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LES ENGRAIS CHtNIQULS ET LA BETTERAVE. 9
Nous avons tiré l'an dernier les conclusions qui résultent de ces expériences. Nous n'y reviendrons pas. Nous insisterons seulement sur le fait capital que nous a présenté la parcelle n° 9, dans laquelle on avait substitué le phosphate rendu soluble par l'acide sulfurique, au ptiosphate fossile finement pulvérisé avec des meules. On voit que dans <.'ette parcelle on a oblenii noo-seulement un rendement beaucoup plus élevé, mais surtout des betteraves fort riches ayant un coelTicientsalin peu ordinaire.
Comme les résultats acquis par une première observation ne peuvent jamais servir de règle, surtout en matière agricole, à cause , des circonslanccs nombreuses qui sont de nature ù les modifier, nous avons jugé à propos de recommencer l'an dernier des expériences anal(^ues avec des engrais chimiques employés sensible- ■ ment dans les mêmes proportions.
A cet effet, un champ bien exposé en pleine campagne a été partagé en autant de parcelles de dix arcs que nous avions d'espèces d'engrais composés à essayer. Ce champ avait une constitution homogène et avait été cultivé d'un seul tenant les années précédentes, de telle sorte que pour toutes les parcelles, l'arrière-fumure était uniforme. Il a reçu les mêmes fiiçons dans toute son étendue; les divers engrais ont été appliqués le même jour à chacune des parcelles, en deux fois; la première moitié a été enfouie par te labour; la seconde, répandue à la surface, a été recouverte plus légèrement par la herse.
La récolte des betteraves a eu lieu le même jour. On a pesé séparément et avec soin les produits des parcelles respectives, puis on a prélevé dans chacune d'elles un nombre suHisant de racines choisies dans les moyennes pour en faire les analyses.
Les résultats de ces recherches sont consignés dans le tableau suivant. Les quantités d'engrais et les rendements ont été rapportés à l'hectare pour mieux fixer les idées.
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