‹ Annales archéologiques (volume 3)Chapitre 23 sur 240 · COTE DE SAINT PIERRE, DANS UN RELIQUAIRE DU XIII" SIECLE · texte numérisé non relu

COTE DE SAINT PIERRE, DANS UN RELIQUAIRE DU XIII" SIECLE

PBOVIERT DE L'aBBATE D'OIGNIES. — Al'JOORD'iiUI BANS LE COUTENT DES DAMES BÉNÉDICTIXES DE IfAMCR.

Je ne suis pas bien sûr que les petites bêtes qui portent le pied, ni le cyUndre flanqué de tourelles qui s'élève du milieu de la côte, datent de l'époque du pied et de cette côte; je les regarderais comme une addition désagréable faite h un reliquaire plein de goût. Mais, quant au pied, à la tige, au nœud, aux rinceaux qui portent la côte, quant à la côte même, c'est de la plus rare délicatesse. Nous possédons un estampage des arabesques en filigranes et en bosse dont la côte est historiée, et rien n'est plus habilement ouvragé ; je défie bien un orfèvre d'aujourd'hui, n'importe lequel et de n'importe quel pays, d'en faire autant'^. Cette côte de saint Pierre a donc été singulièrement glorifiée par l'art ; mais, il faut le dire, celle de l'empereur Henri II d'Allemagne (saint Henri) Vu été davantage encore. Le reliquaire qu'on lui a consacré n'est pas aussi beau, mais il est plus important que celui de la côte de saint

4. Volume xviii% p. 344. Cette plaque appartient à M. le C" Gh. de TEscalopier.

5. Dans les « Mélanges d'archéologie» des PP. Martin et Cahier, vol. i, pages 148-123, planche XXIII, est décrit et gravé ce reliquaire. Les chasses au cerf et au lièvre, exécutées en gravure et en relief sur le pied et le croissant de b côte, ont reçu du P. Martin une explication symbolique ingénieuse, mais cependant plausible.

Pierre. Du reste, outre la côte, il contient des parcelles de la poussière et des fragments des vêlements du saint empereur. Cette pièce de fonte, d'orfèvrerie, de ciselure, d'émail et de joaillerie, si curieuse, si facile à reproduire et d'un si agréable effet, appartient aujourd'hui, grâce aux indications et aux démarches de notre ami M. Darcel, au Musée impérial du Louvre.

24. — COTE ET AUTRES RELIQUES DE l'eMPEREUR SAINT HENRI. — XIl" SIECLE.

AU MUSÉE IMPÉRIAL DU LOUVRK — HADTIUB TOTALE, 24 GBNT.

Cette forme du quatre-feuilles , oii est enfermée la côte de saint Henri l'empereur, était aimée du moyen âge; la voici, plus nettement accusée encore et dépouillée de tout ornement à la circonférence, dans ce reHquaire qui provient de l'abbaye de Grandmont et qui est conservé aujourd'hui dans l'église de Balledent (Haute -Vienne).

Au centre est un ivoire sculpté d'une tête de femme que les inventaires anciens de Grandmont appellent la Véronique. Ce doit être effectivement

Page 1