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Eq 1891.
En 1892.
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coupe.
coupe.
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kil.
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Blé, laDS engrais ....
Avoine Ligowo sans
engrais
Blé, 200 kil. superphosphate, 200 kil.chlorure de potastsium, 100 kil.
nitrate de soude ....
Avoine de Hongrie .
Blé, 200 kil. nitrate de
soude
Avoine des Salines .
Betteraves, 50.000 kil. de
fuuiier.
Avoine de Houdan .
Avoine de Houdan. .
Betteraves, sans engrais..
Pommes de terre, sans en-
grais
Avoine Ligowo • . .
Betteraves, culture déro-
bée de moutarde. . • . .
Avoine de Houdan. .
Betteraves, 25,000 kil. de fumier et culture déro-
bée de colza
Avoine Ligowo . . .
Pomme de terre, sans en-
grais
Avoine de Hongrie. .
Pomme de terre, sans en-
grais
Avoine des Salines. .
Betteraves 25.000 kil. de fumier, et culture déro-
bée . !
Avoine de Hongrie. .
Betteraves, 25,000 kil. de fumier et culture déro-
bée
Avoine des Salines. .
mi er ; raction des matières organiques azotées est encore manifeste. C'est dans l'avoine Ligowo que le trèfle parait le mieux se développer ; bien que la récolte ne soit pas la plus considérable, la plante présentait le meilleur aspect au moment de la floraison.
Ce qui est particulièrement curieux dans le tableau ci-joint, c'est de voir que très souvent la seconde coupe est supérieure à la première. Pour qu'il en soit ainsi, il faut que le trèfle ait particulièrement profité des grandes pluies de juillet, tandis qu'habituellement il n'ait pas su se garantir contre la sécheresse des mois de printemps; le sous-sol était cependant humide, les dosages exécutés sur les diverses couches de terre en 1893, ont montré qu'il y avait dans les couches profondes des réserves d'humidité
BIBLIUGEÂPHIB 241
dont le blé a su profiter, mais dont le trèfle n'a tiré qu'un médiocre parli, et ces observations s'accordent mal avec Tidée que le Irèfle emprunte surtout ses aliments au sous-sol et le blé aux couches superficielles ; c'est qu'en effet, il n'en est pas ainsi et le trèfle d'un an envoie ses racines beaucoup moins profondément que le blé semé cependant six mois après lui.
Si on cherche l'influence des cultures de 1891 sur le trèfle de 1893, on trouve.
Après: Blé 6.983 kil. de fourrage sec.
— Betteraves 7.343 — —
— Pommes de terre .4.328 — —
Il est bien à remarquer que les pommes de terre avaient été cultivées sans engrais. C'est pour cette raison, du reste, que la récolte de trèfle a été plus faible qu'après les betteraves et le blé. Si on cherche dans quelles variétés d'avoine le trèfle a le mieux réussi on trouve celui semé :
Dans : Avoine Ligowo 6.230
— — Houdan 6.215
— — Hongrie 5.831
— — Salines 4.996
Les avoines les plus précoces sont celles qui favorisent davantage la culture du trèfle qu'on y a semé.
Le trèfle incarnat, dans les parcelles 42 et 43, est resté petit; le semis était très dru, aussi les tiges étaient-elles très fines. La floraison était très régulière. Nous avons obtenu, comme rendement en vert : 16,500 kilos pour le n** 42 et 10,000 kilos pour le n'>43.
Traité de TA^fe des animaux domestlqneMf d'après les dents et les prodoetlons épldermlqacs, par Cu. Cgrnevi.n et P. Lksbre, avec 2U figures J.-B. Baillière et fils. Paris. — Les animaux domestiques sont estimés en raison des services qu'iis rendent ou des produits qu*ils fournissent. Les profils qu'ils procurent sont, dans une large mesure, subordonnés à leur âge. On sait, en effet, que le lait, la viande, la graisse, les œufs, etc., ne sont élaborés au maximum par l'organisme que durant une certaine période
de la vie. On voilpar là combien est importante la détermination de Tàge des sujets que Ton veut exploiter.
