‹ Annales agronomiquesChapitre 200 sur 221 · rti · texte numérisé non relu

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Le tableau ci-dessus donne le nombre de tonnes d'eau par hectare retenues aune profondeur totale de 1" 350 par la terre emblavée et ta terre en jachère, et les différences entre les deux. On a calculé tes chiffres supérieurs d'après les poids trouvés pour les sols dé-

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pouillés de pierres au moment de rexpérience, et les seconds en supposant que le sol qui a porté l'orge pesait 20 millions de kil, à l'hectare jusqu'à une pralbndeur de l" 35 et le sol de la parcelle en jachère 21 millions de kilos.

Quel que soit le mode de calculer, on peiil conclure que la partie non emblavée renferme par hectare plus de 2000 tonnes en excès sur celle qui était couverte d'orge. Sans doute une partie de cet excès est due peut-être àceque le solen jachère a été prései-vé de l'évaporation de la surface pendant quelques jours par le dépôt de (erre qu'on y avait malheureusement jeté, mais en faisant abstraction de cette petite irrégularité il n'en résulte pas moins que nous sommes obligés d'admettre que la récolte a évaporé plus de 300 parties d'eau pour former une partie de matière sèche, car il est certain qu'au moment de l'expérience la récolte ne pesait pas plus de 5000 kilos par hectare, ce qui n'occasionnerait qu'une évaporation de lûOO tonnes par hectave, tandis que la différence est de plus de 2000. En outre comme les quantités d'eau contenues dans les deux sols étaient d'autant plus grandes que les couches examinées étaient prises à une plus grande profondeur, on peut affirmer que ces différences existaient encore dans les couches situées plus profondément.

En résumé, ces expériences montrent à quelle énorme réserve peuvent puiser nos plantes cultivées pour lutter contre la sécheresse. En même temps elles font voir combien ces résultats sont liés aux caractères du sol et du sous-sol sur lesquels se développe la récolte.

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