‹ Annales agronomiquesChapitre 11 sur 221 · fi · texte numérisé non relu

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On remarquera d'abord que trois fois sur cinq, quand tous les drains placés sous les parcelles en expérience donnaient des quantités d'eau notables, le drain de la parcelle amendée avec le fumier de Terme restait sec; le fait est général; ce drain ne donne pas d'eau quand les autres en fournissent, il arrive souvent qu'il ne coule qu'une fois par an, et parfois, quand tous les autres fonctionnent régulièrement, il ne coule pas du tout; on .a trouvé en effet

(1) L'oxydation des isls ammoniacaux dans les couchos superllcieiles du sol, et leur transfoimation en nitrates, est particulièrement évidente dans l'analyse des eaux de drainage des champs qui ont reça les eaux d'6gout; j'ai résumé quelques-unes de ces >na- Ijses dan) moo Court de chimie agricole, pafi 4SI et suivantes.

que lorsqu'elle est saturée d'eau, cette terre peut en retenir une quantité équivalente à une hauteur de pluie de O^iOâ? de plus que n'en rcliendi-ail la terre des parcelles qui n'ont pas rei;u d'enfrrais ou qui ont reçu des engrais chimiques. II est clair que les matières organiques accumulées sur ce sol pendant nomhre d'années lui ont donné la propriété de retenir l'eau à un haut degré, que par suite ii est bien mieux à l'abri de la sécheresse que les parcelles voisines, et qu'enfin la nécessité du drainage, dans une terre de cette nature, se trouve être singulièrement diminuée.

Il Tautremarquer en outre que l'eau de drainage recueillie à la sortie de la parcelle n" 2 est dans un cas plus pauvre en azote que celle du n° 7 qui a reçu 90 kilos d'aiole el dans l'autre plus pauvre même que celle qui provient de la parcelle n° 6, qui en a reçu seulement 45 kilos, bien qu'on puisse estimer à MS kilos la quantité d'azote contenue dans le fumier donné à la parcelle n°2; la terre qui a reçu le fumier de ferme garde donc infîniment mieux l'azote qu'elle a reçu que les terres amenrlées avec les engrais chimiques, et cependant elle n'a pas donné de récoltes aussi élevées que celles qu'on a obtenues des champs qui ont reçu les engrais solubles, d'où il faut conclure que l'azote contenu dans le fumier s'y trouve à la fois sous une forme moins assimilable par les plantes, mais aussi moins susceptible d'être enirainée par l'eau.

On reconnaît à l'inspection des eaux de drainage des autres parcelles que ta quantité d'azote qu'elles renferment est d'autant plus grande que les sels ammoniacaux ont été donnés en plus grande quantité, c'est-à-dire qu'à chaque accroissement de l'azote contenu dans l'engrais, sous forme de sel ammoniacal, correspond un accroissement de perte par l'eau de drainage sous forme d'acide nitrique.

Quant à la parcelle n" 9, qui a reçu les nitrates au printemps en couvei'ture, il est tout naturel que les pluies d'hiver ne lui aient enlevé que peu d'azote, beaucoup moins qu'aux autres parcelles qui avaient été fumées à l'automne; mais la pluie du 21 avril, qui a eu lieu peu de temps après la distribution de l'engrais, lui a causé une perte sensible, telle que si 0",025 de pluie passait au travers du sol elle occasionnerait une perte de ii^,56 d'azote à l'hectare! . En résumé, on peut conclure des faits précédents, et c'est là une conséquence d'une grande importance, que pour 0~,0â5 de pluie Iravei-sant le sol en entraînant 10 grammes d'azote par mètre cube, la perle sera de 2* ,5 d'azote par hectare.

nCSIDUS UIS»S PAK I£S FUMURES ANTÉRIEURES. «T

Postérieuremeat aux recherches précédentes , M. le professeur Franklaod analysa également quelques-unes des eaux de drainage provenant du champ précédent ; il obtînt les résultats consignés an tableau n' VII.

Tableac VII.

- COXPOSITION DES EAUX DE DilAINAGE

AYANT BEÇU DES FUHUBES DirPÉRENTES.

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