RELIQUAIRE DE SAINTE VERONIQUE. — XIII*^ SIECLE
DANS L'ÉGLISE DE BALLEDENT (H AUTE- V IEKNE]. — PRO VI BNT DE L'ABBATE DE GRANDMONT.
la représentation de cette femme courageuse qu'on croit être sainte Madeleine, et qui essuya le visage couvert de sang, de sueur et de poussière de
Jésus portant sa croix. Cette tête, inscrite dans un cadre de filigranes et de pierreries, sert de volet à. une ouverture où est placé du bois de la vraie Croix. La sainte est donc appliquée sur cet instrument de supplice et de gloire que portait le Rédempteur au moment où elle lui essuya la figure. Un bronzier de Paris a reproduit ce reliquaire assez exactement, et cette imitation sérieuse a obtenu un certain succès. Que sera-ce donc quand on copiera strictement des reliquaires d'une forme plus parfaite encore!
Une rose à six feuilles, bien plus remarquable de pied, de nœud, de tige et d'épanouissement que le quatre-feuilles de Grandmont, appartient au trésor de la cathédrale de Reims. La partie inférieure de la tige et le gros nœud qui la surmonte sont d'une vigueur et d'une beauté qui n'ont été surpassées ni même, à notre connaissance, égalées par aucune pièce d'orfèvrerie du xiii^ siècle, époque de celle-ci. Il n'est pas possible d'offrir aux orfèvres et bronziers un plus noble modèle. Au centre de la rose, une charnière rend mobile une plaque qui sert de volet et qui, levée, laisse voir la relique ^.
26. — RELIQUAIRE EN ROSE A SIX FEUILLE?. — COMM ENCEM EXT DU XII l' SIECLE.