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18 mai ld7ï
S6 aciobre 18T3. .
]0>iavier 1873...
o.st
MKirier 1873...
Moyenne. , .
Bien qu'il ait plu pendant l'automne de 1871, du mois d'octobre, époque à laquelle le champ d'expériences reçut les engrais, jusqu'en janvier, ce Tut seulement te 5 janvier que tous les drains coûtèrent; les parcelles n°* 3 et A, qui depuis 1 844 étaient restées constamment sans engrais, dminèrent sensiblement moins d'azote que la parcelle n° 5, qui avait reçu des engruis azotés avant 1851 ; les proportions d'azote allèrent, au reste, en croissant dans l'eau de drainage en proportion de l'abondance d'engrais qu'avaient re(;u les parcelles qui les avaient fournies ; la quantité d'azote trouvé par le D' Frankland dans l'eau de la parcelle 8 est même plus grande que celle qu'avait trouvée
(1) Pme de i éehnatiUani pov la parcelle n' 2, joise de S pour 9 el de 6 pour im
le D'Voelcker pour celle même parcelle en 1866; lepoids correspond à plus de 19 kilos d'azole à l'heclare pour 0",025 d'eau de jiluie Iraversant le sol pour arriver jusqu'aux drains. En revanche, l'eau de drainage de la parcelle 9 s'est trouvée plus pauvre, et on en saisit facilement la raison, puisque celte parcelle n'avait reçu aucun engrais depuis le printemps précédent; en mai, au contraire, après que l'application de l'engrais eut eu lieu, la perte fut considérable.
En juin 1873,1a pluie fut très-abondante, et le 9 juin on envoya à M. Frankland des écbanlillons d'eau de drainage; mais soit que tes lavages précédents eussent enlevé tous les nitrates, soit qu'ils eussent été consommés par la récolte en terre, on ne trouva pas d'azote dans l'eau de drainage en quantité sensible.
Il faut ajouter, au reste, que par suite des pertes considérables qui avaientétéfaitesparledrainî^ependanirhiver, les récoltes du champ d'expérience fumées avec les engrais minéraux et les sels ammoniacaux appliqués en automne furent beaucoup moins abondantes qu'elles ne le sont habituellement sous l'influence des mômes engrais; la récolle de la parcelle n° 9, qui n'avait reçu de fumure qu'au printemps, fut au contraire au-dessus de la moyenne.
Après avoir passé en revue les compositions des eaux de drainage recueillies pendant l'année 1872, après avoir insisté de nouveau sur ce fait curieux que la parcelle qui a reçu le fumier de forme est traversée par l'eau bien plus difficilement et bien plus lentement que celles qui ont reçu les engrais salins, les auteurs arrivent aux-conclusîons suivantes que nous traduisons littéralement :
1° Une fraction imporlante de l'azote contenu dans des sels ammoniacaux, du nitrate de soude, des tourteaux, du fumier de ferme appliqués à la culture du blé ou de l'orge, ne se retrouve pas dans l'augmentation de récolte qui détermine ces engrais, ni même dans les récoltes suivantes.
2" On n'a reti'ouvé dans l'augmentation de récolte qu'une quantité d'azote beaucoup plus faible quand on a employé comme engrais les sels ammoniacaux sur le blé à l'automne que lorsqu'on les a appliqués sur l'orge au printemps.
3° l>es analyses des terres prises jusqu'à une profondeur de 0",75 démontrent qu'une quantité considérable de l'azote non recouvré dans l'augmentation des récoltes s'y est accumulée, mais celte quantité est loin de représenterla totalité de l'azote non utilisé par les végétaux.
RËSIDUS LAISSES PAR L£S FUMURES INTÉRIEURES. 2>
4" Les eaux de drainage recueillies à la sortie du champ d'expéricDce accusent une proportion considérable de nitrates; cette proportion augmente en raison de la quantité de sels ammoniacaux appliqués comme engrais ; quand l'engrais est répandu à l'automne, les eaux de drainage sont beaucoup plus chargées pendant l'hiver que plus tard au printemps et à l'été.
