DIVERS USAGES DE LA CIRE AU MOYEN AGE
Personnages en cire. — M. le comte de Laborde s'exprime ainsi à l'article cire ouvrée (« Notice des émaux », Gloss., p. 215) : « De tous temps, les orfèvres sculpteurs modelaient en cire leurs ébauches. Dès l'antiquité, à l'époque même où l'art avait toute la naïveté de l'imitation complète, on coula des statues en cire qui recevaient, dans leur fraîcheur, tout le velouté des couleurs naturelles. Au moyen âge, la direction des idées reprit le même cours, et les ex-voto, ainsi que les effigies du mort, donnèrent un aliment continu à ces trompe-l'œil si goûtés » .
Parmi les ex-voto, on remarquait certains contrepoix, qui, presque toujours, étaient des effigies de la grandeur et du même poids que les malades, au nom desquels on les avait offerts. Ainsi, en li32, les échevins de Lille accordent xii* à Jehenne de Kantières, « poure gentilz femme » , d'ailleurs recommandée par le duc de Bourgogne, « pour et en avancement de contrepoix et offrande d'un sien filz, malade de la maladie monseigneur saint Cor-
4. M. H. Parker pense que par « entablement » on pourrait entendre le a soubassement », qui est ordinairement orné de riches arcatures. J'inclinerais à y voir toutes les parties horizontales du monument, les corniches, les frises, les cordons d'assises, les entablements proprement dits. Le pilier est le support vertical et l'entablement est l'appui horizontal ; tous deux, au Westminster d'Edouard le Confesseur, étaient d'une grande richesse, inférieure cependant, comme on le conçoit, au luxe des bases et des chapiteaux.