LH-RE XXXV
Touest de Cherchcl el la moias disposée k reconnaître l'aulorilé de notre agha El-Gobrini. Il avait envoyé aU préalablG, aux commandanis supérieurs de Miliana et de Chercliel, l'ordre de se rendre avec leurs troupes disponibles dans celle même contrée, d'où la réunion de toutes ces forces contraignit enfin El-Barkaui à s'éloigner. Ce vieux lieutenant de l'Émir alla rejoindre Embarek au sud de rOuenscris. Cette affaire terminée, le gouverneur général revint h Orléansville. Il soumit toutes les tribus des environs de ce poste, et marcha ensuite sur les Beni-Ourngh.
Le 10 juin, lo gouverneur général arriva sur le Khamîs des Beni-Ouragh, où il avait donné rendez-vous au général Lamoricière et au général Bourjoly, qui venait de remplacer M, Gentil à Mostaganem. Le premier de ces deilx officiers généraux se trouva seul au rendez-vous assigné; une nouvelle apparition d'Abd-el-Kadcr, dont nous allons parler à l'instant, avait retenu le second. Le gouverneur général ayant parlagé entre lui et M. de Boorjoly les forces dont il pouvait disposer dans ces contrées, et ayant Établi au Kliamisun poste permanent et un dépôt de munitions de guerre et de bouche, pénétra sur le difficile terrain des Beni-Ouragh en deux colonnes. A l'excepiinn de deux petils combats, le 15 et le 18 juin, nos troupes ne rencontrèrent tie la résistance nulle part. Le gouverneur général avait aveu lui deux hommes Irès-influentsdupays, Sid-Ahmed-Chérif, marabout trèïvénéré, et Mohanimed-bel-Hadj, qui avait élé délivré de sa captivité par le brillant coup do main du duc d'Auroale, le 16 mai, le jour même où, d'après les ordres de l'Émir, il devait, dit-on, être mis à mort. Par lo moyen de ces deux hommes, le gouverneur général parvint à
réunir, le 19, sur l'Oued-Teleta, tous les nolables des Beni-Ourag, à l'exception des Aadjecia, une des fractions de celte importante tribu, qui en compte huit ; là, une soumission régulière fut discutée par les Beni-Ouragh, offerte par eux et acceptée par le gouverueur général. Sid-Ahmed fut déclaré khalifa pour la France de cette partie de l'Algérie, et eut pour agha le brave et recommandable Mohammcd-bel-Hadj,
Le 20 juin, M. de Bourjoly se sépara du gouverneur général pour protéger l'arrivée d'un convoi au camp de Kbamis, el marcha ensuite contre les Flita. Le gouverneur général se porta de sa personne vers les peutes sud des montagnes, sur le territoire des Kreich; il fit là un butin considérable sur des tribus et des fractions de tribu qui fuyaient devant le général Lamoricière. Cet officier général, qui se trouvait peu éloigné de ce point, eut, le 28 juin, une entrevue avec le gouverneur général ; il lui