‹ Annales agronomiquesChapitre 129 sur 221 · p. Sohaw on Ctiave · texte numérisé non relu

p. Sohaw on Ctiave

Tubercules ronds, rarement ovoïdes; peau jaune clair, lisse ou peu écailleuse; yeux presque superficiets, variant de 8 à 12 par tubercule ; feuiUes plissées ou cloquées et d'une nuance pins claire que le chardon, d'un vert clair en dessus, plus paie en dessous; fleurs lilas, portées par des pédoncules de 8 à -10 centimètres, au nombre de 12 à 14. Jeunes pousses violncées.

Tige droite, simple ou rameuse, d'un vert clair, à angles peu saillants et peu ondulés. Chair jaune de beurre, plus pâle au centre; cercle bien délimité, liséré vert peu prononcé.

Après avoir ainsi précisé les caractères des variéUîs sur lesquelles a porlé notre travail, il nous a paru intéressant de déterminer la valeur comparative de ces 18 vanétés de tubercules en les étudiant sous le rapport du rendement plus ou moins abondant, de la richesse nutritive et de la valeur industrielle. Cette valeur, toutefois, n'est point absolue. La pratique et l'expérience nous enseignent qu'elle peut être modifiée par les variations atmosphériques, le mode de culture, la nature du terrain. D'autres modifications peuvent encore tenir à des conditions particulières qui échappent à l'analyse.

En de semblables circonstances, il nous semble qu'une station agronomique doit s'imposer le devoir d'éclairer les cultivateurs en leur indiquant les espèces qu'il convient de préférer suivant les situations difTérentes où ils se trouvent placés.

Pour arriver au résultat que nous cherchons, quelles étaient les précautions à prendre? Je les résume ainsi :

1° Ilomc^énéité dans toutes les parties de la terre servant i l'eipérience;

2° Semis exécutés avec ré(;utarité, à la même époque et dans les mêmes conditions ;

3° Fumure à dose convenable ;

4* Culture identique;

ËTUDES SUR LES BfEILLEUEtES ESPÈCES DE POMMES DE TEtIRE. 363

5* Mode de consei-vation qui permit de se livrer à des comparaisons exactes.

Suivons le développement de chacun de ces points. Le cliamp d'expériences a été ensemencé, fin d'avril, avec des tubercules dont ie poids moyen a été de 108 grammes, à la profondeur de 10 à 12 centimètres. Les semences ont été placées sur du fumier consommé ' qui avait été préalablement déposé au fond de chaque poquet. La dose du fumier peut être estimée à environ 70 000 kilogrammes à l'hectare.

En agissant ainsi, nous avons eu pour but de favoriser la végétation d'un semis tardif, et surtout de placer les pommes de terre de telle manière qu'il fût possible d'obtenir des résultats facilement comparables, tant au point de vue de la rusticité qu'au point de vue de la disposition à la maladie.

L'arpenlage du terrain a permis de fixer à 30000 par hectare le nombre des poqucts. Ce chiffre est inférieur à celui qui est généralement admis dans les grandes cultures, et que nous avons vu porter à 40000 et plus.

Pendant la période de la végétation, les plantes ont reçu dcuit binages et un buttage énergique.

Elles ont végété avec vigueur pendant tout l'été, et à l'époque de l'arrachage, fin d'octobre, le plus grand nombre présentaient leurs fanes encore vertes. Quelques variétés ont donné une nouvelle végétation de petits tubercules; nous les avons trouvés moins denses que ceux qui étaient parvenus à complète maturité.

Les tableaux qui suivent donnent la composition de la terre et le résultat des diverses analyses.

Composition de la terre. Limon composé p. 100 de :

Sable gros Ï5

Silice Une 75

Analyse chimiqite de la richesse organique et minéralogique.

Hatièrea orgtoiquu 4, pour 0, 0

Azote 0,184

Carbonate de chaux 0,470

Silice ïoluble. 0,450

Oxjde de fer 1,200

L'humus soluble dans le carbonate de soude, forme le quart desmatières organiques.

Jir-â^m- — — w — o — uïmîiïcixs »i

S5inSC23^S3spîSïSo— 3er?

