‹ Annales agronomiquesChapitre 139 sur 221 · RE H · texte numérisé non relu

RE H

S.Wl

Tels sont les matériaux que nous avous pu rassembler pour l'étude pratique des meilleures variétés de pommes de tctre cultivées BOUS le rapport du produit, de la Valeur alimentaire, dé la valeur industrielle et de la rusticité.

ETUDES SUR LBS MOiÀMOUê ESP&CES H POHHES DE TERRE. 3»

11 nous reste, pour l'année prochaine, à contrôler de nouveau ces propriétés, et nous y ajouterons les questions qui suivent :

l'Analyse des vai'iétés semées plus Idt ou plus tard;

S° Examen des produits dans des terrains de composilions diverses;

3" Influence des engrais sur la récolte, la matière solide ou alimentaire, la fécule, la rusticité, la densité, etc. ;

A' Influence du sol sur l'époque de la maturité;

5* Influence des vai'iaûons atmosphériques;

6" Influence des substances noires : suie, charbon, noir animal, pour hâter la maturation des tubercules;

T'Choiv des tubercules, diverses grosseurs ou fractionnés;

8" Yûriûcation de la loi des espacements formulée parM-Antoinc^ et tout d'abord par Kuight, en Angleterre;

Espacées à 0,26; 0,32; 0,50; 0,65.

Produits représentés. 100; 64; 57; -48.

tt* Variations de la fécule suivant les époques auxquelles on traite les racines.

Nous pensons ne pouvoir mieux terminer-cet exposé qu'en citant les paroles suivantes empruntées à l'illustre Parmentier :

« L'art des subsistances doit être le premier objet, la plus sérieuse étude et l'occupation principale de l'homme, puisque son existence et celle des compagnons de ses travaux tiennent aux moyens de se nourrir; mais ce n'est pas assez de multiplier les ressources alimentaires, il faut encore que ces ressources ne préjudicient ni à la qualité du sol qui les donne, ni à la constitution physique des individus pour lesquels elles sont destinées. Or quelles plantes remplissent mieux ces conditions que les difl'érenles variétés de pommes de terre, de betteraves, de carottes, de navels, etc.

1 L'économie, mère de l'aisance, de la prospérité, a suffisamment appris que ces racines potagères méritent d'être placées, après les grains, au nombre des substances végétales les plus chargées de parties nourricières ; elles renferment tous les principes essentiels au corps alimentaire ; la plupart portent leur assaisonnement avec elles, et n'ont besoin que de la simple cuisson et de quelques grains de sel pour devenir un comestible salutaire ; enfm, réunies plusieurs

ensemble, elles forment des polages que le suc de nos viandes peut à peine imiter.

■* Mais les racines potagères, qui ne sont ordinairement pour les riches habitants des villes qu'un accessoire à la nourriture, un mets de plus sur leurs tables, deviennent d'une utilité bien plus importanle dans les campagnes; lorsque leur ailture succède aux grains, dans l'année de jachère, elles sont la base de la subsistance journalière du ménage, fournissent, pour t'arrière-saison, un fourrage dont les animaux sont très-friands; mêlées, pendant l'hiver, à leur pâture ordinaire, elles prolongent, par l'abondance de leurs sucs, les eiïets du vert toute l'année, et les conservent dans cet état de vigueur et d'embonpoint si nécessaire pour le renouvellement des espèces. D'où il résulte que cette saison est infiniment moins longue pour les bestiaux ainsi nourris, que pour ceux qui sont fatigriés du régime sec ; et que le retour du printemps, après lequel ils semblent soupirer, leur est moins préjudiciable, sans compter le précieux avantage pour l'homme d'être assuré qu'il peut, dans tous les temps, partager l'aliment qui leur est destiné, faire rapporter le sol, chaque année, sans l'appauvrir, et recueillir constamment de belles moissons après l'une ou l'autre de ces racines poU^èrcs. i

Celte culture, ajoutè-t-il, est d'une grande importance pour augmenter dans les campagnes la m^sc des subsistances, et améliorer la qualité du sol. On sait qu'à terrain égal, ce produit surpasse de beaucoup celui de tous les grains connus. D'ailleurs il ne faut envisager dans les racines potagères qu'un aliment local à consommer dans l'endroit où on les aura récoltées, sur lequel les accaparements n'auront jamais au>:une prise, qui occasionnera un grand commerce de bétail, qu'on échangerait avec les autres denrées plus communes dans les provinces voisines; enfm un moyen assuré de fumer abondamment les terres, et de doubler par conséquent les récoltes en tous genres.

Quand on veut être essentiellement utile aux habitanls des ca'.npagnes, il ne suffit pas de leur dire une seule fois ce qu'on a va, ce qu'on a fait, ce qu'il est nécessaire de faire; il ne faut jamais se lasser de le leur répéter sous toutes les formes, et d'employer auprès d'eux l'exemple, cette leçon toujours plus persuasive que le meilleur traité.

11 termine par cette réflexion générale :

( C'est â la Société royale d'agriculture qu'il appartient de faire

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