I.es principes sur lesquels on s'appuie pour connaître Tâge des animaux domestiques étaient jusqu'ici épars dans des ouvrages spéciaux: traités d'extérieur, traité de zootechnie. MM. Cornevin et Lesbre ont eu l'heureuse idée de les réunir en un volume qu'ils offrent au public sous le titre de Traité de Vâge des animaux domestiques. Leur livre n'est pas une simple compilation. Ils ont ajouté aux travaux de leurs prédécesseurs de nombreuses données nouvelles. Quelques-unes offrent un grand intérêl.
La détermination de l'âge est une opération très simple quand il s'agit d'animaux inscrits sur un livre de généalogie (stud-hook, berd-book, etc.). Elle présente souvent de très sérieuses difficultés chez ceux, plus nombreux, qui ne possèdent pas de pedigree. Elle repose, dans ce cas, sur les indications fournies par la peau, les poils, la laine, le duvet, les plumes, les écailles, le bec, les cornes et les dents.
Les dents, chez les mammifères, sont à beaucoup près les organes qui fournissent les renseignements les plus précis. Aussi MM. Cornevin et Lesbre se sont-ils attachés à les décrire avec le plus grand soin, relevant des eiTeurs commises par leurs devanciers ou comblant les lacunes laissées par eux. Nous n'exagérons rien, en disant qu'ils ont fait un véritable traité d'anatomie comparée des dents, aussi utile aux paléontologistes qu'à ceux qui veulent déterminer l'âge des animaux.
De tous les signes utilisés pour établir l'âge, l'éruption des dents est le plus sûr et le plus commode à consulter. Mais celte éruption, qui se fait à des époques toujours les mêmes pour tous les animaux d'une môme espèce, peut être hâtée dans certaines conditions. C'est le cas pour les animaux qualifiés de précoces et qui appartiennent presque tous à des races dites améliorées des espèces bovine, ovine et porcine. MM. Cornevin et Lesbre apportent sur ce point un contingent d'observations qui leur ont permis d'enfermer dans quelques règles les particularités présentées par les animaux précoces.
Le cheval, l'âne, le mulet, le bœuf, le mouton, la chèvre, le porc et le chien sont les seules espèces dont s'occupent les ouvrages antérieurs. MM. Cornevin et Lesbre y ont ajouté le buffle, le dromadaire et les petits animaux de basse-cour. Le chapitre sur l'âge du coq d'après les renseignements fournis par l'éperon leur appartient entièrement.
De nombreuses figures, très nettes et très claires, permettent au lecteur de saisir aisément les caractères des dents aux différentes périodes de la vie de l'animal et rendent ainsi facile l'application des règles établies par les auteurs.
Le traité de l'âge de MM. Cornevin et Lesbre est assurément le plus complet des ouvrages produits sur ce sujet. On ne peut lui reprocher que son prix un peu élevé.
J. Malet.
Sémiologie* diagnostic et traltentent des maladies des animaux domestiques, par C. Cadéac ; tome I, Sémiologie des appareils digestif,
respiratoire et circulatoire, avec 67 figures. — Un volume de V Encyclopédie vétérinaire de M. Cadéac, J.-B. Baillière et fils, Paris. — Les progrès accomplis dans les vingt dernières années par les sciences biologiques ont complètement transformé les doctrines médicales. Grâce à des méthodes nouvelles, les maladies ont été mieux étudiées et, dans bien des cas, les causes qui avaient échappé à nos devanciers ont pu être mises en évidence au grand profit de l'art de guérir et surtout de l'hygiène publique. La médecine vétérinaire n'est pas restée étrangère à ce mouvement. 11 n'en est pas absolument de môme de sa littérature classique. Quelques traités didactiques, depuis longtemps épuisés, n'ont pas eu de remplaçants. L'Encyclopédie vétérinaire, publiée sous la direction de M. Cadéac, mettra fin à cet état de choses. Elle résumera, dans une série de petits volumes, les matières indispensables à la profession vétérinaire.
Le volume que nous présentons aux lecteurs est le deuxième de celte série. Il embrasse l'étude des moyens de diagnostic et Vexploration des appareils digestif, respiratoire et circulatoire.
Les premières pages servent d'introduction à Touvrage. Elles contiennent un exposé complet, quoique très succinct, des méthodes et procédés auxquels le clinicien doit recourir pour reconnaître et étudier les symptômes et les maladies. Quelques lignes seulement sont consacrées à la plupart d'entre eux (inspection, palpation, pression... percussion, auscultation, etc.) depuis longtemps classiques. Une plus large part est faite aux inoculations révélatrices et aux cultures, méthodes d'acquisition plus récente. Le développement donné à leur description est amplement justifié par leur importance pratique pour diagnostiquer et différencier les maladies contagieuses et pour les séparer des intoxications pures. De nombreuses figures jointes au texte permettront aux personnes les moins initiées de se familiariser avec la technique de ces méthodes.
