‹ Annales agronomiquesChapitre 203 sur 221 · INFLUENCE DE U SECHERESSE DE <S70 SL'R LES RËCOLTES · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE U SECHERESSE DE <S70 SL'R LES RËCOLTES

présenle un déûcit supérieur à celui du blé d'automne. Avec l'engrais de ferme, cependant, l'oi^e semble n'avoir pas plus souiïerl du manque de pluie, pendant la période de végétation, que le blé. Quant aux conditions qui influent sur la perte plus ou moins forte que subit la prairie amendée avec divers engiais,nous y reviendrons rapidement.

11 y a de grandes différences dans les conditions de végétation d'une plante annuelle comme le blé et l'orge et des végétaux bisannuels on même vivaces comme ceux qui couvrent la praiiie. Cette plus longue existence des plantes qui la forment semble,'au premier aborii, leur donner un grand avantage sur les céréales. Mais l'observation montre que bien que les racines des graminées prennent possession des couches superficielles du sol plus complètement que celles de l'orge et du blé, il en est peu qui s'enfoncent profondément comme le font celles des céréales. Un examen soigné a fait voir que le blé d'hiver enlace de ses racines une plus gmndc masse de terre et, par suite, est plus capable do profiler de l'humidité et des substances solubles qu'il renferme que l'orge de printemps. Le blé a encore l'avantage de produire des racines, en plus ou moins gi'an<le abondance suivant la saison et la nature des engrais, pen* dant les mois d'hiver, à un moment où la terre est saturée d'humidité, et, par suite, quand il se développe sur un sol incapable de retenir l'humidité ou bien drainé, il est plus apte à surmonter l'absence de pluie pendant la période de végétation qu'une culture de printemps, comme l'orge.

Mais ii existe, en outie, plusieurs autres causes de distinction entre la culture de l'orge ou du blé et celle des graminées de la prairie : bien que beaucoup de celles-ci fleurissent plus tôt que cellcs-lÂ, la prairie est fauchée vei-s la Tin de juin, quand les graminées sont arrivées au degré de maturité qu'atteignent les céréales au moment de la moisson. Or, les expériences exécutées à Rothamsted ont montré que, peut-être, la moitié de la quantité de carbone contenue dans le froment est fixée sous l'influence des rayons du soleil après que la récolte des graminées est déjà faite.

Ces observations sont de nature à faire comprendre, et cela résulte des faits recueillis à Rolhamsted, comment les récoltes de céréales sont moins directement influencées par la quantité d'eau qu'elles reçoivent pendant leur croissance que l'herbe Je la prairie, mais comment elles le sont plus qu'elle par l'élévation de la tempéi'alure

qui règne pendant celle période. C'est ce qu'il est particulièrement facile d'observer quand le sol a reçu des engrais minéraux solubles ou des substances azotées dircclemenl assimilables, il n'en est plus complètement de même quand la récolle a dû se développer sans engrais ou sous l'influence du fumier de ferme. Sans engrais la récolte est plus influencée par les matières fertilisantes qu'apporte la pluie ou qu'elle extrait de la terre elle-même, et il semble que lorsque c'est le fumier de ferme qui est répandu sur le sol, une grande quaDiité de pluie soit nécessaire pour aider sa décomposition, dissoudre et rendre assimilables les principes qu'il renferme.

Enfin, rappelons, en terminant, que le blé qui a le temps, pcndaDl l'hiver, de former et de développer ses racines;qui a, de plus, tendance à les enfoncer dans les couches inférieures au lieu de les laisser dans les couches supérieures comme l'orge de printemps, est moins atteint par le manque de pluie pendant la période active de la végétation.

Le tableau XII résume la quantité d'eau retenue dans 100 parties des sols et sous-sols des différents champs en expérience, dans des conditions variées de saison:, de récolte, elc. Les résultats ainsi résumés s'appliquent aux échantillons récoltés comme suit :

Tableau XII. — Quantités d'eau contenues dans 100 parties des sols et

SOUS-SOLS DE différents CHAMPS, DA.NS D1KFÉRE.\TES CONDITIONS D'1IU«DITÈ, DE FUMURE, DE RÉCOLTE, ETC.

CIIAUr DE BLÉ.

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