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D'après M. de Gasparin, la pomme de terre exige S.âOO à 3.000 degrés de chaleur totale, selon les espèces, pour arriver à complète maturité. Le tableau des quantités de chaleur produites pendant la végétation est un renseignement qu'il faut prendre également en sérieuse considération (1).
(1) D'après cela que faut-il penser de ta prétendue découverte d'une culture hivernale de la pomme de teri^ ?
Les lois physiolo^FÎques, d'accord avec le simple bon neiu, ea font complète justice. Impossible, en effet, à une plnnle de croître et de végéter en dehors des régies qui lui sont tracées. Dans le cas présent, la pomfiie de terre ne peut évidc-mment, sous nos clîmali surtout, réunir pendatit l'hiver la somme de degrés de chaleur nécessaires 4 ■a végétation. Doue cette culture, dite hivernale, est une erreur et ne peut dans aucun oai remplacer la culture prîntanière adoptée depuis si longtemps et la seule ra-
ETDDES sur les meilleures espèces de POHHES de terre. 377
Pour compléter celte étude, nous nous sommes occupé de la saveur des dix-huit variétés expérimentées. Mais la diversité des appréciations nous a fait rencontrer des difficultés assez grandes, et il ne nous est guère possible de préciser avec une exactitude rigoureuse, sous ce point de vue, les qualités ou les défauts de nos pommes de terre.
A proximité des grands centres de population, les caractères tirés de la saveur ou du goût ont leur importance et pour la famille et pour les établissements où se trouvent réunis un grand nombre de personnes. Car alors ce n'est pas à l'horticulture que nous devons demander des milliers d'hectolitres de pommes de terre, mais bien i la grande culture.
Celle-ci devra, sans nul doute, se renseigner le plus exactement possible sur la valeur culinaire de ses produirs, et pour atteindre ce but, il sera nécessaire de se livrer à des essais nombreux.
Goût des dix-Iinit variétés onitaa sons la centlre on au foor.
1° Zélande. — Chair ferme après cuisson, peu farineuse, goût médiocre.
2° Red Kinned. — Grasse et fade.
3' Saucisse. — Tendre, délicate et farineuse. 4° Grosse d'Amérique. — Peu farineuse, médiocre au goût. 5* Van der Veer. — Farineuse et de bon goût. 6' Seed, — Farineuse et agréable au goût. 7* Farinosa. — Tendre, grasse et de goût médiocre. 8° Irish Pink Eyed. — Piteuse et fade. 9* Early Don. — Farineuse, de goût agréable. ■10° Mangel Wurtzel. — Tendre, farineuse et de bon goût. H* Géante. — Pâteuse et Acre au goût.
12* Chardon. — Pâteuse, de goût médiocre et même vireusc. 13° Early rose. — Tendre et délicate.
AA° Grosso jaune. — Molle, grasse et fade. 15° Violette Slrub. — Tendre, farineuse et délicate. 16° Juxiëre améliorée. — Farineuse, goût agréable. 17" De trois mois. — Grasse et fade.
18° Chave. — Farineuse et goût agréable.
Maladie de la pottaaa de terre.
Dans un travail spécial sur ce même sujet, nous écrivions en 1864 : Si l'emploi de certains engrais appliqués aux pommes de terre a été considéré par de très-hnbiles expérimentateurs comme un remède préventif de la maladie, il n'en est pas de même de certaines autres substances qui préiïsposent la plante à cette même -affection morbide.
C'est d'ailleurs un fait reçu parmi les agriculteurs : plus les fu> miers de ferme sont riches eo substances ammoniacales, plus aussi est considérable le produit de la récolte ;mai5, par compensaUoD, les tubercules sont facilement atteints de la maladie.
Les subsunces charbonneuses : suie, sciure de bois décomposé, vieux tan, cendres de charbon de tourbe, fumier de paille longue, etc., donnent en g;éacral une récolle saine, mais moins abondante que •dans le cas précédent.
On devra prendre la précaution d'appliquer le fumier pailleux à l'automne, et celui qui renferme les principes charbonneux ou mi> néraux, au moment de la plantation.
Dans le but de nous assurer par des expériences directes si tel procédé ou telle espèce d'engrais a sa raison d'être, et s'il présente ■des garanties suflisantc;, nous avons commencé à ce sujet une série d'études dont nous allons brièvement indiquer la mafche.
Les expériences ont été exécutées à l'aide des éléments suivants :
■l" Chaulage avec sel marin en solution.
2* — avec sulfate de cuivre.
3° — avec l'eau de chaux.
4° — procédé Moren : chaux, sel marin en dissolution et sulfate de cuivre.
5° Engrais Boutin liquide.
6° Chaux en nature dans les poquets.
7° Chaux à la surface du terrain.
8° Fleur de soufre dans les poquels.
9° Sciure de bois dans les poquets.
10* Charbon de bois dans les poquets.
11' Nitre dans les poquets.
1â° Sel marin dans les poquets.
13' Sel marin à la surface.
Etddes sur les m ' iA° Cendres sulfureotts daas les poquets.
15* — à la sorfaee.
Le tableau synoptiqoe n" 6 rnootre suffitamment le peu d'effet des sobstances employées; et si le sol&le de carrre a donné des résultats relatÎTenieat satisfaisants, cela peut tenir à des conditi<»Qâ particalières et non à l'action du toxique.
Du reste, nous avons choisi de préférence une pomme de terre regardée comme peu rustique ou peu réfractaire à la maladie, et les agents estimés comme préventifs ont été employés à très-haute dose.
Les chiifres parlent mieux que tontes les interprétations, aussi je m'empresse de les transcrire dans le tablean ci-joint.
TABLEAU SÏNOPTIOUe N* 7, INMQUàNT L'INFLDENCE DES ENGRAIS COMME HOTEN