XI. k
exemple. Nous avons déjà mentionné M. P. Poussielgue ; nous pourrons, tin autre jour, parier de M. Thiéry ; aujourd'hui, nous dirons un mot de M. Villemsens. Ce fabricant de bronzes, dorures et argentures est, nous le certifions, animé des meilleures intentions à fégard du moyen ftge ; mais il sait toutes les critiques que nous avons adressées à plusieurs de ses andens modèles en style gothique fort suspect. Ces critiques, M. Villemsens les reconnaît de bonne grâce, et il vient d*exéculer un petit chandelier d*église, en style de la fin du \ii^ siècle, qui mérite des éloges, hispitré , pour la base, d*un pied de croix fort èonnu et qui appartient à un antiquaire de Bonn ; pour \e nœud , de Tencensoir de Lille ; pour la bobèche, d'un chapiteau roman , ce chandelier, qui ne noQS ptfraft pas encore sans défauts, pourra facilement se perfectionner. Quand la tige aura été Imitée dés Cioloiinettes de Chartres ou de Saint-Denis, et que le pied , plus sévèrement étudié, prendra plus de base, ce chandelier sera bien près d'atteindre la vraie physionomie du moyen âge. Il a 40 centimètres de hauteur, bonne dimension, ni trop basse, ni trop grande. Aux trois angles du pied sont assises trois petites figures, anges sans ailes, qui reposent sur des pattes de lion. Du reste, ce n'est qu'un premier essai , et M. Villemsens prépare en ce moment un autre chandelier du xiir siède , d'après des dessins de M. Lassus ; mais, en attendant , on pourra voir également dans nos salons ce premier chandelier roman. — Sur les dessins et le modèle fournis par M.Pyanet, statuaire-ornemaniste fort habile et fort instruit , M. Villemsens a fondu en bronze un tabernacle qui rappelle le style du XV* siècle. Ce tabernacle a la forme d*nn édicule gothique ; il est surmonté d'un clocheton, à peu prè6 comme les anciens tabernacles de Belgique et d'Allemagne. La porte de l'édicule est bien étudiée et fondue avec un grand soin. Haut de 3 mètres (« Exposition » comprise ) et large de 68 centimètres, ce tabernacle s*élève au prix de 5,000 francs. — Depuis que les « Annales » existent et môme avant leur existence, dans « l'Univers », nous engagions les orfèvres et les fondeurs à s'Inspirer du moyen âge et à laisser périr enfin ces affreuses formes des xviii* et xix* siècles, qui enlaidissent les instruments sacrés et déparent les édifices religieux où on les trouve ; c'est donc avec plaisir que nous voyons enfin quelques hommes de goût et de bonne volonté entrer dans une voie où bien peu marchent encore et fort lentement.
« Histoire de l'Harmonie au moyen âge » . — Enfin M. de Coussemaker vient de publier ce beau et savant ouvrage que nous annoncions il y a quelque temps. C'est un fort volume in-4°, imprimé dans le format, avec les caractères et le papier même des « Annales Archéologiques «. Il contient plus de 400 pages de texte qu'illustrent 80 planches de fac-similés en couleurs, planches de plain-chant et de musique moderne. Les Anglais y trouveront, publié pour la première fois, en texte et traduction, le fameux traité d'Hothby. Ouverte à 20 francs, lorsque le volume ne devait avoir que 300 pages et 60 planches, la souscription est irrévocablement fermée aujourd'hui et chaque exemplaire est porté à 30 fi ancs, pour faire face aux frais considérables de dessins et de tirage. Quelques exemplaires de choix , tirés sur papier oolié , sont de 50 francs. — Nous saisirons cette occasion pour annoncer une publication intéressante de M. Félix Clément : c'est une « Notice sur les chants de la Sainte - Chapelle » ; nous l'avons enregistrée dans la « Bibliographie archéologique » de la présente livraison. M. Clément a fait l'histoire de chacune des pièces qui composent ce recueil ; il en a donné le texte et la traduction littérale en regard. Nous avions l'intention, si la place ne nous avait manqué, de donner la traduction de l'une de ces pièces , c Trinitas, Deitas » , par exemple, que nous avons publiée dans les « Annales », bien avant qu'on ne songeât à la chanter. Mais il vaudra tout autant aller la chercher dans la « Notice » de M. Qément, puis l'entendre chanter à l'église SaintnJean-Saint-François, où l'on prépare une exécution des « Chants de la Sainte-Chapelle » pour le 43 de janvier. Didron aine.
