STATUETTE DE SAINT ETIENNE DE MURET. — XIII* SIÈCLE
PROVIENT DE CRAKDIiONT, EST DAK9 L'iCLISB DBS BILLAMGBS , HAUTE- VIEMKE. — BADT, '40 CENT.
Du reste, il faut le dire, cette petite gravure sur bois est un rare chefd'œuvre. Le dessin, porté sur bois par M. Gaucherel, qui aime beaucoup ce reliquaire, a été gravé par M. Mouard avec une exactitude, une finesse, une entente de l'eflet qu'on croirait ne pouvoir trouver que dans la gravure sur acier 2. — Encore un reliquaire comme on n'en fait pas assez. Qui nous
i. « Annales Archéologiques », volume xiii, pages 323-326.
2. M. Léon Gaucherel a dessiné, et M. Eugène Mouard a gravé les bois du présent catalogue. M. Charles Sauvageot a bien voulu me donner le dessin de la châsse byzantine, n* 5; mon neveu, Edouard Didron, m'a remis une dizaine de dessins, notamment celui de la châsse de sainte Ma-
délivrera donc de Torfévrerie et du bronze trabadours, pour nous donner le métal modelé, fondu et gravé comme on le faisait au moyen âge? Nous y pousserons de notre mieux, car, en ce moment, nous faisons reproduire servilement la statuette de Saint-Étienhe de Muret, qui, piédestal compris, a liO centimètres de haut.
Dans l'impossibilité oii nous sommes de reproduire toutes les variétés des reliquaires qui s'appliquent aux différentes parties du corps humain, nous allons montrer seulement un pied, un bras et une côte.
Le pied est au Musée de Cluny ; c'est celui d'un saint abbé d'Italie dont le nom est gravé, en caractères du xiii'-xiv" siècle, au-dessus de la cheville, à la naissance du cou-de-pied :