COHPOSETIOM DES TERRES ARABLES DE L'AUVERGNE
soumises à ces déperditions constantes diminuent de fertilité ; de sorte qu'il faut admettre l'intervention de l'azote atmosphérique venant combler la différence qui existe entre l'azote enlevé par les récoltes et l'azote apporté par les engrais.
Il n'y a pas d'incertitude sur ce point. D'autre part, des expériences nombreuses tendent à prouver, contrairement à l'opinion de M. G. Ville, que les végétaux ne fixent l'azote atmosphérique qu'après que celui-ci est entré dans quelque combinaison dans l'intérieur du sol.
M. Dehérain, h la suite d'expériences délicates (1), a été conduit i penser que l'azote se fixe dans la terre arable à la faveur des matières ulmiques carbonées, qui sont le své-^e d'une combustion particulière, avec dégai^emcnl d'acide carbonique. Dans le but de trouver dans l'étude du sot lui-même un arçumenl pour ou contre cette manière de voir, j'ai cherché à constater si, dans la terre, la proportion de i'azole organique est en rapport avec le carbone des composés ulmiques. J'ai dosé successivement I'azole par la chaux sodée, et le carbone par le bichromate de potasse et l'acide sulfurique, après disparition da l'acide carbonique des carbonates. L'azote ammoniacal, déterminé h part, a été retranché de l'azote trouvé; cette correction est d'ailleurs très-Faible dans presque tous les cas.
Voici les résultats obtenus rapportés à 100 grammes de terre.
(1) Annales des sciences aaturellca. Botanique, 1. XVIII, page 147,1873.