5° L'analyse montre encore que les eauxde drainage recueillies pendantriiiverqui suit l'épandagedes sels ammoniacaux renferment de 20 à 30 grammes et quelquefois beaucoup plus d'azote sous forme de nitrates et de nitriles par mètre cube d'eau. On calcule d'après ctia que 10 grammes d'azote par mètre cube d'eau de drainage accusent une perte de 1 kilo d'azote par hectare pour chaque centimètre de pluie arrivant jusqu'aux drains. Dans une de ses analyses, M. Frankland a trouvé 78ï%4l d'azote par mètre cube d'eau, en qui correspond à une perte de 7'',84 d'azote par hectare pour chaque centimètre de pluie traversant le sol.
6" La terre arable relient moins bien le nitrate de soude ou ses produits de décomposition que l'ammoniaque ou les sels ammoniacaux. On en conclut que les eaux de drainage seront plus chargées d'azote après l'emploi des nitrates qu'après celui des sels ammoniacaux. Dans un de ses dosages, M. Voelcker a trouvé que l'eau de drainage renfermait 58»^ ,3 d'azote par mètre cube, correspondant à une perte de o'',HS d'azote par hectare par chaque centimètre de pluie passant au travers du sol.
7" La perle par le drainage étant beaucoup moindre quand les engrais sont distribués au printemps que lorsqu'ils sont appliques en hiver,il yeulnon-seulement un effetplus sensible de ces engrais sur la récolte h laquelle ils avaient été donnés au prinlemps (orge ou avoine) que sur le blé qui les avait reçus à l'automne, mais encore l'effet du résidu fut beaucoup plus sensible sur les récoltes suivantes d'oi^e que sur celles du blé.
8° Il est probable que la totalité de l'azole employé comme engrais sous forme de nitrate de soude ou de sels ammoniacaux se divise en trois parliez inégales; l'une est recouvrée dans t'augmentalion de la récotte, l'autre est retenue dans le sol sous une forme peu soluble, cl la dernière enfm est entraînée par les eaux de drainage et perdue.
D** La décomposition de ta matière oi^anique azotée du tourteau et de l'engi'ais de ferme s' opérant lentement, leur azote est moins ra-
pidement utilisé que celui des sels ammoniacaux ou du nitrate de soude; mais aalanl qu'on en peut juger par lesexpériences faites sur ce sujet, il semblerait moins eiposé à t^tre entraîné par les eaux de drainage.
10°Lesmatiéresminérales imporlantescontenucsdansles engrais, l'acide phosphorique el la potasse par exemple, sont retenues trèscomplètement dans les sols argileux el leur effet est très-sensible sur les récoltes suivantes, pourvu que le sol contienne une quantité convenable d'azote assimilable.
OBSERVATIONS SUR LE DOSAGE DE L'ACIDE PHOSPHORIQUE DANS LA TERRE ARABLE
Le dosage de l'acide pbosphorique dans la terre arable où il se trouve mélangé à une grande quantité de matières étrangères est considéré ajuste titre comme une des opéi'ations les plus délicates de la cbimie agricole; mais l'importance de celle détermination est telle, que les efforts des analystes pour découvrir un procédé précis et d'un emploi facile ne se sont pas ralentis depuis plusieurs années; malheureusement, plusiesrs des métbodes proposées, notamment celle de ^f. Rivot et celle de M. Schlœsing, exigent soit une grande babilude des manipulalions chimiques, soit un matériel qui no peut être à la portée de toutes les personnes qui s'occupent de cbimie agricole; en revanche, deux procédés semblent exempts de ces inconvénients, celui de M. de Gasparin : très-bien décrit dans le Traité de la détermination des terres arables dans le laboratoire, et le procédé de M. Joulie, inséré par i'auleur dans le Moniteur scie» tifique; nous avons eu souvent occasion de les mettre en pratique, et nous les avons soumis à une série de vérilicaliona qui toutes, comme on va le voir, leur ont été favorables.
Nous rappellerons succinctement les opérations du dosage, en commençant par le procédé de M. de Gasparin, puis nous signalerons
DOSACE QE L'ACIDE PHOSPIOftIQCE bANS LA TBRRE ARABLE. 31
toutes les dilBcnltés que nous aVons rencontrées en indiquant comment nous les avons surmontées.
