DE FERME
5ir.n
f.r.ri8
un
im
lois
Prwluit Produit
AVEC ENCRAIS MINÉRAUX ino>-eii par hectare et par an
ET SEIS AMMONLVaUX.
11 est remarquable que malgré les grandes variations dans les quantités de produit de chacune des trois récoltes d'une année à l'autre et môme dans la même année, le produit obtenu sans engrais en orge, en blé et en foin soit le même quand on prend la moyenne d'un grand nombre de récoltes. Il est bon de remarquer cependant qu'on n'a Jamais compté la seconde coupe de foin, elle €st ou bien mangée sur place par les moutons qui nf reçoivent pas d'autre nourriture, ou bien coupée et laissée sur le sol comme en-
grais. Li perte occasionnée par la sécheresse de 1870 est de 1950 kilos de foin, 1080 kilos d'orf^e (grain et paille] , et seulement de 443 kilos de blé. Ainsi le déficit pour la prairie a été considérable, il s'est élevé i près des trois quarts de la récolte; il n'est monté qu'à deux cinquièmes pour l'orge et seulement à un sixième pour le blé.
Le fumier de ferme fut seulement appliqué sur la prairie pendant les huit premières années sur les quinze que dura l'expénence, mais comme la moyenne de la production fut aussi grande pendant les six années que la prairie resta sans engrais que pendant les huit récoltes précédentes, qu'enfin la lécolte la plus abondante fut celle de 1869, on peut sans crainte d'erreur attribuer le déficit del870àla sécheresse plutôt qu'à l'absence d'engrais. Les nombres précédents font voir que pour cette parcelle, comme pour celle qui était restée constamment sans être fumée, le déficit est plus considérable que pour le blé ou l'orçe, le foia recueilli n'était en effet que le tiers de celui qu'on obtient en moyenne. L'orge et le blé ont donné à peu près le même produit total pendant les 19 ans qu'a duré l'expérience, et le déficit constaté on 1870 est aussi à peu prés le même pour le blé semé en automne ou pour l'orge semé au printemps, dans les deux cas la récolte est environ un sixième inférieure à la moyenne. Si nous établissons la comparaison avec la parcelle sans engrais, nous trouvons que le déficit est plus grand pour le blé, mais sensiblement le même pour l'orge. La facilité avec laquelle un sol fumé conserve l'eau a eu sans doute une grande inllucnce sur les résultats relativement avantageux obtenus sur ces deux parcelles pendant cette année de sécheresse.
Avec les engrais artificiels (4-48 kilog. de sels ammoniacaux par hectare pour la prairie et pour le blé et -224 seulement pour l'orge) onn'a pas obtenu les mêmes résultats pour les trois parcelles, le blé ayant donné environ 500 kilog. de produit de plus que la prairie, et l'orge une récolte égale à celle du foin avec une quantité d'azote moitié moindre. Le déficit en 1870 est, pour le foin, d'environ deux cinquièmes; pour l'orge, d'environ un quart; mais il ne s'élève pas à plus d'un quinzième pour le blé.
Ainsi, pour une sécheresse qui s'est maintenue pendant les mois d'avril, de mai, de juin et de juillet, la prairie ayant reçu les engrais désignésplus h^ut souffre beaucoup plus que le blé ou l'oi^e, et l'orge de printemps, sans engrais ou amendé avec les sels ammoniacaux,