BIBLIOGRAPHIE ARCHÉOLOGIQUE
Od. m'a reproché , ayec raison peufrétre « non pas d'avoir trop loué les publications archéologiques dç TAngleterre auxquelles notre dernière bibliographie a été consacrée, mais de n'avoir pas assez rendu justice à la France qui , m*écrit-on , c possède quelques publications, dont les a Annales Archéologiques », entre autres, n'ont d'égales nulle part. » Nous n'acceptons pas entièrement les compliments qu'on adresse aux « Annales »; mais on va voir, dans la bibliographie suivante, qne nous ne marchandons à personne, à aucune nation , è la France, moins qu'à tout autre pays, les éloges légitimes qui sont dus pour les bons et beaux ouvrages. Certainement la France publie des livres nombreux , savants, splendides, dont nous sommes vraiment fiers, tout comme notre honorable correspondant lui-même.
MiBANciBS.D'AAGiiâoLûGiE,. d'histoire et de littérature, rédigés ou recueillis par MM. Arthur Martin et Charles Cahier., prêtres. Le troisième volume est en cours de publication. La première livraison de ce volume se compose de 4 feuilles de texte illustrées de gravures sur bois et de 5 planches détachées , dont 3 gravures sur métal et 2 chromolithographies. Toutes les gravures représentent diverses formes de lampes et de couronnes ardentes. Cette livraison aborde un sujet des plus intéressants et des plus utiles, celui de l'éclairage des églises. C'est sur la couronne de lumière d'Aix-la-Chapelle, donnée par l'empereur Frédéric Barb «rousse, et sur les monuments analogues du moyen âge, qu'est basé le savant mémoire qui remplit cette livraison. Après ce travail, nous saurons comment on éclairait autrefois les églises, et nous espérons qu'on reviendra au système ancien. Dans un édifice du xiir siècle, dans la cathédrale de Reims, par exemple, l'éclairage au gaz , l'éclairage moderne jurerait autant que les autels du xvii* siècle et les boiseries du xviii« qu'on y a placés. Dans un monument de cet ordre, tout doit être consé|uent, tout doit respirer l'époque où* on l'a élevé. C'est donc avec bonheur que nous voyons faire des travaux comme celui que nous annonçons, et dont le but, quoiqu'il s'y agisse de science pure, est si éminemment pratique. — Chaque volume des a Mélanges », 32 francs ; chaque demi-volume , ou quatre livraisons 4 6 fr.
