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NOMBRE DE GRAINES CO.NTENUES DANS UN GRAMME

Un certain nombre de lenseignemenls de cette nature se rencontrent dans divers ouvrages où iJs sont donnés, tantôt en poids, tantôt en volume; nous avons cru qu'il était intéressant et utile de les vérifier et de les compléter : les collections de l'Hcole d'agriculture de Grand-Jouan nous ont permis d'esécuter ce travail.

Les ttraines dont h poids est constaté dans le tableau ci-dessous sont de premier choix, elles ont été pesées en quantités variables selon leur grosseur, et comptées souvent à plusieurs reprises afm d'aniver à une exactitude aussi complète que possible.

Des renseignements fournis par ce tableau, il résulte : que pour diverses plantes, les graines des variétés de printemps pèsent moins que celles des variétés d'hiver; telles sont la Téverolle, le lenlillon, la luzerne rustique, la navette, la pimprenelle, la vesce blanche;

Que, pour d'autres, le poids des graines des variétés d'hiver et de printemps est le même; il en est ainsi pour le pois gris, l'ervillère, la vesce commune et la vesce pourpre;

Que pour d'autres enfin, comme la serradelle, les graines de la' variété de printemps pèsent plus que celles de la variété d'hiver. Le plus l'aible poids des graines de certaines variétés du printemps est peut être une des causes, du moindre rendement de ces variétés comparativement aux variétés d'hiver dans les mêmes conditions de fertilité.

La connaissance de la quantité de graines contenue dans un gramme, permet de calculeravec une exactitude suffisante la dose de semence à employer par hectare. Ainsi, par exemple, les auteurs conseillent pour la luzerne une dose de semence variant de 10 kilogrammes à 40 kilogrammes. Si nous prenons la luzerne de Provence, 20 kilogrammes contiennent lO-iOOOOO graines. En déduisant les 4/10" pour les pertes dues soit au défaut de faculté germinative, soit à des enfouissements de la graine trop profonds ou trop superficiels, il reste six pieds par décimètre carré, quantité » peu près normale. Avec une dose de 10 kilogrammes on aurait une plantation trop claire et avec 40 kilogrammes une plantation beaucoup trop drue, en admettant, bien entendu, qu'on ait employé de bonnes graines.

On s'explique également pourquoi l'ensemencement au semoir pour le froment nécessite une moins grande quantité de semence que l'ensemencement à la volée. Une bonne plantation de froment au moment de la levée contient environ S500000 pieds par hec-

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tare. Un gramme de blé bleu de Noë renferme 25 grains, soit 2 000 000 par hectolitre, un hectolitre et demi suffit donc laidement quand tous les grains sont placés à la profondeur voulue pour germer dans les conditions les plus favorables. C'est à peu près la dose employée au semoii'. Dans le semis à la volée suivant les procédés d'enfouissement, beaucoup de grains sont enterrés trop profondément et leur tigelie à la germination n'atteint pgs à la surface ou y apparaît sans' vi^çueur, d'autres ne sont pas enfouis, ou le sont superficiellement et sont mis à découvert par les pluies et deviennent la pâture des oiseaux. Dès lors il faut employer une dose de semence sensiblement plus considérable.

Les chiffres du tableau ci-dessus nous montrent encore, pour ne parler que des froments, que la quantité de semence en poids et en volume doit varier avec les différentes variétés.

Veut-on savoir quelle quantité de graines il faut avoir pour obtenir 50 000 plantes de betteraves, variété disette blanche de Puilboreau?l kil. 428 grammes contiennent 50 000 graines. En eraploj-ant 2 kilogrammes de bonnes graines, on aura assez de beaux plants poun'u que les pieds soient assez distancés.

Nous avons dit en commen<;ant cette note que la connaissance du nombre de graines de céréales dans un poids donné permet d'évaluer sur pied le rendement par hectare. Voici la méthode que nous employons.

Nous mesurons exactement une surface d'un mètre, ou une surface moindre, nous comptons le nombre d'épis sur celte surface, nous prenons ensuite une poignée d'épis en les laissant sur pied et nous déterminons les rapports qu'il y a entre les nombres de beaux, de moyens et de petits épis; nous choisissons exprès quatre épis de chaque catégorie pour avoir le nombre moyen de grains par épi ; on sait ainsi le nombre de grains que peut produire un hectare divisant par le nombre de grains contenu dans un kilcj^ramme de la variété cultivée, on a le poids de la récolle.

On ne doit pas s'en tenir  une seule constatation, il faut la répéter trois ou quatre fois sur diverses parties du champ et tenir compte de ta proportion des bonnes et mauvaises parties.

Au chiffre trouvé, il y a une déduction à faire pour perte de graines provenant de diverses causes, telles que : maturité trop avancée au moment de la récolte; épis laissés sur le champ; gi-ains

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