Analecta », t. in, col
tatione conceduntur, minime requiraturtabularum erectio, sed crucium, proindeque si ob vetustatis causam ipsae tabulae removentur pro ipsarum stationum contemplatione, ac in earum locum etiam absque pontificia facultate novae tabulae substituantur , indulgentiarum concessio 'persévérât, imo etsi tnices ipsae, quae necessario requiruntur, ob eamdem rationem , vetustate scilicet labentes, renovari debeant, dummodo de ipsis non sit major pars, nec nova erectione indigetur, nec indulgentiarum beneficium amittitur^. »
7* Quoique l'indulgence n'ait été appliquée qu'aux croix, la pensée, je dis' plus, la volonté expresse de l'Église est que toute personne qui pratique le pieux exercice de la a Via Crucis » médite, pendant un espace de temps déterminé, sur les quatorze stations qui composent la voie douloureuse. D'oii il suit rigoureusement que si des tableaux sont proposés pour aider les fidèles dans la méditation de la Passion de Notre-Seigneur, ces tableaux ne doivent pas avoir d'autre motif que la représentation exacte de l'objet même de la méditation. D'oii suit encore, que, sous peine de poser un obstacle réel et insurmontable à l'acquisition des indulgences et d'exposer les fidèles à des erreurs graves, un thème quelconque d'iconographie , étranger aux quatorze stations reçues, eût-il pour objet direct et unique une scène de la Passion, comme la Flagellation, ne peut être subrogé à aucune des stations.
a An indulgentiae concessae visitantibus Viae Crucis stationes datae sint ob Christi Domini passionis meditationem contemplandam in génère , an vero taxative pro meditatione illarum stationum quatuordecim quae a fidelibus generaliter cognoscuntur ?
« Ad 1 : Négative.
« Ad 2 : AQirmative.
« An possint illis jam cognitis aliae stationes subrogari ?
« Négative*. »
Or, d'après la Sacrée Congrégation des Indulgences, les stations que, sous aucun prétexte, il n'est licite de modifier sont celles-ci :
a l'* station. — Jésus est condamné à mort.
a 2* stat. — Jésus est chargé de la croix.
« 3* stat. — Jésus tombe sous la croix pour la première fois.
a k* stat. — Jésus rencontre sa très-sainte Mère.
c( 5* stat. — Le Cyrénéen aide Jésus à porter sa croix.
« 6* stat. — Véronique essuie la face de Jésus.
4. t Decr. S. G. Ind. in Gameracen. », 43 nov. 4837. Ap. a Analecta, col. 773.
5. t S. G. Ind. in una Montia-Begalis », 16feb. 1839. Ap. « Actes de Téglisede Luçon», t. i, p. 490-t.
« T stat. — Jésus tombe pour la seconde fois.
« 8' stat. — Jésus console les femmes de Jérusalem.
(( 9* stat. — Jésus tombe sous la croix pour la troisième fois.
tt 10* stat. — Jésus est dépouillé de ses vêtements et abreuvé de fiel.
«Il* stat. — Jésus est attaché à la croix.
« 12' stat. — Jésus meurt en croix.
(c 13* stat. — Jésus est déposé de la croix dans le sein de sa Mère.
« 14* stat. — Jésus est mis dans le sépulcre *. »
8" La distance qui doit séparer une station de la station suivante n'est pas déterminée. Cependant elle doit être suffisante pour nécessiter une marche, ne fût-elle que d'un pas, car il serait assez singulier que l'on pût, sans remuer de place, faire ce que tout le monde appelle le Chemin de la Croix, et se contenter de s'unir mentalement à un exercice où, aux termes mêmes du langage, le corps est appelé à prendre part.
« S. Congregatio, Indulgentiis sacrisque Reliquiis prœposita, declaravit inter stationes Viae Crucis non requiri distantiam aequalem Viae Crucis Hierosolymitande nec determinatam^.
(( Utrum Christi fidèles, in magno populi concursu, maxime cum ecclesia repleta et compressa sit devotis, possint sine corporis motu de loco in locum indulgentias Viœ Crucis lucrari ?
(( Négative. Singula enim summorum Pontificum décréta affirmant, inter alias conditiones pro acquirendis stalionum Vise Crucis indulgentiis^ necessario requiri aliquem corporis motum, ut clarius declaratum est ab hac sacra Congregatione, die 30 septembris 1837 : « Che si passi da una stazione air altra c( per quanto permette o la multitudine délie persone che la visitano o la ris- « trettezza del luogo dove sono erette*. »
En effet, à Rome, lorsque le Chemin de la Croix se fait publiquement dans une église, les fidèles se mettent en marche à la suite de l'officiant et s'arrêtent avec lui devant chaque station. En France, on se persuade qu'il suffît de suivre de sa place la marche exécutée par le seul clergé. Les décrets précédents montrent si en cela, comme en tant d'autres choses, nous sommes dans le vrai.
9* Le privilège de bénir et ériger les chemins de Croix appartient en propre aux Frères Mineurs de l'observance et, par extension, aux Capucins, qui sont une ramification de l'ordre Franciscain. Or ce privilège s'étend à tous les lieux,