‹ Annales agronomiques (volume 2)Chapitre 43 sur 253 · COIPOSITION DE QUELQUES ESPÈCES D'ALGUES ET AUTRES PLANTES MARINES · texte numérisé non relu

COIPOSITION DE QUELQUES ESPÈCES D'ALGUES ET AUTRES PLANTES MARINES

charbon qu'il contient, le sable restant dans la capsule en platine, employée pour la calcination.

Des 200 centimètres cubes de liqueur chlorhydrique obtenus plus haut, on en prend iOO pour doser l'acide sulfurique et les alcalis; ces 100 centimètres cubes sont additionnés d'un léger excès de chlorure de baryum, puis Ton évapore le mélange presque à sec au bain-marie de façon à chasser l'excès d'acide chlorhydrique que contient le liquide * ; on reprend par Tacide chlorhydrique, puis par Feau, et, après dépôt. Ton sépare le sulfate de baryte par filtration. Le liquide filtré est additionné d'ammoniaque, do carbonate d'ammoniaque et d'un peu d'oxalate d'ammoniaque puis, après filtration, la solution est évaporée à sec au bain-marie dans une capsule assez spacieuse ; l'on transvase ensuite le résidu dans une capsule plus petite, on le sèche complètement à l'étuve et on le chauffe lentement jusqu'au rouge très sombre pour volatiliser le chlorhydrate d'ammoniaque (la capsule doit être couverte pendant cette opération). Le résidu est alors calciné, à trois ou quatre reprises, avec de l'oxalate d'ammoniaque pur afin de décomposer le chlorure de magnésium qu'il contient encore. Après refroidissement, l'on traite la masse par un peu d'eau bouillante et l'on sépare la partie soluble de la partie insoluble en employant le moins d'eau possible ; le liquide filtré, après neutralisation par quelques gouttes d'acide chlorhydrique (car il renferme un peu de carbonates alcalins) est évaporé à sec, puis le résidu est fondu dans la capsule même, couverte, en se servant, pour cela, de préférence d'une lampe à alcool. La masse fondue est pesée puis reprise par l'eau chaude où elle doit se dissoudre entièrement : dans ce cas elle est uniquement composée d'un mélange de chlorures de potassium et de sodium ' qu'on sépare par le chlorure de platine. Si la masse fondue ne se dissolvait pas complètement, il faudrait évaporer la solution et calciner encore une fois le résidu avec l'oxalate d'ammoniaque, etc.

Les 100 centimètres cubes de liquide chlorhydrique restant sont neutralisés par l'ammoniaque jusqu'à formation d'un précipité persistant, puis l'on acidifie avec de l'acide acétique. Au bout de quelque temps, l'on sépare une petite quantité de phosphates de

1. Cette évaporation est nécessaire pour insolubiliser le sulfate de baryte dis* sous dans le liquide acide.

2. U peut y avoir, en outre, des traces de chlorure de lithium.

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fer et d'alumine qui se sont précipités et la liqueur est additionnée d'acétate de soude, puis d'oxalate d'ammoniaque en quantité suffisante. Après séparation de Toxalate de chaux, Ton ajoute au liquide filtré la solution, dans un peu d'acide chlorhydrique, des phosphates de fer et d'alumine séparés plus haut, puis assez de liqueur molybdique pour qu'il y ait au moins 25 équivalents d'anhydride molybdique pour un équivalent présumé d'anhydride phosphorique ; on concentre fortement le mélange au bain-marie pour chasser, en majeure partie, l'excès des acides volatils ; Ton reprend par de l'eau acidulée d'acide nitrique et on laisse déposer à une douce chaleur pendant une dizaine d'heures. Le liquide clair surnageant le précipité de phosphomolybdale ne doit plus se troubler, dans ce cas, quand on le porte à Tébullition, même après addition de liqueur molybdique. S'il se troublait, il faudrait additionner la totalité du liquide d'une nouvelle quantité de cette liqueur, faire bouillir quelques instants et laisser reposer encore le mélange pendant une dizaine d'heures. Enfin l'on sépare le phosphomolybdate et l'on dose l'acide phosphorique à l'état de pyrophosphate de magnésie.

Après la séparation de l'acide phosphorique, la solution molybdique renferme encore le fer, l'aluminium et le magnésium. Cette solution est portée à l'ébullition, puis additionnée d'un peu de chlorhydrate d'ammoniaque et d'un léger excès d'ammoniaque, et l'on filtre après quelque temps. Le précipité doit être redissous sur le filtre par l'acide chlorhydrique et reprécipité une seconde fois par l'ammoniaque, après addition d'un peu de chlorhydrate d'ammoniaque, car il retient toujours une certaine quantité de magnésie; en présence d'une proportion notable de cette base, il faut même reprendre cette dernière opération, ainsi que je m'en suis assuré.

Après avoir séparé le précipité d'oxyde ferrique et d'alumine, on concentre un peu le liquide filtré et on y ajoute de l'ammoniaque et assez de phosphate d'ammoniaque pour précipiter la totalité du magnésium à l'état de phosphate ammoniaco-magnésien.

5. — L'anhydride carbonique se dose à part, sur environ 0 gr. 5 de matière, à l'aide de l'appareil Geissler et Erdmann, à robinet.

6. — Enfin, pour doser le chlore et évaluer le titre alcalimé-

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