A SAINT-GÉRÉON DE COLOGNE. — GRANDEUR DE NATURK
Ce bras, l'un des plus riches que nous connaissions, est historié de figures à la manche, figures relatives à l'histoire du saint dont c'est la relique. A mibras, une ouverture carrée, fermée par une petite porte en quatre feuilles, assujettie par une goupille, permet aux fidèles les plus dévots, au jour de la fête du saint, de voir, de toucher, de baiser ce bras en chair et en os. Un autre bras de métal, également dans Saint-Géréon, porte à l'intérieur de l'index une petite ouverture par laquelle on aperçoit constamment la relique. Il est probable qu'au lieu du bras entier, c'est la main seulement et peut-être même l'index qui est renfermé dans le bras. J'appelle l'attention sur la petite porte en quatre feuilles qui ferme le trou percé dans le bras dont nous donnons la gravure. On trouve fort souvent, chez les marchands d'antiquités ou
autour et plus bas, une petite lame d'argent où est écrit : sancti stephani confessoris; le bras et la main de la hauteur d'un pied et demi. »
Un peu plus loin, colonne 846, sont inventoriés et décrits de même le bras de saint Félicien et le bras de saint Apollinaire, tous deux évêques et martyrs. Dans chacun de ces bras est pratiquée une ouverture défendue par une petite porte grillée ou de verre, à travers laquelle on voit l'os des saints martyrs.
1 . Le docteur Krâlz, dans « Der Dom zu Hildesheim », en a publié deux, planche x, qui appartiennent à Hildesheim. Les deux grands bras de Charlemagne sont célèbres à Aix-la-Chapelle. A MUnster, en Westphalie, sur l'un des trois bras du xiii* siècle, qui enrichissent le trésor du maltre-autel; on lit en argent niellé : brachivm felicitatis matris septem fratrvm. A Saint- Maurice en Valais, on conserve précieusement le bras de saint Bernard de Menlhon.
2. M. l'abbé Bock Ta décrit et dessiné dans sa « Cologne sainte » (Das heilige Koëln »), livraison r% planche 2.
dans les collections particulières , des plaques ainsi faites et entièrement isolées. Dernièrement, les « Annales Archéologiques * » en ont publié une de ce genre. On y a vu une espèce de reliquaire, ou bien un pectoral, une agrafe de chape; c'est peut-être tout simplement le- volet qui fermait le trou percé dans un reliquaire ayant la forme d'un bras ou une forme quelconque.
Une côte , en voici une et des plus illustres : elle vient de saint Pierre, comme le déclarent l'authentique et une inscription gravée, et elle appartient au couvent des Bénédictines françaises établies à Namur.