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IlSSi^'SssS'isil -it

ËTCDtS SUR LES MEILLEURES ESPECES DE POMMES DE TERRE. 365

L'examen Hu premier tableau synoptique démontre d'une manière évidente qu'il existe des difTérences notables entre les diverses variétés de pommes Je terre môme parmi celles qui sont généralement reconnues très-productives, puisque le rendement peut être fixé, relativement à la quantité de semence, entre Jes chiffres 2 1/3 et 15 1/2.

Bien que très-importante, cette donnée ne suffit pas cependant pour fixer d'unemanière définitive le choix d'une variété. En effet, In faculté productive est l'un des facteurs d'un produit dont les autres facteurs sont la puissance nutritive ou matière sèche, la quantité de fécule et la résistance à la maladie ou rusticité.

Afin d'obtenir ces éléments, nous nous sommes livré à des analyses sur des tubercules de la récolte de 1874, convaincu que la fécule n'est pas le seul principe nutritif. Selon nous, ce principe réside aussi dans la matière grasse, l'albumine, le parenchyme ou tissu ligneux : les sels même renfermés dans les eaux de végétation peuvent également jouei; un rôle dans l'alimentation, rôle non défini encore, mais qui n'en est pas moins réel.

Le tissu ligneux ou parenchyme ne dépasse guère un centième, d'après les analyses de Vauquclin, Payen et Chevalier, et les travaux plus récents de M. Uoussinj^ault.

Il suit de là que le chilTrc presque insignifiant de substance assimilable ou non assimilable qu'il contient peut être négligé, sans que celle omission puisse faire varier la puissance nutritive de la pomme de terre, évaluée d'après la substance sèche qu'elle renferme.

Avant d'indiquer les résultats de nos analyses, nous allons donner ici les chin'res fournis par MM. Boussingault et Payen, qui viennent justifier nos propres appréciations.

Analjae de M. Boossiiigault.

Albumine

Halicre grasse

Ligneux et cellulose

Substanrcs uliiics

Amidon et corpi analogues,.

Saivaot M. Payen, la pomme de terre renferme ;

Fécule 20,00

Ëpiderino. pcclate et pectînules de chaux, soude el polassc. . 1,65

Albumine et maliÈrcs aïoliies analngiies 1,50

Matières grasses 0,10

Asparagine 0,12

Sucre, résine, huile essentielle 0,10

Citrate de iwlaEse, phosphate de potasse de rh.-iux, de magnésie, silice, albumine, oxyde de fer et de magnésie. . . 1,50

Eau __ ^^'°'^,..

Les cendres de pommes de tene renferment, d'après Vogcl, 15 p. ion de matières insolubles dans l'eau et 28,5 p. 100 de matières solubles.

Les matières insolubles sont dos phosphates et des carbonates de «baux et de magnésie, unis à des traces d'alumine et de peroxyde de fer.

Les matières solubles contiennent surtout des phosphate:?, des 'Carbonates et des sulfates alcalins. L'?cide phosphorique est représenté par 5,33 p. 100 et l'acide sulfurique par 6,93 p. 100.

Au sujet de ce même tableau, nous avons à présenter deux observations :

1° Le semis tardif a diminué le rendement, et comme conséquence, le rapport entre la semence et la récolte.

2" La grosseur des tubercules qui ont servi de semence a é^^alement contribué à faire varier d'une manière défavorable le même rapport.

Ainsi que nous l'avons déjà dit, la comparaison des variétés hAtîvcs Early rose, Earîy don, Shave avec les variétés tardives à haute production, serait une erreur économique, si l'on se bornait à tenir compte du pouvoir productif seul ; car, en général, les deuï termes précocité et productivité s'excluent.

Notons en passant que la pomme de terre Early rose, plantée fin avril, s'est trouvée bonne à récolter vers la mi-juillet. — Sous l'in- Huence d'une chaleur intense, la véf;élation s'est effectuée avec une trop grande rapidité. — Ainsi se trouvent expliqués le rendement faible de cette variété et aussi la nécessité de comparer entre elles un plus grand nombre de pommes de terre hâtives,

La pomme de terre saucisse a donné un rendement considérable

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