BUSTE DE SAINT-THëOFRëDE. — XlT SIECLE
DANS l'Église du monastier, hacte-loire. — haut., 61 cent.
Loire), martyrisé par les Sarrazins vers l'an 732. « C'est un reliquaire en chêne, revêtu de plaques d'argent, qui mesure 61 centimètres de hauteur. Le socle, dont la hauteur est de 45 millimètres, est garni de feuilles de cuivre que décore supérieurement une bande ou bordure d'argent. Toutes les lames sont liées ensemble, par superposition de leurs bords, au moyen de petits clous en argent. Enfin, à la face inférieure du socle, une porte en cuivre ferme l'entrée d'un réduit consacré aux reliques * ».
lecture », volume ii, planches lxv et lxvi. A la frise, qui sépare du toit la partie droite de l'octogone, on lit :
-f- Rex • pivs • Oswaldvs • sese • dédit • et • sva • Chrislo . Lictoriqve • capst • qvod • in . avro • condilvr • isto •
Les sept autres rois qui accompagnent Oswald sont : saint Edouard, saint Elfrède, saint Edelwald, saint Canut, saint Edelbert, saint Edmond et saint' Sigismond.
\. Auguste Atmard et Hippolyte Malegue, a Album photographique d'archéologie religieuse », page 7, planche i. — Ce buste n'est pas sans analogie, comme époque et comme facture de construction, avec celui de saint Candide, soldat martyr, qui est conservé dans le trésor de Saint-Maurice en Valais. Voir r« Histoire de l'architecture sacrée en Suisse », par Blavignac, architecte, Paris, 1853, pages 461-165, planches xvm-xix.
28 ANiNALES ARCHÉOLOGIQUES
Il est rare de voir des reliquaires dont le buste soit aussi prolongé que celui de saint Théofrède; ordinairement, on ne montre que la tête, le cou- et le haut des épaules, comme au reliquaire de sainte Madeleine, n° 17, et comme à celui du n* 18. Cette particularité nous conduit tout naturellement à la statue ou statuette en pied comme celle qui suit , et que les lecteurs des « Annales Archéologiques » connaissent parfaitement, grâce à la description de M. l'abbé Texier et à la gravure sur métal de M. Léon Gaucherel *. C'est assurément l'une des œuvres les plus élégantes de la fonte, de la ciselure, de la gravure, de l'émaillerie et de la joaillerie du xiii* siècle. Toute la métallurgie du moyen âge est là, et merveilleusement représentée. On me reproche souvent d'aimer le moyen âge aux dépens de la renaissance et même de l'antiquité; l'accusation est fondée, mais aussi, c'est que l'antiquité et la renaissance ne valent pas le moyen âge. Je défie les admirateurs de l'art païen de me montrer une œuvre d'un travail analogue à cette statuette de saint Etienne de Muret, et qui lui soit égale ou même comparable.