‹ Annales agronomiquesChapitre 140 sur 221 · LES POMHES DE TERRE · texte numérisé non relu

LES POMHES DE TERRE

sentir aux habitauts des campagnes, que leur propre utilité, le bonheur de la patrie, la conservation des hommes, la multiplication des bestiaux, sont intéressés à l'entretien de la culture en grand des racines potagères, puisque la même quantité de terrain nourrira un plus grand nombre d'hommes et de bestiaux, d'où proviendra nécessairement une diminution sensible dans le prix de la viande ic boucherie, sans renchérir celui du pain. Une subsistance plus abondante augmentera la constitution physique de nos villageois, l'espoir d'adoucir leur condition les déterminera à tirer tout le parti possible de leur vigueur, de leur industrie et de la richesse de leur sol; alors on ne les verra plus quitter les Ueux qui les ont vus nailre, pour se réfugier dans les villes, et se couvrir de la livrée chamarrée des laquais; les grandes populations, toujours redoutables pour les cités, deviendront une source d'opulence et de prospérité dans les campagnes ; les maladies épidémiques et la disette n'y jetteront plus l'effroi; les animaux mieux nourris perfectionneront leurs races, et seront de plus facile défaite, et leur commerce entretiendra dans le pays une circulation d'argent qui répandra partout l'aisance et le bien-être. >

C'est bien dans cette voie indiquée par le grand propagateur de la pomme de terre que sont entrés nos comices et nos sociétés d'agriculture; et nous avons la confiance qu'elles acquerront encore de nouveaux droits à la reconnaissance publique.

Occupées sans cesse de l'amélioration des produits de ta nature, elles ont la conviction qu'on ne doit jamais craindre de multiplier les expériences sur tous les objets qui sont du ressort de l'agriculture, parce que le moindre succès dans ces luttes puciQques dédommage toujours abondamment des revers et des tentatives infructueuses.

Après avoir donné tous leurs soins aux productions céréales, à l'amélioration des terres et à la culture qui leur est propre ;

Après avoir multiplié les essais sur les engrais et sur les matières qui sont susceptibles d'en former;

Après avoir indiqué les moyens de mullipU-sr les pâturages et les troupeaux, les sociétés agricoles ont à étendre leur sollicitude sur le règne immense de la végétation des plantes.

Varier et augmenter les productions de la terre; développer de nouvelles ressources pour l'industrie et la subsistance des hommes, n'est-ce pas une noble mission?

|I5KALE$ AGnOVOUIQUES. IIO 3. — b. I. — Tl

388 IMBSKE PIEKKE.

Nous appelonsà noire secours,' pour nous aider dans nos modestes recherches, les lumières et les cansjils de tous les hommes dévoués au bien puhlic el à la prospérité 'd&J' agriculteur.

(Exlrait d'un Mémoire lu à In séance du SSjpvembrc 1768, de la Société centrale d'agriculture.) ^^ '

Page 1