‹ Annales algériennesChapitre 23 sur 119 · LIVRE SXXV, ba · texte numérisé non relu

LIVRE SXXV, ba

il choisit pour son établissement un emplacement commode et vacant qui dominait tout à la fois et la plage et la ville. Du 1" au 7 mai, les troupes furent occupées aux divers travaux d'installation. Le 9, le général Bugeaud reprit la route d'El-Asnam avec sa colonne, moins ce qui en fut distrait pour la garnison de Tenez, dont le comthaandement fut confié au commandant de Voue, du 13' "3e ligne. Les Rbaïles les plus voisina de la ville avaient ^t leur soumission et mCme fourni des bêles de somme pour nos convois ; mais, pour que les communications fussent assurées enire les deux nouveaux clablissements, *il fallait obtenir celle des tribus qui pouvaient avoir action \>tar la route. La plus dangereuse de ces dernières était 1 'celle des Sbiah. Elle se mit en fuite à notre approche, l'Siiisi que quelques autres peuplades hostiles; mais le Vgouvemeur mit à sa poursuite sa cavalerie, qui lui tua [•«quelques hommes et fit sur elle un butin considérable. " 1 ramena aussi près de 2,000 prisonniers de tout sexe [^iBt de tout Age, qui furent rendus peu de temps après, lorsque les Sbiah et leurs voisins eurent fait leur souî'inisiiion, ou plutôt qu'ils l'eurent renouvelée, car i blés avons déjà vus une fois aux pieds du vainqueur. Les oupes furent ensuite occupées aux travaux de la route, htre Et-Asnam et Tenez, Leur infatigable général alla isser quelques jours à Alger pour y expédier quelques affaires administratives. Le 23 mai, il était de retour à Tenez et se remit aussitôt en campagne. Avant de 1 suivre dans cette seconde série d'opérations, il est à propos de jeter les yeux sur les autres parties du tbé&tre de la guerre.

Les garnisons de Cherche) et de Miliana firent, dans les mois d'avril et de mai , quelques sorties insignifiantes.

■^ ANNALBS ALGÉRIENNES.

El-Barkani tenait toujours le pays d'où l'on croyait l'avoff expulsé dès le mois de février. Le général Changarnier, agissant d'après les ordres du gouverneur général, alla établir un camp permanent à Teniet-el-Had. Cette positUiD est la clef des vallées par lesquelles on peut déboucher de l'ouest sur le Chelif moyen, en suivant la corde du grand arc de cercle que décrit celte rivière au-dessus do Uiliana. Il y laissa le colonel Rorte, et se porta ensuite vers rOued-Fodda où il eut quelques engagements heureux avec les troupes de Ben-Allal. Ayant ensuite refoulé une masse considérable de Kbaties sur le grand pic de rOuenseris, il les y bloqua jusqu'à ce que la faim el la soif les contraignissent de se rendre à discrétion, ce qui eut lieu le 19 mai. Près de 2,000 de ces montagnards défilèrent devant lui et mirent bas les armes. Le général, ne voulant pas s'embarrasser de cette masse de prisonniers qu'il aurait fallu nourrir, les renvoya chez eux.

Le 6 avril, le général Lamoricière sortit de Mascara dans le but de former un camp permanent à la position de Tiaret, vers la haute Mina. 11 se livrait à des travaux de route, entre Sidi-AIi-ben-Omar et le camp projeté, lorsqu'il apprit, par une lettre du colonel Géry qu'il avait laissé à Mascara pour y commander en son absence, que l'Émir venait de faire invasion dans la plaine d'Eghrès. Abd-el-Kader, en etfet, ayant quille les Deni-Ouragh, s'était porté sur le sud-ouest, avait rallié b. lui quelques tribus de l'Yacoubia, s'était ensuite dirigé chez les Djaffra qui n'étaient pas restés sourds à sa voix, et, enfin, était , entré dans la plaine d'Eghrès sous Mascara môme. Il y avait eu un petit engagement avec le 36° de ligne, pendant lequel presque tous les llachem avaient passé de son côté, ces llachem après lesquels on avait tant couru.

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