‹ Annales archéologiques (volume 4)Chapitre 35 sur 103 · XI · texte numérisé non relu

XI

13i ANNALES ARCHÉOLOGIQUES.

La pentare du milieu Ji'est divisée qu'en trois parties; les renflements de fer en sont pareils , quant à la forme , à ceux des autres pentures. Le premier renflement sert de souche à la tige de deux rinceaux qui s'enroulent avec grâce et se divisent largement pour se diviser encore. Du second nœud, et contrairement à la direction des tiges des grands rinceaux, naissent deux petites branches terminées par une palmette ; à partir du troisième renflement , la penture se bifurque pour former deux rinceaux semblables aux deux premiers, et laisser ainsi l'emplacement de la serrure et du verrou. Les derniers rinceaux du haut et du bas de cette penture étant cassés, je les ai rétablis d'après les traces laissées par le fer et qui existent encore sur la porte ; le chêne est nu, et la grossière peinture verdàtre indique parfaitement les contours des rinceaux enlevés , afin de donner place à la serrure figurée au-dessus et réduite en hauteur seulement; car, sans cette réduction, elle aurait empiété sur les rinceaux d'une manière fâcheuse et désagréable. Ainsi , en rétablissant les rinceaux , je n'ai fait que changer la hauteur des vertevelles et de la tige d'arrêt du verrou; la forme reste la même. Celte serrure est peu ancienne et assez médiocre comme exécution.

Ces pentures n'ont point, à leur extrémité, l'œil destiné à recevoir les gonds. Elles perdent au contraire de leur épaisseur et de leur force à six ou huit centimètres de la rive de la porte ; elles sont doublées, derrière la table en chêne , d'une bande d'un travail assez rude. La penture du milieu fait une saillie assez prononcée du côté des gonds. Les bandes de ces pentures, sur leur largeur, sont ornées de trois cannelures assez profondes, qui leur donnent beaucoup de caractère et un grand air de légèreté, sans cependant en exclure la force.

Dans le haut et le bas de la porte sont clouées , à dix centimètres des rives , deux traverses symétriques dont les tiges sont terminées par Tomement allongé et piqueté dont j'ai fait mention , et par une demi-palmette retournée du côté des pentures. Les deux traverses intermédiaires sont terminées par deux palmettes surmontées d'une rose à cinq lobes.

En somme , le travail de cette porte est très-soigné ; le fer a été ouvragé à l'estampe. L'estampage dés palmettes est vigoureux. Les rinceaux sont tous divisés sur leurs faces en deux parties, dont le profil accuse deux tores ou boudins accouplés, mais séparés par un léger intervalle. Les clous jdes pentures proprement dites ont deux diamètres différents, l'un plus grand, l'autre moindre ; ils sont convexes et leur tête est unie. Quant aux clous des enroulements , des rinceaux et des palmettes , ils sont coniques et trèssaillants.

ri

AU H Ail S Aïi cjit ûi 0 g: Q "D I

Par Didron aine Hue Hauiefeuille, i3, à Par::3

i^iiimoï!

" ' ■ "'■'' iiJii' ' ,11.,] ,...-. .iii^^.ii...

///•./.'///«•' /»/// /J/m'/f If/ir

/.r/tr//f ,/,• r /n,'/rr

/ /fil-/

/r'/tli't' /itr /f\/if /'rrif/

i!Eiiii:Hi:H:[:a :d"u :^ji[-? Si-ÈCM

i''--:'»' ru: T'(.:i'r. r.j'.iicih .'f- (î^. ..t-x \

Page 1