CALICE ALLEMAND DU XII« SIECLE
HAUTIUR TOTALE, S4 CERT. — LÂRGEDil DB LA GOUPI, SI CENT.
Au XVI* siècle, au contraire, le calice est étroit à a coupe, assez étroit au pied, long de tige, haut et plat au nœud. L'un des plus remarquables, si ce n'est même le plus beau qui existe de ce genre, est aujourd'hui dans le trésor de la cathédrale de Milan. Il a de hauteur totale 35 centimètres; la coupe est haute de 13 centimètres et ouverte de 12. Au moyen âge, la coupe a presque l'ouverture de la largeur du pied : 21 centimètres à la coupe pour 24 au pied dans le calice allemand. Ici, la coupe n'a guère plus que la moitié du pied. Cette hauteur de 35 centimètres est démesurée; pour un calice qui ne sert qu'à l'officiant et qui date d'une époque où la communion ne se donne plus aux fidèles sous l'espèce du vin, c'est d'une exagération ridicule. L'iconographie n'y a presque plus de signification. Au pied. Vierge tenant Jésus, saint François d'Assises, saint Jean-Baptiste; tous trois à mi-corps et dans les nuages. Au nœud, saint Pierre, saint Paul, sainte Catherine, sainte Claire, saint Bonaventure, saint Bernardin ; tous six eix pied. A la coupe, à mi-corps, Christ de pitié, saint Antoine de Padoue , saint Ambroise. Çà et
4. « Schedula diversarum arlium », traduit par M; le comte Charles de TEscalofibr, lib. ni, cap. XXVI, xxvii et xxx.
là, des têtes et des corps d'anges en contre-forts, en arabesques, cravatés dé gousses de fruits, tenant par les dents des guirlandes et des paquets de fruits et de fleurs. Pourquoi les saints du pied ne sont-ils pas au Tiœud ou à la coupe ; pourquoi ceux du nœud ne sont-ils pas à la coupe ou au pied ; pourquoi ceux de la coupe ne sont-ils pas en bas, au pied, ou au nœud du milieu? Aucune raison, si ce n'est la fantaisie. Mais, du moins, la fantaisie est charmante et vraiment pleine d'art.