‹ Annales archéologiques (volume 4)Chapitre 10 sur 103 · V. GiAMPiNi, frétera monimenta · texte numérisé non relu

V. GiAMPiNi, frétera monimenta

représente sans nimbe. Il continue à être rigoureusement refusé aux autres apôtres, au Précurseur lui-même, sur les mosaïques de Saint -Jean -des - Fonts, à Ravenne ( 451 ), et du pape Hilaire au baptistère de Latran (462). Mais déjà , sur ce dernier monument, les quatre évangélistes le reçoivent. Le progrès était à peine sensible , puisque depuis un siècle leurs symboles en étaient décorés. Bientôt apparaît un nouveau caractère important : le nimbe uni du Christ, qui pouvait servir à distinguer le Fils de Dieu quand il le portait seul, commençant à être prodigué , on lui imprime une marque qui rendra toute confusion impossible et qui persistera désormais pendant toute la durée du moyen âge : on le timbre d'une croix. C'est ce que nous apprennent les belles mosaïques exécutées en 643, par ordre du pape Simplice, à l'église SaintrAndré-in-Barbara. Il faut descendre jusqu'aux premières années du vnr siècle pour rencontrer le nimbe à la tête de la Vierge et des saints ; cet usage a définitivement prévalu vers l'année 705, comme le prouvent les mosaïques exécutées par ordre du pape Jean VIU ^ qui , après avoir décoré la chapelle de la Vierge dans l'ancienne basilique de Saint-Pierre , sont aujourd'hui à Sainte-Marie-in-Cosmedin. Elles nous montrent la Vierge tenant son fils sur les genoux, comme les sarcophages du Vatican, comme l'autel de Marseille. La seule différence que l'on remarque sur ce dernier monument, c'est qu'au xii'' siècle ]& sculpteur qui l'a exécuté n'a pas encore donné le nimbe à la Vierge , ce qui prouve combien son œuvre est archaïque, combien l'artiste était absorbé par l'imitation des anciens modèles qu'il avait devant les yeux.

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