‹ Annales algériennesChapitre 59 sur 119 · LIVRE XXXIX · texte numérisé non relu

LIVRE XXXIX

e déclarer, vint attaquer le camp des gorges en avant l'de Tenez sur la route d'OriéansvilIe, Le départ des troupes %ûa commandant Caurobert l'ayant laissé presque sans ^rnisoD, il y pénétra sans peine, les quelques soldats raui le gardaient n'ayant pu faire autre cbose que de se renfermer dans un blockaus. Les Kbaïlcs saccagèrent e camp malgré le feu du bloukauii, el eurent In froide Wrbarie d'égorger la fille d'un cantinier, pauvre enfant e qu'ils y trouvèrent. Ils revinrent le lendemain ■eo plus grand nombre, espérant s'emparer cette fois du blockaus, mais ils furent repoussés par quelques canines d'hommes venus de Tenez. Ils se portèrent alors fixera Orléansville et attaquèrent un convoi qui, sous l'es* Sorte de 400 hommes, était parti de Tenez pour cette ;alité. Ils ne parvinrent pas à l'enlever ; mais ce ne [lit qu'avec beaucoup de peine, el après avoir perdu une irtie de son escorte, que ce convoi parvint à sa desti-

li Cependant, le colonel de Saint-Arnaud ayant eu conijaissance des événements que nous venons de raconter, ie porta en toute bâte sur Tenez- Les Kbaïles qui blo- Ipaient presque celte place, s'éloignèrent à son approfte. Il se mit à leur poursuite et pénétra sur le terriire des Beni-Hidja qu'il réduisit à venir bumblemenl Bemander la paix ; il ne la leur accorda qu'après avoir Jicré le désarmement de cette tribu, . Dans le même temps, Bou-Maza qui, après son échec jCAïn-Meran n'avait pas cru devoir rentrer dansleDahra e sa personne, prêchait la révolte aux tribus du Chélif. e succès qu'obtint sa fanatique éloquence fut complet. A iR voix l'insurrection devint presque générale dans cette îanlrée, et, le 28 avril, il eut l'audace de venir attaquer

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OriéatisvUlê où il sUpposnil que le colonel de Saint-Arnaud n'avait laissé que fort peu delmupps. Il ea était ainsi en eiTet; mais le gouverneur générni qui, au premier bruit de l'insurreclio», s'était mis en campagne, Venait d'y envoyer de Miiiana, où il élail alors, un balaillon du 64' de ligne. BoU-Maza repoussé se relira encore honteusement. Mais l'ébranlement était donné; tout le pays était en révolte, et quoi que pussent penset désormais les Arabes du Maître de l'heure et de la vanité de ses prédiclions, ils devaient subir les conséquences de cette levée de boucliers.

M. le maréciial Bugeaud ne tarda pas à paraître en personne sur le théâtre des hostilités. Le 9 mai, il arriva doriB rOuenseria, dout toutes les tribus avaient pris les armes. Pendant iln mois, aidé des généraux Bourjolly et Reveu, il harcela ces tribus et toutes celles de la valléfl du Chéllf qui ne se hdtêretit pas de rentrer dans le devoir. ^ Il leur livra quelques petits combats, dont le plus sérieux eut lieu le SO mal chez les DeFelten, fraction des Béni- Ouragh, et les ayant forcés à venir implorer sa clémence, il ne les reçut en grâce qu'après que chacune d'elles lui eut livré un nombre déterminé de fusils. Le colonel de Saint-Arnaud continuait à opérer dans le Dahra où il dispersa, le SI mai, une grande réunion de Khaïles, sur l'Oued -Sidi-bcl-Abed. Le colonel Ladmirault, avec une partie des troupes de Cherchcl, manœuvrait à l'est de cette ville et empêchait l'insurrection de gagner les Beâi- Menasscr, aidé par Gobrini, agho de Zalima, qui Be réunit à lui avec un contingent de SOO hommes.

Cependant Bou Maza, Iraqué dans la vallée du Chélif, était retourné avec quelques partisans chez les Beni- YôUbte qui avaient été son point de départ deux Moi«

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