COMWJSITIOS DES TERRES ARABLES DE L'AUVERGNE. 5K
ces chlorures dnns la proportion Hé 'ikA milltëines, proportion 7 ou 8 fois plus forle que celle Tournie par les betteraves du Nord, et l'on sait que ces sels sont généralement l'indice de l'existence dans les mélasses de produits visqueux qui empêchent la cristallisation d'une quantité de sucre égale à 4 ou 5 fois leur poids ; ce qui m'a expliqué l'insuccès de certaines sucreries établies autrefois en Limagne (1).
La quantité de carbonates alcalins extraite des cendres de betteraves est sensiblement la même partout et de 5 à 6 millièmes du poids des racines. Cela se comprend : ces sels ne préexistent pas dans la betterave; ils résultent de la décomposition par la chalenr de sels à acides organiques qui font partie essentielle de l'organisation de la plante et qui ne se développent pas sensiblement plus dans un sol que dans un antre. Les chlorures alcalins, au contraire, préexistent dans la plante et sont absorbés en plus ou moins grande quantité, suivant que le sol en est plus ou moins riche, sans faire pour ainsi dire partie intégrante du végétal.
M. Pagnoul, analysant des betteraves au Concours du Pas-de-Calais du 14 novembre 1871, avait déjà constaté dans une betterave de la Limagne d'Auvergne une proportion de cblomres alcalins de 0,413 pour 100, et il avait cru pou\oir en conclure que le sol de la Limagne doit être assez riche en chlorures, ce qui l'avait conduit à émettre l'idée que le lac d'eau douce qui recouvrait ce sol, aux époques géologiques antérieures à la nôtre, n'était pas absolument exempt de sel marin. La première de ces conclusions au moins est très-fondée, comme le montrent les dosages de chlore rappoi-tès cidessus et qui proviennent d'un traitement de la terre par l'eau pure.
H. — Désagrégation des roches d'Anvergne.
J'ai cru devoir aussi comparer les principaux types des roches d'Auvergne sous le rapport de leur désagrégation plus ou moins facile.
Ne pouvant examiner l'eflet de tous les agents que la nature met en oeuvre pour faire d'une roche une terre meuble, je me suis con-
li) Vojei, lur ce sujet, le mémoire de H. Durin {Aimaltê agronomiqutê, 3* Eucicule, p. 436.)
tenté de pulvériser aussi Hn que possible chacun des échantillons essayés et de les soumettre pendant quelques jours à l'action de l'eau chargée d'acide cartionique sous la pression de 8 atmosphères et dans la proportion de 10 grammes pour 700" d'eau.
La pulvérisation remplaçait les actions mécaniques auxquelles sont soumises les roches à la surface du sol, et l'eau chargée d'acide carbonique agissait comme dissolvant.
Voici quelques résultats rapportés à un litre d'eau.
Tabluu Vil. — Substances enlevées pah l'eau chargée d'acu>e carbokique