‹ Annales archéologiques (volume 3)Chapitre 159 sur 240 · APPARTIENT A H. LE COMTE CUARLES DE L'ESC A LO PI E R · texte numérisé non relu

APPARTIENT A H. LE COMTE CUARLES DE L'ESC A LO PI E R

Espérons qu'en France aussi les riches prendront goût à ce luxe inaltérable, et que les autres pourront au moins se permettre les dalles ciselées au trait. Quand le paganisme sera vaincu pour la dernière fois en France, au lieu de ces bustes en bronze ou en marbre qui coûtent si cher et qui sont ordinairement si laids, au lieu de ces inscriptions qui n'en finissent pas et qui sont

passablement ridicules, on reviendra certainement aux dalles qui gardent l'effigie du défunt et qui provoquent la prière pour les pauvres parents ou amis des décédés :

« Pour que la mémoire des morts subsiste, des tombes s'élèvent sur la terre et portent leur image telle qu'elle fut jadis. D'où maintes fois on pleure sous l'amertume du souvenir qui ne tourmente que les âmes pieuses*, m

Nous ferons tous nos efforts pour qu'on revienne à ces pieux et simples* usages, et bientôt nous pourrons montrer une de ces dalles de cuivre dans nos ateliers.

Si Ton ne veut pas figurer le mort, on peut le mettre sous la protection du Sauveur ressuscité, de Jésus triomphant et entouré des attributs de ses évangélistes, à peu près comme on le voit sur la petite plaque précédente, n*" 14i.

Pour un enfant qu'on a perdu, un motif analogue à celui de la marqueterie des stalles du palais municipal, à Sienne, ne serait pas dépourvu de grâce. L^enfant, qui est ici le Sauveur environné de lumière, monte au ciel les pieds sur les ailes d'un ange, et il est accompagné de deux autres anges qui l'admi-' rentetqui l'enveloppent pour ainsi dire de leurs doubles ailes.

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