LES VIERGES SAGES ET LES VIERGES FOLLES
Ce mystère, qui commence dans le manuscrit à la dernière ligne du feuillet 53 recto, n'y porte pour titre que : « Sponsus» . Mais, comme il a pour sujet la parabole des Vierges sages et des Vierges folles (saint Mathieu, ch. 25), M. Renouard Ta intitulé : « Vierges sages et vierges folles » . Ce titre a été adopté partons ceux qui, après lui, ont parlé de ce drame liturgique.
Le chœur chante d'abord une sorte de séquence dont la mélodie, qui se répète de deux vers en deux vers, est d'une simplicité grave et touchante. Puis l'archange Gabriel . dans cinq strophes en roman , dites sur la même
mélodie, annonce la venue du Christ, et raconte ce que le Sauveur a souffert sur terre pour nos péchés. Chaque strophe est terminée par un refrain dont la dernière partie a le même chant que le premier vers de chacune des strophes. Les Vierges folles confessent leurs fautes, supplient leurs sœurs de prendre pitié de leur jnexpérience et demandent secours. Ces trois strophes, en latin , ont une autre mélodie que les cinq précédentes. Elles sont terminées comme celles-ci par un refrain triste et plaintif dont les paroles sont en roman. Les Vierges sages refusent de l'huile et invitent leurs sœurs à s'en procurer chez les marchands, qui leur en refusent également et les éloignent. Toutes les strophes changent de mélodie à chaque changement de personnages.
Ce mystère se termine par l'intervention du Christ qui condamne les Viciées folles. Les paroles prononcées par Jésus ne sont accompagnées d'aucune mélodie , soit que le musicien n'ait pas trouvé de chant qui lui ait paru digne d'être placé dans la bouche du Seigneur, soit que cette absence ait été le fait intentionnel de l'auteur du mystère. On trouvera le fac-similé de ce drame liturgique en entier dans notre ** Histoire de l'harmonie au moyen âge ".
Nous en donnons ici le texte et la traduction d'après M. Magnin :