I. Après cette petite expédition plus politique que mili
T -taire, car il n'y eut pas un coup de fusil de tiré , les
.troupes restèrent momentanément dans leurs cantonne-
' ments, moins la colonne du général de Bar qui retourna
, i Cherchel. A quelques jours de là, le combat que le co-
[ ilonel Saint-Arnaud avait eu à soutenir en retournante
.Hiliana étant connu, ce général se porta de nouveau à
.l'ouest de Cbercbel. Il eut presque continuellement à
. combattre contre des groupes de Kbaïles poussés en avant
(par le bataillon régulier d'El-Barkani, et qui, à son re-
, tour, suivirent son arrière-garde jusqu'à quelques lieues
de Cherchel. Il y rentra moins convaincu probablement
de la pacification de la contrée qu'il ne l'avait été peu de
temps auparavant.
Pendant que les événements dont nous venons de rendre compte avaient lieu dans la province d'Alger et idans celle de Tillery, le général Gentil, ayant eu avis, à Jflostaganem, des mouvements d'Abd-el-Kadcr, partît de cette place, le 8 janvier, et alla prendre position sur la Mina, à Bel-Hassel. Il fil de là quelques courses sur les populations qui paraissaient vouloir se rallier à l'Emir, entre autres chez les Oulad-Sabeur; il élaii appuyé par Abd-Alla-el-Aribi, dont la fidélité fut inébranlable. Le 13 février, il se trouvait à Dar-ben-Arach, lorsqu'il apprit qu'Abd-el-Kader menaçait de nouveau Mazouna. Il résolut aussitôt de se porter au secours de cette ville; mais comme le Chélif, grossi par les pluies, était en ce moment inguéable pour l'infanterie, il ne prit avec lui