L'Architecture du v* au xvi* siècle et les arts qui en dépendent , la sculpture, la pemtiire murale, la peinture sur verre, la mosaïque, la ferronnerie, etc., par Jules Gailhabaud. Cet ouvrage comprendra de 4 50 à SOO livraisons, dont chacune se compose de deux planches accompagnées de notices; la 80* livraison est en distribution. Format grand in-i<^. Les dernières livraisons contiennent : Fontaine miraculeuse de Morlaix , Église de Saint-Généroux , Grille en fer de l'église de Saint Aventin , Fenêtre et contrefort de la cathédrale de Reims, deux chromolithographies in-folio représentent le plafond peint d'une des salles du palais de Manfred de Chiaramonte à Païenne. C'est une splendide publication , qui honore vraiment son auteur et le pays où elle se fait ; elle est
destinée à rendre les plus grands services à Fart en général , et particulièrement à l'archéologie. — ^ Chaque livraison , , 4 fr. 75 c
EnctclopAdie D*ARCHrrBcnjRB, journal mensuel, dirigé par M. Vigtob Caixiat, architecte, rédigé par M. âdou^hb Lancb , architecte. Par an , 420 planches in-i<» avec texte explicatif. Cette publication, qui vient d'atteindre sa seconde année, joint dorénavant un texte à ses planches ; texte court , uniquement composé de faits. Quand M. Calliat fera moins de place à la renaissance, afin de pouvoir attribuer au moyen âge proprement dit , aux xii* et xiii* siècles, une importance plua grande et mieux méritée, nous n'aurons guère que des éloges à donner à cette publication extrême» ment utile. Les planches, il faut le reconnaître, ne sont pas aussi terminées, aussi belles que celles de r c Architecture du v* au xvi* siècle », de M. Gailhabaud; mais elles sont très-suffisantes, cotées et profilées pour servir aux architectes, et de plus livrées à un prix remarquable de bon marché. Ainsi, 60 planches, ou 6 livraisons, 43 francs; 42 livraisons, ou 420 planches, dont quelques-unes chromolithographiées • 26 fr,
Lb livbb d'ob DBS MBTiBRS , histoiro des corporations ouvrières, par MM. Paul Lacboix et Fbbdinand SbbA. En ce temps où , avec une raison bien légitime et bien noble, on s'occupe de l'amélioration des classes ouvrières, c*est une belle idée que d'avoir conçu la pensée de ce livre ; fl' y a , dans l'histoire des corporations ouvrières, une des parties essentielles de l'histoire de l'huma* nité. Tout ce qui concerne l'orfèvrerie et les orfèvres est terminé ; les auteurs et éditeurs conti-
nuent par les cordonniers, coiffeurs, hôteliers', cabaretiers, charpentiers, etc. L'ouvrage complet formera 6 volumes grand in-8° Jésus, qui se divisent en 50 séries. Chaque série renferme 3 ou i planches imprimées à part et 32 pages illustrées de gravures sur bois. La moitié de ce grand ouvrage a paru ; le reste avance avec rapidité. Chaque série, 4 fr. 20 cent. L'ouvrage entier ou les 6 volumes • • • 60 fr.
L'art bn pbovdtgb, nouvelle série. Année 4854 , 43* volume. Par an, 4 vol. in-i® de 400 â 500 pages, avec gravures sur métal et sur bois et de grandes planches lithographiées. Nous portons à cette publication une affection vraiment fraternelle; mais nous voudrions que son directeur, M. le comte de Montlaur, fût un peu moins passionné pour le pittoresque et qu*il cédât plus franchement la place à des travaux solides, comme ceux que MM. de Girardot, Dubroc de Seganges, Anatole Dauvergne, Victor Petit , lui donnent. — L'abonnement annuel , pour 4 2 livraisons. 20 fr.
L'Érudition, bibliothèque universelle. Revue mensuelle, dirigée avec le concours de savants français et étrangers , par M. Charlbs-Barthélbmt , correspondant du Comité historique des arts et monuments. « L'Érudition » vient de commencer sa seconde année par Inez de Castro , chronique portugaise du xiv« siècle, communiquée par M. F. Denis ; Histoire de Henri Vin, de M. Audin; la Baguette divinatoire, de M. Lazare de Sainte-Tulle ; la Tour de Londres, de W. Harrisson Ains> worth , traduction de M. Edouard Clarence. Des Mélanges, Études musicales, etc., terminent la première livraison du second volume , où se voit en gravure sur métal Marie Tudor proclamant une amnistie. Les travaux d'histoire, d'archéologie, de philosophie naturelle que « l'Érudition » annonce pour 4852 donneront au second volume plus d'attrait et plus d'importance que n'en a encore le premier. Chaque volume, ou douze livraisons sans gravures, 8 francs; avec douze gravres sur acier *• 40 fr.
