-mars 1893, sont exagérées; leur exagération est due à l'aération et à la trituration très com-
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plète qu'ont subies les terres au moment de la construction et du remplissage des cases ; par suite les nombres précédents n'ont qu'une valeur relative. Si on les compare entre eux, on reconnaît:
1® Que les pertes par drainage sont au maximum dans les terres en jachère ; non seulement les eaux qui s'écoulent de ces terres sont plus abondantes, mais aussi plus chargées que celles qui proviennent des terres emblavées.
2* Les pertes sont réduites au minimum dans les terres couvertes de végétaux; en effet, les eaux qui arrivent aux drains pendant l'été sont très peu abondantes ; souvent même, quand la pluie n'arrive pas par violentes ondées, les drains ne coulent pas, toute l'eau tombée est rejeté dans l'atmosphère par la transpiration végétale ; pendant l'hiver, il est vrai, les eaux traversent les terres de prairie ou les terres couvertes de blé d'hiver, mais les racines ayant la propriété de retenir les nitrates, les pertes sont réduites au minimum.
Les observations précédentes conduisent à plusieurs conséquences intéressantes.
a. — L'enrichissement en azote des prairies permanentes est dû non seulement à la fixation de cet azote par action microbienne, mais en outre aux faibles pertes par entraînement dans les eaux souterraines ; en effet, la nitrification est peu active dans un sol non remué, et la terre est toujours garnie de racines nouvelles qui absorbent les nitrates à mesure de leur formation.
b. — L'assolement qui maintient la terre couverte le plus longtemps est celui qui permet d'éviter les pertes le plus complètement ; ainsi quand le blé succède aux betteraves, la terre reste garnie du mois d'avril au mois d'août de l'année suivante et pendant ce long espace de temps, les pertes sont très faibles, elles deviennent considérables au contraire dans les huit mois qui séparent la moisson du semis des betteraves, mais elles sont diminuées dans une forte proportion, quand aussitôt après la moisson, on installe une culture dérobée.
c. — Les pommes de terre ou les betteraves porte-graines qui, dès le mois de septembre, sont mûres ou languissantes, laissent couler dans les eaux souterraines plus de nitrates que lesbetteraves.
JOSEPH BCEHM 43.