‹ Annales agronomiquesChapitre 78 sur 221 · UO · texte numérisé non relu

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On voit immédiatement, en paicourant le tableau a" 1 , que les variations d'année en année dans la quantité de foin récolte sur la parcelle sans engrais dépend de la distribution de l'eau tombée pendant la période d'activiLé de la végétation, mais ne dépend nullement de la quantité totale de pluie recueillie pendant les trois mois d'observation; ainsi la moyenne de la'plùie pendant ces trois mois est de 16,25 et le poids moyen de foin i-écollé est de 2771 kilog.; or nous avons à peu près exactement la même hauteur de pluie pendant la même période en 18C3, 16,30 et cependant cette année-tà on recueillit seulement 2500 kilog. de foin; en 1869, au contraire, la quantité d'eau tombée est moindre, elle n'est que de 15' 7i) et elle coïncide avec la récolte la plus abondante qu'on ait observée pendant toute la période, puisqu'on a obtenu 4750 kilog. Il est à remarquer

INFLUENCE DE U SECHERESSE DE 1870 SUR LES tl^LTËS. SS?

que la plus faible récolle obtenue, celle de 1863, n'a reçu pendant les deux premiers mois de la période d'activité vtjgélate que moins d'un tiers de la quantité totale d'eau tombée, tandis que l'année où le produit a été le plus élevé, la quantité d'eau tombée pendant les deux premiers mois a été bien supérieure à la moyenne, mais pendant le mois de juin la quantité recueillie n'a été que la moitié de lamoyenne, de telle sorte que le maximum de produit a été obtenu quand plus des cinq FÎxièmesdc la quantité totale d'eau tombée a été recueillie pendant les deux premiers mois. C'est en 1860 qu'on a observé la plus grande quantité de pluie, la quantité d'eau tombée a atteint son maximum puisqu'elle a dépassé la moyenne de moitié, et le produit n'a été cependant que de '260 kilog. audessus de la moyenne; mais, la moitié de la quantité totale d^cau recueillie est tombée pendant le mois de juin, pendant le dernier mois de la végétation, et la température a été en outre particulièrement basse pendant toute la période de croissance de l'herbe.

Les produits les plus faibles furent de 2125 kilog. en 1868, de 1375 en 1865et seulement de 725 kilog. en 1870. Ce dernier nombre est le plus faible de la série, il coïncide avec la plus petite quantité d'eau recueillie pendant les quinze années qu'ont duré les expériences, c'est-à-dire 7 cent., 65 de pluie.

Si nous arrivons aux colonnes du produit obtenu par les deux parcelles amendées avec les engrais artiliciels, nous voyons que si dans les premières années l'engrais minéral mélangé aux sels ammoniacaux donne plus de foin que l'engrais minéral mélangé au nitrate de soude, dans les dernières années les engrais minéraux mêlés au nitrate donnent au contraire un produit beaucoup plus avantageux. U est visible d'après cela que les variations dans le produit dépendent d'autres conditions que les changements atmosphériques; nous discuterons ultérieurement cette partie de notre sujet, mais nous ferons déjà remarquer en passant que la distribution des plantes et la prédominance des espèces est très-variable dans les deux cas, et que, par suite, l'abondance de la récolte, pendant les années de sécheresse, est liée à l'abondance des plantes dont les racines s'enfoncent profondément dans le sol pour puiser l'humidité qu'il contient.

C'est ce qui apparaît nettement dans le tableau suivant donnant les quantités de foin obtenues par hectare sur chacune des trois parcelles dont nous avons parlé plus haut; on y verra le produit

AirHUES AGBOHUIIIQUES. H' î. — 7. I. — 17

de 1870, la moyenne des recolles obtenues pendant les quinze années précédentes, et enfin la diminution que présente l'année 1870.

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