‹ Annales archéologiques (volume 3)Chapitre 138 sur 240 · CIBOIRE A PIED DE CALICE. — XII* SIECLE · texte numérisé non relu

CIBOIRE A PIED DE CALICE. — XII* SIECLE

A LA CATBÉDRALB DB SAINT-OHER. — HAUTBDR TOTALB, S3 CENT.

Quant aux ciboires en forme de coupe , ils sont extrêmement rares. Je n'en connais que trois exemples : l'un est au Musée du Louvre et, dit-on, provient de Montmajour, près d'Arles; l'autre est dans le trésor de la cathédrale de Sens; le troisième appartient à la cathédrale de Munster, en Westphalie, où il sert aujourd'hui de reliquaire.

Le ciboire du Louvre est certainement le plus riche et le plus beau vase du xir siècle qui existe ^ ; l'émail et les pierres précieuses concourent à rehausser les ornements ciselés et les têtes en relief qui en couvrent les deux hémisphères. Les seize personnages humains, prophètes et apôtres, mêlés aux trentesix anges qui tapissent la coupe, le couvercle et le bouton, semblent bien ,

i. Dans son « Trésor de Tari ancien en Belgique », M. Arnaud Schaepkens a décrit et gravé ce vase, page 21 , planche xxv.

S. Il faisait partie de la précieuse collection que M. Révoil, peintre, a cédée au Louvre en 4828. II a été décrit par M. A. Darcel et gravé par M. L. Gaucherel dans le volume xiv, pages 4-44, des « Annales Archéologiques »,

comme dans la pyxide aux anges, exprimer que l'homme, depuis Tincarnation, s'est transformé en un être céleste, et que le .pain angélique déposé dans cette coupe , dans ce tabernacle , est devenu la nourriture de l'humanité et surtout de l'humanité malheureuse :

Panis angelicus 6t panis hominum.

Dat panis celicus O^uris terminum.

res mirabilis I manducat Domihum Pauper, servus et humilis *.

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