Si la terre est une ailuvion ordinaire, le dosage doit être Tait sur un échantillon, aussi homi^ène que possible, de SO^mnimes; si l'oQ opère sur une terre de jardin ou sur une terre d'origine voiranique, 10 grammes sutfisent; on arrose la matière avec une petite quantité d'acide nitrique pur, on évapore A sec dans le but de détruire les matières organiques, puis on calcine au rouge-cerise; le résidu est repris par l'acide nitrique étendu, on fdlre la liqueur et on la concentre par une évaporatîon très-lente ; on ajoute alors àO" du réaclif indiqué sous le nom de Ditromolybdate d'ammoniaque par M. de Gasparin; l'acide phosphorique est precipité à l'état de phosphomolybdale d'ammoniaque; on filtre après 24 heures; le précipité est reiiissous sur le fdtre par un peu d'ammoniaque, on ajoute alors dans la liqueur, du chlorure de m<^nésium ammoniacal qui détermine la formation de phosphate ammoniaco-magnésien. M. de Gasparin recueille je précipité, le calcine et le pèse.
Il nous a semblé plus facile et aussi plus exact de le traiter par la méthode de M. Joulie; voici comment il opère : le filtre est placé dans une capsule et arrosé de quelques gouttes d'acide nitrique; on ajoute environ 100^'^ d'eau et on chauffe jusqu'à l'ébullition; on verse dans le liquide 10" d'acétate de soude au dixième, de façon à remplacer l'acide nitrique libre par de l'acide acétique, et l'on ajoute goutte à goutte une dissolution, titrée A l'avance, d'acétate d'urane : l'acide phosphorique est précipité à l'état de phosphate d'urane, on est averti de la fin de l'opération par lu coloration rouge que prend une goutte du liquide lorsqu'on la met en contact avec une goutte de ferrocj-anure de potassium placée sur une assiette. La quantité d'acétate d'urane que l'on a dû ajouter est proportionnelle à la quantité d'acide phosphorique en dissolution.
Il était à craindre que pendant la calcination au rouge-cerise il ne se formât une petite quantité de phosphate de fer dirTicllement attaquable par l'acide nitrique étendu et froid ; pour nous en assurer, nous avons recherché l'acide phosphorique dans des mélanges artificiels de richesse bien déterminée ; les matières que nous avons employées dans ces mélanges étaient celles que l'on rencontre le plus fréquemment dans le sol, c'est-à-dire du kaolin, du carbonate de chaux, de l'oxyde de fer; dans tous les cas nous avons retrouvé exactement tout l'acide phosphorique introduit, sous quelque
forme qu'il se trouvât; nous ne sautions donnera cet égard d'affirmation plus précise que nos résultais euiL-mêines ; les voici ;
kaolin pur.
peroxyde de fer anhydre.
H) phospliat
Acide phosphorique introdiiil Os,015.
Acide phosphorique retrouvé OefiUS.
i' essai. 5r kaolin-
qiuDtité indéterminée de peroxyde de Ter hjdraté. 5k carbonate de cliaux pur précipité. Os,100 phospttate ammoniaco-magnéïieD.
Acide pliosphorique introduit Os,01£. Acide phosphorique retrouvé 0i,045ti.
3* essai, 5b kaolin.
5ï carbonate da chaux pur.
traces de pervxjde de fer hydraté.
10** d'une dissolution de phosphate acide de chaux contenant par litre 5t,9î d'acide phosp borique.
Acide phosphorique introduit Oti,059S.
Acide phosphorique retrouvé 0s,0588.
M essai. 5b kaolin
5« peronde de fer anhidre.
10" d'une dissolution contenant par litre bf de phosphate acide d'ammoniaque Acide phosphorique introduit Ob,0312.
Acide phosphorique retrouté 0*,0309.
5' essai. 10b peroxyde de fer.
10" d'une dissohitioa de pliosphate acide de chaux contenant par litre 5s,9î d'acide phosphorique.
Acide phosphorique introduit Os,059i.
Acide phosphorique retrouvé Oî,05ST.
6< essai. 5b kaolin.
5b carbonate de chaux pur.
OB,050de {iliosphate de fer contenant 33,40 pour 100 d'acide phosphorique.
Acide phosphorique introduit 0b,0I67.
Acide phosphorique retrouvé 08,0173.
Ces essais ayant tous été favorables, bien qu'on ait tenté d'exagérer les causes d'erreur, si erreur il y a, le procédé au nitromolybdatc d'ammoniaque nous semble donner des résultats excellents; néanmoins son emploi, sans présenter de difficulté, n'est pas sans cxigei' des soins qu'il est indispensable de ne pas négliger : il nous est arrivé, en desséchant un peu vivement une terre de jardin très-riche en matières organiques, après l'avoir imbibée d'acide nitrique, de la voir fuser commeaurail fait unmélangedesalpètre etdecharbon; ce qu'il