Abécédairb ou RuDiMBNT d' ARGHÉOLOGiB , par M. dc Caumont, fondateur des Congrès scientifiques de France , directeur de la Société française pour la conservation des monuments historiques. Deuxième édition , in-8<» de iv et 504 pages illustrées d'un très-grand nombre de gravures sur bois. Près de 700 dessins montrent ce que décrit un texte fort précis. Chacun des chapitres de l'ouvrage comprend une période complète archéologique, depuis l'époque romane jusqu'au xvii* siècle.
BIBLIOGRAPHIE ARCHÉOLOGIQUE. 377
Bans chaque période, dans le xiii*, par exemple , sont caractérisés et dessinés tous les objets dont l'ensemble compose le domaine de Tarchéologie. Ainsi : forme des églises , appareils , arcs-boutants et contreforts, ornements, entablements, colonnes et pilastres, fenêtres, portes, voûtes, tours, statuaire et iconographie, pavage, peintui^ murales, vitrftul peints, confection des vitraux, géographie du style de cette époque, moyens d'exécution, autels, crédenoes, fcmts baptismaux, bénitiers , tombeaux , fanaux de cimetières, croix de pierre, sièges et stalles , portes ferrées , châssis, candélabres, vases sacrés, tissus, paléographie murale, tels sont les nombreux sujets qui segrou-' peut dans ce livre. Un état de Tarchitecture aux xvii* et xviu* siècles précède la conclusion qui ferme cet important ouvrage. Gomme nous l'écrivait M. le comte de Mellet , il faudrait que ce « Manuel » fût aux mains de tous les ecclésiastiques et de tous les fabridens de France. 7 fr. 50 c.
Manuel élAmentauib d'Archéologib nationale, par l'abbé Jules Goasurr. In-8'' de 478 pages illustrées d'un très-grand nombre de gravures sur bois. Cet ouvrage embrasse les époques celtique, gallo-grecque , gallo-romaine , moyen âge , renaissance. L'architecture religieuse y est traitée avec des détails que n'ont pas et que ne méritaient pas l'architecture dvile et militaire. L'ameublement et la décoration des églises, la sculpture, l'iconographie , le symbolisme, le blason, la numismatique, la paléographie, l'orfèvrerie, sont étudiées dans ce c Manuel » , que termine un glossaire des principaux termes d'architecture. Pas de phrases , mais beaucoup de faits. Des notions sufQsantes , substantielles, claires et parfaitement ordonnées sur les points presque innombrables dont l'ensemble constitue la science archéologique , voilà les qualités de ce livre , qui tiendra sa place â cûté des meilleurs et qui propagera nos études 7 fr. 50 c.
Ameublement des églises. Feuilles de dessins pour les architectes et sculpteure. Elles représentent , en gravures sur bois ou sur métal, des autels, des fonts baptismaux, chaires, pupitres, stalles, bancs, grilles eu bois, panneaux de menuiserie. Tous les exemples sont tirés de l'Angleterre et presque tous appartiennent au xv* siècle. Cependant, on a donné un magnifique pupitre du xii« siècle , en pierre, de l'église de Growle, près Worcester ; une chaire en pierre, du xiii* siècle, deBeaulieu (Hampshire) ; une grille-porte en bois, de la fin du xni* siècle, de Stanton-Harcourt, près d'Oxford; une autre grille-porte en bois, du xiv* siècle, de Dorchester, près d'Oxford. Une des plus jolies chaires, celle de Goombe (Oxfordshire), date de la fin du xiv*. Les plans et coupes, profils, détails et cotesi sont donnés à cûté des ensembles, en vue de la reproduction de ces objets si utiles pour nous en ce moment où renaît l'art gothique et surtout l'art religieux. G'est une publication feite par M. H. Parker, pour la Société architecturale d'Oxford. — Ghaque feuille se vend séparément • 2 fr.
