i.Sl
is'st.
Le supcq)hosphate ou les engrais phosphatés seuls avaient déjà déterminé la formation d'une plus gi'ande quantité de matières albuminoides ; on sait que l'acide phosphorîque rend les matières azotées du sol plus solubles et plus facilement absorbables par la plante.
Quoique les graines semées eussent été exactement semblables, les grains récoltés présentaient des différences très-considérables; ceux qui provenaient des parcelles sans engrais étaient demi-farineux, clairs, volumineux, pleins et lisses; ceux qui avaient reçu du superphosphate et de l'acide phosphorique étaient de même natuif et ne variaiei)!. que par leur volume; ceux qui avaient reçu. des engrais azotés étaient petits, bien conformés, durs, vitreux et de couleur foncée. Avec les engrais mêlés, on a obtenu de petits grains semblables, mais souvent ratatinés et mal développés.
Toutes les plantes qui avaient reçu des engrais azotés avaient versé, circonstance qui n'est certainement pas sans iniluence sur le développement des grains et qui trouble un peu les résultats.
La quantité d'azote des grains A (sans engrais) étant 100, celle des grains B (acide phosphorique) a été 108, des grains G (azote), 133, et des grains D (azote et acide phosphorique), 138.
(1) Lei chilTrej du fluten pur s'obtiennent ei da gluten.
ANMÀLES JkGBONOHiaUU. H* 3. — 10.
multipliant par 6 le chiFTre ds l'azote
L'azote de la farine a été :
Les quantités de gluten sec de ces différentes farines ont été ;
De 100 parties d'azote contenues dans les farines, les chiffres suivants appartenaient au gluten pur obtenu en multipliant par 6 l'a^ zote de la larine :
Voici, en résumé, les résultats obtenus :
1" Les fumures azotées engendrent des graines riches en azote et en gluten.
^ Les fumures qui contiennent de l'azote et de l'acide phosphorique produisent des grains encore plus riches en azote.
3° L'acide phosphorique seul tend à augmenter la quantité de& matières protéiques renfermées dans les graines ; mais la proportion d'acide phosphorique n'augmente pas en même temps.
4° Le rapport de l'acide phosphorique et de l'azote dans le blé riche en azote n'est pas constant (1 : 2), mais il varie de 1 : %% k 1 : 3,4. Les chiffres obtenus ont été ;
Acide phcupli. Auta.
(lO — 1 3,8
On voit que la proportion centésimale d'acide phosphorique est assez constante et n'augmente même pas quand l'engrais est trèsriche en acide phosphorique, tandis que la quantité d'azote est trèsvariable.
m. De l'influeQce qu'exercent différenteB qasntitéB' d'acide phoepho' riqne bof le déTeloppement de l'avoine.
{Ceber den Etn/Iuu verithùdentr Uengen von Plioipkoriàare aufdit Enimekelung ier HaftrpflMie. TagM. der M. Yenammloag deufteAer NaluTfoneher in Wiaba4en, 1873, p. lie.) Les plantes ont été cultivées dans l'eau. Six plantes ont végété'
dans des bocaux de 1600 ce. depuis le germe jusqu'à la maturité des
tmnàsn. PUBLIES & l'Ethanger.
1 fi a
ii)S3SSSS
ii 1 5 3 * : !■ i
■Mil!!!!
iri
' i a s s Si ''9- 3 =
■lïNiiBîJïi.T ao
fruits. La concentration des solutions était d'un quart pour mille et de temps en temps (loutesles trois semaines environ) on la rétablissait, de manière que les planies de chaque bocal ont reçu en tout 1,6 gramme de matière nutritive, en comptant le sel azoté qui entrait presque pour la moitié dans cette quantité. Les solutions ne difTéraient entre elles que par leur richesse en acide phosphorique. Toutes les fois que les feuilles des jeunes plantes trahissaient une tendance à jaunir, on ajoutait au liquide 2-4 ce. d'une solution à 1 p. 100 de sulfate de fer. Aucune solution ne renfermait d'acide silicîque, et dans les cendres des plantes récollées on n'a jamais trouvé que de 1 à 2 p. 100 de silice.
Les chiffres du tableau de la page 467 se rapportent aux plantes d'un même bocal; cenx des n° 5, 7 et 8 ne proviennent que d'une seule année ( 1 873 ) ; tous les autres sont les moyennes de quatre années pendant lesquelles les expériences ont été faites de la même manière et sensiblement avec les mêmes résultats.
