‹ Annales algériennesChapitre 22 sur 119 · LIVRE XXXV · texte numérisé non relu

LIVRE XXXV

tTrante; Une nombreuse population était entassée dans ce I fondouk. Sommes de se rendre, avec promesse de la vie k sauve, ces indigènes répondirent par des coups de fusil.

■ Il fallut donc avoir recours à la force, et le 52' de ligne I ^t lancé contre le fondouk. Il fut facile de monter sur L^es terrasses par le mur d'enceinte qui était très-bas; L ipais quand il fallut descendre dans l'iulérieur, nos soldats I {tésitèrent assez loDgteraps. Mais enfin, émus par les gé-

■ ^éreux reproches de leur colonel cl entraînés par l'exem- Lsie du capitaine Hardouin et du sergent Devin, qui se IjetÈrent les premiers au milieu de l'ennemi, ils se

■ l^écipitÈrent de tous côlés dans la cour du fondouk, oij Lfine mêlée affreuse s'engagea. Malheureusement nos sol- Mats, exaspérés par la résistance qu'ils rencontrèrent, I i}c surent pas se modérer, et grand nombre de femmes hpérireQt dans les pelites chambres du fondouk. Cette il|Lffaire, qui eut un douloureux retentissement en France, lÈt tomber entre nos mains 700 prisonniers et un butin L pOQsidérable,

Il ne s'était rien manifesté d'alarmant chez les Kbaî- [ les^de l'est, dans les premiers jours de l'insurreclion de I Uouest. Cependant, vers la fin de février, le gouverneur Lgénéral, informé que Ben-Satem les appelait aux armes, ■Drescrivit au duc d'Aumale de se porler de ce cûté. Le kpriace partit de Médéa, le 1" murs. Le 11, ayant été F£]oint chez les Beni-Djead par Omar-ben-Mahiddln et ses hpavaliers, il attaqua la tribu des Neziioua, qui s'était ^toujours montrée hostile, et fit sur elle un butin considérpable. N'ayant re^u des autres tribus de cette contrée Ltpie des assurances de soumission, il rentra à son quar- 1 lier général.

Ce qui venait de se passer dans la vallée du Chélif Qt

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prendre au général Bugeaud la détermination d'y établir, eotre Miliana et Mostaganem, uu camp permanent, pouvant devenir un jour une ville. II fit choix de la localité appelée par les Arabes El-Asnam, où les Romains ont eu un établissement dont on voit encore les ruines. Ce point, bien choisi sous tous les rapports, n'était qu'à 45 kilomètres de Tenez, et par conséquent de la mer. Le gouverneur général s'y porta par Miliana et y arriva le 26 avril. Il avait avec lui 6 bataillons, 500 cavaliers, un convoi de 120 voilures et de près de 400 mulets. Le 27, le général Gentil lui amena un second convoi de 70 voitures et de 1,800 mulets. Cet immense matériel était nécessaire pour l'établissemenl et l'approvisionnement du nouveau camp dont l'emplacement fut choisi le même jour et dont le commandcmunt fut confié au colonel Cavaignac. Les chefs du territoire et de la petite ville de Medjadja, voisine d'ËI-Asnam, se bâtèrent de faire leur soumission .

Le 28 avril, le général Bugeaud fil partir pour Miliana les voitures vides sous l'escorte de deux bataillons; le général Gentil reprit, avec les siennes, la route de Mostaganem : quant au gouverneur, il se porta sur Tenez, qu'il avait également résolu d'occuper. Le terrain est difficile entre El-Asnam et Tenez ; nos troupes durent, sur plusieurs points, mettre la main à la pioche pour s'ouvrir un passage. Du reste, à l'exception d'un petit combat de cavalerie contre Ben-Kliosbiii, nommé chef du Pabra par Abd-el-Kadcr, il n'y eut pas de résistance de la part des habitants. Le général Bugeaud arriva devant Tenez le 50 avril, et fit arrêter les troupes à une lieue de la ville, qui s'empressa de se mettre à sa discrétion. Ne voulant ni déposséder, ni oiême gêner les habitants,

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