GoNSiDÉRATiONS SUR LA DÉCORATION DES ÉGLISES, par M. A. MÉNARD , anciou provisourdu lycée de Poitiers, secrétaire de la Société des antiquaires de l'Ouest. In-S» de 42 pages. Frappé des bizarreries ou des inconvenances que les artistes du moyen âge ont qudquefois figurées dans les monuments religieux , M. Ménard, appuyé de textes anciens, notamment de celui de saint Bernard, croit que ces représentations n'ont aucun sens, ou n'ont pas, en tout cas, un sens moral comme le croient les symbolistes. Dès lore il en demande la suppression, parce que , dans son opinion , la religion, les bonnes mœurs, doivent passer avant l'archéologie. Que dans les monuments modernes, on n'introduise pas ces représentations où nous ne comprenons à peu près rien , ce sera pour le mieux. Mais qu'on mutile un ancien monument par un respect assurément excessif pour les mœurs, c'est ce que, grâce à Dieu, les confrères de M. Ménard , ce que les ecclésiastiques eux-mêmes ne permettront pas. Du reste, cette notice de M. Ménard est fort intéressante, et nous regrettons qu'on n'en ait pas tiré un grand nombre d'exemplaires pour les mettre dans le commerce.
Tombeaux chrétiens, meubles ANaENs d'église, fonts de Wtk-Maestright, par MM. Alxandrb et Arnaud Schaepkens. Trois brochures in-8« ; ensemble , 50 pages avec gravures sur bois dans
le texte et hors du texte. C'est avec un iufini plaisir que nous annonçons toutes ces petites publica.> tions de MM. Schaepkens, ces archéologues et dessintiteurs pleins de zèle, de talent et de science» qui préparent ainsi patiemment, une archéolpgi^ complète de la. Belgique et du pays de Maestricht , ^ 3 fr.
HOTICfi'SBR LE LÂBTRmTm DE LA CATHÉDRALE DE GflARTRBSj pSP M. DOCBLST DE BoiOTHlBAULT /
correspondant des Comités historiques. In-S^» de 46 pages avec une gravure serboîs représentant le mamiiiientt Beaucoup de recherches vraiment ompieoseS'SQrun sujet qui, neus Tèspérons, sera traité complètement -daits- les « Annales -Archéologiques »»par V. Bonnm*. 4 fr. 60 c.
NoTiGS SUR LBS CHANTS DE LA^ SaintE'-Chapeixe , par FÉLIX CuKMENT , membre de la commission des arts et édifices religieux. In-S^ de 46 pages. C'est l'histoire et la traduction des paroles latiaes qui furent chantées en- 4849, telles qnk)n les trouire notées dans les manuscrits du Xfii* siècle. M cent.-
L'Harmoniumi^ recueil de musique religieuse pour orgue et ch$int| composé par, M. Tabbé DuGLAUX^ ancien organiste et maître de chapelle à la cathédrale d'Avignon. Recueil de messes, pnoses y motets , litanies à une ou plusieurs parties , à l'usage des organistes et de toutes les personnes qui s'occupent du chant dans les paroisses, les congrégations , les communautés religieuses, . les petits séminaires, les institutions. — Par an, 42 livraisons composées chacune* de deux ou trois feuilles petit in-folio. Abonnement annuel , ou 42 livraisons 30 fr.
Le CANTroiTB, recueil mensuel d'airs de cantiques et de motets au Saint-Sacrement et à la sainte Vierge , par Léon Dalmières , organiste de la grande église, à SaintrÉtienne. — Par an, 42 livraisons in-8®; contenant de 50 à 60 pages de musique i fr. 50 c.