Ce tableau montre que lorsque, par suite du défaut d'acide phosphorique absorbable dans la liqueur nourncièrc, le chiffre d'acide phosphorique contenu dans la matière sèche descend au-dessous de 0, 33 0/0 la plante se développe incomplètement dans toutes ses parties. La matière "^che de l'avoine bien développée en pleine terre renferme 0,44 0/0 d'acide phosphorique.
Dans les expériences 1-3 on a obtenu un poids presque Identique de paille, mais des poids de graines qui allaient rapidement en croissanlavec les quantités d'acide phosphorique offertes aux plantes. L'auteur croit qu'on ne peut pas donner trop d'acide phosphorique aux plantes dont on récolte les graines, ce qui n'est pas toujours vrai pour la potasse et l'azote. Chose remarquable, la quantité d'acide phosphoriq:ie pour cent de cendres de grains ne varie pas beaucoup et oscille autour de 40, 2 0/0 (1).
(I) Cette «in(;uli<ve progiriéti- de l'acide phoapharique d'au^enler beaucoup le dévfrluppemenl de lit plnnte sïm que lu graine en coDlienne àet quantité* plu« grandes à jiMds égal, a Éli réccmnicnl obscrvùc cl lilendue à faute la plante (bclteravc) par M Péligol (C. r., 1. XXX, p. .H1,>. Le pboaphata de chaux, qui eit, sans contredit, U matière ferlilisnnle la plus précieuse, présente celte particularité que, d poiiU égal, une plante souiniM i «un acliun et mise en présence d'un grand excès de ce sel, ne conlienl pas plu; d'acide phosphorique, rcnf.Tme moins de chaux et plus de sets alcalins qu'une ,)lante voishie venue dans les conditions ordinaires; celle-ci, à la véiilé, •■! restée chélivc, tandis que l'nulre pr6scnle la vcgâtation la plut luxuriante; de sorte que, en déBnitivc, cette quantité CNcJJaula de phosphate terreux dans le sil a eu pour râsutlal
TRAVAUX PUBLIÉS A fÉTBAKCER. 489
IV. ReclieTcheB but l'inQaeiice de la famée des tuinei bof les afbrea,
PAR K. D' SCEIRŒDEn.
{ZtttaTamctulellanç einiger in Thargnd autgefufirlen Unltriuehungen betrelfend dit tcliadticlie Einwirkung dti HUUen-tmd SteinluMenmurhe» auf dot Wacluthum dtr Waidhànme.) Forttl. Blàller ». Gruntrl u. Corvp. (nouvello (érîc, !• année, 3» fanci-
L'influence luneste de la fumée des usines sur la végétation avait déjà été étudiée avec soin par A. StÔckhardt, qui était arrivé à ce résultat que cène sont ni la suie, ni l'arsenic, ni l'osydc de plomb qu'il faut accuser des ravages produits par la fumée dans le voisinage des usines, mais uniquemeni l'acide sulfureux. Dans les environs de la station agronomique de Tharand la fumée de différentes fabriques et du cbemin de fer de Dresde ont causé plusieurs maladies dans les plantations voisines; le sapin et l'épicéa sont les plus sensibles, ensuite, le pommier, le bouleau, le liètre et le chêne.
L'analyse a montré dans le pommier mort, pour 100 de matière .sèche, 0,"2i8 d'acide sulfurique, dans le pommier bien portant 0, 128; — dans le sapin : sommités d'un arbre tué : 0, 248, d'un arbre sain : 0,099; — dans l'épicéa : sommités d'un arbre presque mort 0,H3, d'un arbre sain 0,062; feuilles d'un arbre presque mort : 0,754, d'un arbre sain : 0,240. Les arbres absorbent l'acide sulfureux de l'air et le transforment en acide sulfurique.
Les expériences montrent ensuite que l'action délétère du gaz résulte surtout du contact direct du gaz avec la feuille et que le gaz dissous dans l'eau de pluie ou dans le sol n'a qu'une influence faible.
Les feuilles absorbent déjà' l'acide sulfurique quand l'air n'en contient que 1/5000.
l'abondaDce de la récolte. Un Ibit temblable «vait ^lé obgervâ a M. Boussingault dans des expériencEs sur l'aclion du pUIre. A l'eumen comparalif dei cendres du (K-ne plUré el Je celles de» cendres du IrÈfle non plitré, racide sulfurique s'y est trouvé à peu pri-s Jans les mêmes proportions, et cependant la récolte du trèlli plaire avait été beaucoup plus abondante que celle du trèfle qui n'avait pas reçu de sulfate de chaux; on trouvait plua de polasie et plus de chaux dans les cendres du trèfle piatré el du trèfle non pIStré, ces résullals ont été discutés par H. Dehérain dans la thÉorie qu'il a donné du plillrage des terres arables ( Chimie asTicoU Pag««l).