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LES ENGRAIS CHIMIQUES ET LA BETTERAVE

RECHERCHES AGUICOLES FAITES A HOtlDAlN (PAS- DE-CALAtS)

. m. C«KRIIWIIIMEB ET B. W«nM>EM.

La queslion de ramélioration des belleraves dans le but d'accroître leur richesse saccliRriae est une de celles qui s'imposent aux recherchesdes chimistes et des praticiens qui s'occupent de l'industrie sucrière.

Personne n'ignore que l'un des moyens essentiels de réaliser cette amélioration consiste dans le choix des variétés. Les procédés, les conditions de sélection des betteraves sont aujourd'hui parfaitement connus) et si les fabricants de sua'e ne parviennent pas à les faire adopter par les cultivateurs, c'est parce qu'il existe entre eux et ces derniers un antagonisme regrettable qui nuit aux intérêts de l'une et de l'autre partie.

Indépendamment de cette influence capitale de la sélection, on doit en attribuer une aussi à l'emploi judicieux des engrais. Depuis longtemps on savait que certaines matières fertilisantes, surtout lorsqu'on les utihse d'une manière irrationnelle et qu'on en abuse, poussent au développement exagéré de ces racines, qui dès lors sont pauvres en sucre. L'un de nous a insisté, dans des publications précédentes, sur les engrais qui sont plus favorables à la betterave, et il a indique les moyens de protlter même de ceux qui étaient classés parmi les plus nuisibles.

Depuis deux ou trois années, l'emploi du nitrate de soude comme matière fertilisante a pris un développement considérable. Ayant remarqué que cette matière favorise singulièrement la croissance des betteraves, les cultivateurs l'ont prise en grande faveur; ils en ont utilisé des quantités exagérées, qui font grossir les racines outre mesure, les rendent impropres à la fabrication du sucre, nuisibles k la distillerie : aussi l'existence même de ces industries serait-elle mise en question , si les producteurs de betteraves n'apportaient pas

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sans retard une réforme dafis le mode d'utilisation de ce nouvel engrais.

C'est pourquoi nous avons entrepris dès iSTS des expériences agricoles dans le but de connaître l'influence du nitrate de soude sur l'accroissenient des betteraves-, de déterminer si, comme on pouvait le craindre, ce sel augmente la proportion des substances salines; s'il nuit à la production de la matière sucrée; et quelle quantité on peut en utiliser sans dommage pour la qualité de ces racines.

Le nitrate de soude étant un sel qui ne contient comme principe fertilisant que l'azote, il était essentiel surtout de rechercber si l'effet en est accru par l'addition des matières complémentaii'es de l'engrais normal, tels que phosphates rendus assimilables par l'acide suifurique, sels de potasse, etc.

Les résultats de ces premières recherches ont été publiés dans les bulletins de la station agronomique de Lille ; nous croyons devoir les reproduire afin de les comparer avec ceux que nous avons obtenus en 1874.

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