Die Kirchb in ihhbn liedern dvrch allé jaurhunderte , von Johan Schlosser. Premier volume. Maycnce, 4851 . In^8» de viii et 438 pages, avec une gravure d'après Steinle. Ces chants de rÉglise dans tous les siècles sont une traduction en allemand, vers pour vers, strophe pour strophe , de l'admirable poésie chrétienne , hymnes et proses , composée par les plus grands hommes du moyen âge, par saint Hilaire, saint Ambroise, saint Grégoire le Grand, Sèdulius, Prudence , Fortunat , Paul Diacre , Théodulphe , Kaban Maur, saint Thomas d'Aquin , saint B(?rnard ; par Charlemagne lui-même , auquel on doit le a Veni creator Spiritus » ; par notre roi Robert, l'auteur reconnu du « Veni sancte Spiritus ». On voit combien ces recherches sur l'ancienne et véritable poésie chrétienne intéressent les âmes et les intelligences dans toute TEUrope , car, dans toute l'Europe-, on les reproduit en* texte littéral et on- les publie ev traduction. Nous regrettons qu'en regard de la traduction de M. Schlosser, qu'on reconnaît comme exacte et belle , on n'ait pas mis le texte lui-même * ^ 8 ifr. .
HoiiZBCHNiTTE BBRUHTBR MBT8TBR , herausgegcben von Rudolph WftiGBL. In'-folîo . Ce remarquable-ouvrage reproduit, en fac-similés rigoureux, les chef-d'œuvre de gravure- sur bois exécutés par' les maîtres des éeoles allemandes, hollandaises^ italiennes-, françaises. Ainsi Albert DUrer, Lucas Cranach, Johan Lievens, HansHolbein, Theodor (Dirk) de Bray, Michae) Wohigemuth , Rembrandt, Urs Graf, Hans Burgmair, Albert Altdorfer, Henri Aldegrever, Giovanni-Battista Coriolano, Kicolo Boldrini , ont fourni leur contingent à cette belle publication. Un fait curieux,' c'est la reproduction d'un beau portrait de femme d'après notre reine Marie de Médicis, avec cette' légende : Maria MfeDici. F. mdlxxxvi. La jeune Marie, qui devait être la femme de Henri Wj fit ce portrait lorsqu'elle n'avait que douze ou treize ans, et c'est une des plus charmantes gravures du recueil. Les diverses livraisons de cette publication sont dédiées par le- bienveillant éditeur auxpersonnes qu'il aime, à MM. Théodore Weigcl, Jean Boemer, Passavant, Ernest Harzen. Il en> a dédié une, la cinquième, la plus belle peut-être, celle qui contient la gravure de Marie de Médicis,
BIBLIOGRAPHIE ARCHÉOLOGIQUE. 37
au directeur des « Annales », qui est tout confus d'un pareil honneur. Chaque livraison contient cinq feuilles-in-folk), ttrées* sur -papier de Chine, avec un texte explicatif. Ces planches offrent des sujets fort divers, sujets de sainteté, de mythologie, d'allégorie, d'histoire. C'est une iconographie par les monuments eux-mêmes et une iconographie très-complexe. Une .aussi belle, aussi. pré- . cieuse publication mériterait d'être connue de toute l'Eurppe ; car l'art et l'archéologie y sont également intéressés. Cinq livraisons ont paru. Chaque livraison 1 2 fr.
Choulant's geschichte der ANATOMiscHEN ABBiLDUNG (Histoiro dos dessius d'anatomie par le docteur Choulant). Remarquable in-4<> de xviii et 203 pages illustrées de gravures sur bois. C'est une des plus belles œuvres de la typographie allemande, et c'est au zélé , au savant Ml Rudolph Weigel, de Leipzig, qu'on la doit. Les gravures sur bois (au nombre de quarante-trois), les trois chromolithographies qui enrichissent cet ouvrage, représentent les sujets d'anatomie dessinés, ou gravés par des artistes du moyen âge et par Holbein , Léonard de Vinci , Raphaël , Michel-Ange , Rubens, Rembrandt, Gérard de Lairesse, Flaxman, Hamman, etc. