‹ Annales agronomiquesChapitre 5 sur 221 · YO · texte numérisé non relu

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ÏOO chlorure ilc palaisium,

UN)x sulfiile d'aninioniaT|ue.

340 sulble <le pntasw, 3tU phosnli.ilc fussile

nOO» nilraloile soude seul..

eW nitrate de eoikIc. âUO clilorureilepclassium.SlO

600" mlrale de «oudp, 2011

Wii'nltmltdcsaudi'.SOOni- Imtc de potasse , iUO su-

400" nilr.ilo de soude, 4ÔÔ su-

En examinant les chiffres de ce tableau, on peut en tirer les conséquences suivantes :

1°. Le nitrate de soude seul a donné un rendement un pou supérieur à celui qu'on a obtenu avec ce sel additionné de chlorure de poUissium et de phosphate fossile; mais les personnes habituées à ce genre de recherches savent qu'il ne faut pas tenir compte de si faibles différences qui peuvent dépendre de légères erreurs de contrôle. Toutefois il en résulte que la dépense en chlorure de potassium et en phosphate fossile a été complètement inutile.

2* il n'en esl pas de même du superphosphate, l'addition de ce sel plus facilement assimilable que le phosphate fossile a été avantageuse, puisque l'augnientatioD de poids a atteint le chiffre de 3500 k. environ par hectare.

Si l'on compare l'excédant dû cette année au superphosphale à celui qui a été obtenu l'année précédente à la faveur du même sel,

(1) Comme nous voulîon» apprécier l'effet produit par ces eiifirAis exclusivement, nous les avons emplotés seuls. Lorsque, suivant l'usage, on a mis dans le sol du fumier, autant que possible avant l'hiver, il convient de réduire ces propm-tions d'engrais chimique* de moitié, si l'on ne veut pas s'exposer ù produire des belteraves volumineuses et «oniéquemmenl pauvres en sucre.

(3) Contenant 10 à 11 pour 100 d'acide phosphorique soluble.

{3j Contenant 17 pour 100 d'acide phosplinrique tolubte.

LES ENCRAIS CBINIQUES E.T U BETTERAVE. Il

on voit qu'antérieurement l'avantage a été plus prononcé ; mais il -faut considérer que dans la première expérience I» tèn'e était plus pauvre, puisque le rendement sans engrais ne s'est élevé qu'à ^5000 k. environ, tandis qu'il a atteint, dans la seconde, le chilTre de 38000 k. à peu près. Le superphosphate parait donc plus efficace dans les sois pauvres que dans ceux qui ont plus de val<;ur. Ce qui confirme cette proposition, c'est que ce sel est de nul effet dans les terres qui ont un haut degré de fertilité acquise, ainsi que l'un de nous l'a constaté à plusieurs reprises dans l'arrondissement de Lille.

Ces résultats sont conformes aux lois naturelles de l'agriculture. Il importe aux cultivateurs d'en tenir compte, lorsqu'ils ont à apprécier les engrais qui doivent convenir plus particulièrement à leurs terres.

Ce qui prouve que c'est bien A l'acide pliospliorique qu'il faut attribuer les avantages que nous venons de signaler, c'est qu'en employant dans la parcelle n° 8 du superphosphate plus riche en acide phospliorique soluble que le précédent, nous avons pu remplacer âOO k. de nitrate de soude par 4O0 k. de ce superphosphate supélieur et réaliser un avantage marqué sans augmenter la dépense en engrais. Ce résultat nous parait de la plus hai^te importance pour l'industrie sucriére, qui redoute avec raison l'invasion du nitrate de soude dans la culture des belteraves, à cause de l'abus que les cultivateurs ont fait l'année dernière de ce nouvel engrais, abus qui n'a pas peu contribué aux dommages ruineux quo cette industrie vient d'éprouver. Nous reviendrons sur ce sujet.

Quant aux rendements dus au sulfate d'ammoniaque, ils ont été les mêmes que ceux dépendant du nitrate de soude seul ou de ce dernier accompa^^né des sels désignés dans la ligne n° 5. L'effet du sulfate d'ammoniaque ust fort variable, suivant les circonstances atmosphériques. Tout le monde sait qu'il ne fuul pas l'abandonner A la surface du sol, où il est exposé à'I'action du soleil.

L'année précédente, cet engrais nous avait donné des résultats moins favorables que le nitrate de soude, parce que, la levée des betteraves ayant manqué, il a fallu labourer pour ressemer.

Si nous considérons maintenant les résultats de nos essais au point de vue de la richesse saccharine des belteraves et de leur état de pureté, nous voyons :

i* Que le sulfate d'ammoniaque a donné des betteraves notable-

12 B. CABEirwiNMBK KT H. WVKSaEM.'

ment plus riches en sucre que le nitrate de soude. Si l'on compare à ce sujet le lot n° 2 au lot n° 5, on voit que dans le jus des premières il y avait environ 2 p. 400 de sucre en plus et sensiblement moins de .sels. Cette supériorité du suiralé d'ammoniaque s'est manirestéc déjà dans nos essais de l'année antérieure, ainsi qu'on peut te voir dans le pi'emier tableau.

Nous avons Tait encore d'autres essais avec ce même sel, les résultais en ont été inatlendus, et ils seraient fort inléressanis, s'ils se confirmaient. Nous les passons sous silence cette fois, voulant les renouveler avant d'en tirer des conséquences qui seraient peutêtre prématurées aujourd'hui.

En ce qui concerne le nitrate de soude, nous voyons que, soit isolément, soit dans son association avec du chlorure de potassium et du phosphate fossile, il a fourni lirs betteraves les plus pauvres en sucre de tout le champ. Le chlorure de potassium a été lort nuisible notamment en augmentant la proportion des matières minérales : aussi le coeÛicient salin du jus des betteraves récoltées dans la parcelle n° 5 est-il le plus faible de tous.

Cette année encore (c'est le fait capital qui résulte de nos recherches) l'influence du superphosphate sur la production du sucre a été fort prononcée. Les betteraves qui avaient eu ce sel à leur disposition contenaient de â à 3 pour 100 de sucre en plus que celles qui n'avaient reçu que du nitrate seul ou mélangé de phosphate inerte. Ces résultats concordants confirment donc une loi importante de la physique végétale et apportent & l'industrie sucrière un enseignement qui peut être pour elle un élément de succès.

Toutefois nous devons faire ici une réserve, c'est qu'il ne faudrait pas conclure de ces expériences que le superphosphate exerce une action aussi favorable dans tous les terrains où on pourrait l'employer. 11 est évident que si le sol est pourvu, en raison de sa fertilité acquise, d'une dose de phosphate assimilable sulTisante, l'excès ajouté sera sans effet sur les betteraves et elles n'en éprouveront aucune amélioration. C'est ce qui résulte de tous les essais effectués dans les terrains riches, notamment dans l'arrondissement de Lille.

Néanmoins, comme, même dans les pays civilisés, les terres stériles ou de fertilité médiocre sont plus abondantes que celles qui ont été soumises depuis longtemps à la culture intensive, nos observations trouveront leur application en bien des circonstances. £a tous cas les cultivateurs intelligents et les fabricants de sucre seront

tES KfGRAlS CaiMrQUES ET LA BETTERAVE. 13

conduits dorénavant à faire l'essai des superphosphates dans leurs cullures, puisque ces sels sont ravorables à leurs intérêts respectifs.

Ce qui prouve bien que ce sont les. phosphates désagrégés par l'action chimique qui favorisent la sécrétion du sucre dans la betterave, c'est le résultat obtenu dans la parcelle n° 8, dans laquelle on a remplacé 200 kWog. de nitrate de soude par 400 kito[f. de superphosphate riche, contenant environ 17 pour 100 d'acide phosphorique soluble. On remarque que le mél^ge indiqué a donné nonseulement plus de rendement que le nitrate de soude pris isolément, mais qu'il a fourni les betteraves les plus riches en sucre de tout le champ et possédant le coelTicicnt salin le plus élevé. ~ Cette acquisition expérimentftie est de la plus haute importance. Elle nous parait digne d'attirer l'attention des cultivateurs de betteraves et des industriels qui exploitent i^es racines, car elle est de nature à c^n-^ilier leurs intérêts respectifs, à diminuer l'état d'antagonisme qui les divise et qui met en question l'existence de la Tabrication du sucre et de la distillerie.

Ce dernier résultat a été confirmé celte année même par une autre expérience que nous avons elTectuée dans un champ situé à quelques kilomètres du précédent. Une partie de ce champ a été -fumée avec du nitrate de soude dans la proportion de 600 kitog. par hectare ; dans l'autre, on a remplacé 200 kilog. de nitrate par 400 kilog. de superphosphate riche. La dépense n'a pas été augmentée par cette substitution, et nous estimons que la production de betteraves a été relativement supérieure dans la seconde. Malheureusement il ne nous a pas été possible d'établir le rendement avec certitude, parce qu'il y avait beaucoup de vides dans la partie fumée avec le nitrate de soude seul, la levée des betteraves ayant été incomplète. Nous avons dû nous borner à faire l'analyse des 1)etteraves, opération qui à été effectuée sur un' nombre suffisant de racines ayant sensiblement les mêmes dimensions.

Voici les chiflres trouves :

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