‹ Annales algériennesChapitre 79 sur 119 · LIVRE XLI · texte numérisé non relu

LIVRE XLI

AaalyBcet eiamen de divers actes adcninislralir^. — Modifinlions au régime finaud er. — Création d'une dirtclion générale des affaires civiles. —Dissentiment dj gouverneur général et du minislère i ce sujet.— Travaux publics.— Bàtlmenls civils.— A dminis- IratioD des indigËoes.

Nous avons conduit la parUe civile de l'administratici de M. le général Bugeaud jusqu'à la lin de 184ô, dans le livre XXXVI de cet ouvrage. Nous allons compléter dans celui-ci et dans le suivant ce qu'il y a à eu dire. Mais il est bon de faire observer d'abord qae l'omnipotence de ce gouverneur général diminua sensiblement dans les dernières années de son commandement. Sa puissance d'initiative s'aB'aiblissait à mesure qu'il grandissait en dignités et en titres ; de sorte que plusieurs mesures prises, de 1844 à 1847, le furent en dehors de lui, et quelquefois malgré lui. En un mot, la volonté de M. le lieutenant-général Bugeaud avait eu plus de poids dans la balance des destinées de l'Algérie que n'en eut depuis celle de M. le maréchal duc d'Isly. Cela posé, entrons dans les délaits, en traitant d'abord de ceux qui ■ se rapportent à la période antérieure à l'ordonnance au 15 avril 184S, laquelle donna une nouvelle organisation à l'administration géuérale de la colonie.

Le 6 mai 1844, un arrêté ministériel régularisa l'in ■ stitution des courtiers de commerce.

Un autre arrêté ministériel du 8 juiu de la même aii-

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née organisa le service des télégraphes. Déjà depuis longtemps le génie militaire avait établi plusieurs lignes télégraphiques qui suffisaient aux besoins du moment; mais on voulut avoir un personnel spécial pour cet objet.

Une ordonnance du 14 juillet suivant établit qu'à Faveûir les membres du corps enseignant en Algérie se raient nommés par le ministre de rinstrdctiod publique.

Par arrêté ministériel du i octobre de la même année des chambres de commerce furent établies à Oran et à Philippeville.

Le f du même mois^le rdl avait signé tinê ordonnance sur la constitutiofl de la propriété en Algérie, Texpropriation pour cause d'utilité publique et autres matières analogues. Il en sera amplement parlé, ainsi que d'une autre ordonnance demêtne nature du 21 juillet 1846, lorsque nous traiterons de là colonisation dahs le livre suivant. Nous renvoyons à ce même livre la mention des actes administratifs relatif^ à la crédtiûâ de divers centres de population fondés depuis 1845.

Nous tiégligeons quelques actes sans importance afférents à la marche journalière de l'administration de l*intérieur, et nous passerons à ceux qui concernent l'administration des finances.

Le 15 janvier 1844, un arrêté du gouverneur général autorise l'admission par les frontières de terre des objets de consommation et de construction. C'est cet arrêté, rendu sur la proposition du directeur dès finances, qui chargea les chefs arabes des frontières du soin de faire observer, pour le reste, les prohibitions de l'ordonnance du 16 décembre, mesure déraisonnable et dangereuse, dont il a été parlé dans le livre XXXVl.

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