Ces notions préliminaires préparent le^ lecteur à aborder avec fruit le véritable objet du livre, savoir : Vexploration des appareils digestif, respiratoire et circulatoire. A chacun de ces appareils correspond un chapitre spécial divisé en autant de sections qu'il y a d'organes ou de groupes d'organes dans ledit appareil.
Cette partie de l'ouvrage ne se prête guère à l'analyse. Aussi nous bornerons-nous à dire que l'auteur a su donner à chaque question le développement qui convient et exposer avec beaucoup de concision et de clarté l'état actuel de nos connaissances sur la matière.
J. Malet.
L'arl de conserver la santé den nnlmaax dan« les campagnes; nonvelle médecine vétérinaire dômes tiqoe, par J.-M. Fontan. — Bibliothèque des connaissances utiles ; J.-B. Baillière et fils, Paris. — Bien des maladies peuvent être évitées par la simple application des rèjL;les de l'hygiène. Vulgariser les préceptes de cette science que trop de personnes ignorent encore, tel est le but qu'a visé M. Fontan dans la première partie de son livre. Il y traite de la construction, de l'aération et de l'entretien des habitations ; des aliments et de l'alimentation; du pansage, du tondage, du harna-
chement, du travail et de Télevage des animaux domestiques, avec la compétence d'un homme qui a une longue pratique des choses dont il parle.
Dans la deuxième partie, intitulée Médecine vétérinaire usuelle, il expose les signes qui permettront aux propriétaires d'animaux malades de reconnaître les affections les plus communes, et il indique les soins à donner en attendant l'arrivée du vétérinaire.
Quelques inslruclions, nécessaires pour la préparation et l'administration de quelques agents thérapeutiques (breuvages, fumigations, etc.), dont les ingrédients sont toujours faciles à procurer à la campagne, sont réunis dans la troisième partie sous le titre de Phai*macle véléi*inaire domestique.
Enfin, dans une quatrième partie, sont reproduites les principales lois qui régissent la police sanitaire et le commerce des animaux domestiques.
J. Malet.
REVUE DES TRAVAUX PUBLIÉS EN FRANCE ET A L'ÉTRANGER
Cultures tropicales.
La banane, sa reparution, sa nature et son emploi, par M. G. Th.
Reichelt ^ — Le bananier ou pisang sauvage qui a donné naissance au bananier cultivé aux fruits comestibles, renferme dans ses fruits une multitude de petites graines noires qui servent à la reproduction ; ces graines sont logées dans une moelle ou pulpe douceâtre, recherchée par les oiseaux, mais non comestible pour l'homme.
Il est intéressant d'observer le passage de la forme sauvage se multipliant de graines à la forme à fruits comestibles, se reproduisant par des drageons, et inversement le relour de la forme noble à la forme sauvage.
Si on laisse à un bananier cultivé tous les drageons qui en entourent le pied et qu'on néglige en même temps de nettoyer le terrain environnant des mauvaises herbes, le sol ne tarde pas à s'épuiser, au point que bientôt le bananier ne peut plus développer de drageons. Dans ces conditions il produit des graines et perd même totalement la faculté de drageonner; il redevient sauvage. Le bananier sauvage, au contraire, transporté dans une terre riche et débarrassée de toutes les mauvaises herbes, produit des drageons et peu à peu cesse de former des graines; ses fruits deviennent comestibles.
Le fruit mûr mesure généralement de 8 à 16 centimètres de longueur sur 1,5 à 5,5 centimètres d'épaisseur; un régime en contient environ 90 à 100, parfois jusqu'à 200. Dans certains pays les bananes prennent des dimensions colossales ; il en existe une variété à Java, appelée pisang landuk, qui peut atteindre 90 centimètres de longueur.
Le bananier prospère dans presque toutes les régions de la zone torride; sa patrie est l'Inde orientale. 11 exige un sol riche, meuble et humide, mais non submersible si la terre est trop pauvre, il faut lui donner des engrais;