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anparavant. Il y trouva son actif adversaire,lecolonel de Saint-Arnaud, qui le battit encore et le força h vider les lieux. Le malbeureox Mailre de l'heure, voyant enfin que des divagatioDs fanatiques sont de pauvres armes contre la réalité toute matérielle de bons bataillons, résolut de Bc retirer dans l'Ouenscris. Mais, en traversant le territoire des Boni-Zcrouel, il fut attaqué par notre kalifa El- Aribi, qui lui tua la plus grande partie de son monde. Poursuivi ensuite par l'aglia des Scndjas qui nous était resté Sdèle, et ayant été sur le point d'élrc pris par lui chei les Beni-Tigrin, il arriva presque seul à sa destination. Pendant quelque temps on ne sut chez les Français ce qu'il était devenu.
Ainsi se termina la première phase de l'insurreclioD dont Bou-Maza fut la cause déterminante. Le gouverneur générai voyant l'insurrection partout comprimée, rentrai Alger, laissant au colonel Pélissier, son chef d'état-major, une partie des troupes qu'il avait amenées avec mission de compléter, conjointement avec MM. Reveu et de Saint-Arnaud, le désarmement des tribus qui avaient pris part à la révolte. Les indigènes, découragés et abattus, se prêtaient à cette mesure; mais, arrivé chez les Oulad-Riah, le colonel A. Pélissier trouva ces montagnards moins résignés que leurs voisins au désarmemeol qu'ils crurent pouvoir éviter en se retirant dans dei grottes qu'ils regardaient comme inexpugnables. Le colonel les ayant fait sommer de se rendre, on répondit par des coups de fusil à ses parlementaires dont nn fut tué. Obligé de recourir à la force, il reconnut bientôt qu'à cause de l'étroitesse de l'entrée des grottes, tous les hommes qu'il y enverrait seraient tués successivement avant d'avoir pu y pénétrer ea assez grand nombre pour
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s'en rendre maîires. Il eut alors recours à un moyen extrême, employé l'année précédente par le colonel Cavaignac, dans une semblable occurrence : il fil mettre le feu à l'entrée des grolles, non sans avoir laissé aui iusiirgés, par la lenteur de ses préparatifs, le temps de se rendre, et leur avoir fait connaître, par la nature de ces mêmes préparatifs, les conséquences terribles de leur obstination. Il espérait, quand il ordonna de mettre le feu, que la fumée parviendrait à les déloger sans les faire périr ; mais les flammes ayant atteint les bagages que les révoltés avaient déposés près de l'ouverture, l'incendie se propagea dans l'intérieur avec une horrible activité, de sorte qu'ils furent presque tous étouffés, les plus énergiques d'entre eux, résolus à mourir plutôt que de se rendre, s'étant opposés à main armée aux efforts que ceux qui tenaient encore à la vie faisaient pour sortir de cette fournaise. Lorsque le feu s'éteignit et qu'on put entrer dans les grottes, on y trouva 500 cadavres d'bommes, de femmes et d'enfants; une centaine d'individus, plus ou moins maltraités, respiraient encore. Le colonel les fit entourer de soins, et grand nombre d'entre eux furent rendus à la vie. Ce Irès-regretlablc événement retentit péniblement dans toute la France et même dans toute l'Europe. Mais après tout ce n'était qu'un fait de guerre, et la guerre est un fléau dont rbumanité a toujours plus ou moins à gémir. Nous pensons cependant que M. A. Pélissicr, au lieu de suivre l'exemple qui lui avait été donné au\ grnlles de Sbiali, aurait mieux fait de prendre ces gens-là par famine, en les bloquant comme avait fait le général Gbangarnier au pic de l'Ouenseris. Si ce moyen ne pouvait être tenté à cause du peu de temps que le colonel avait £i donner au siège des grottes.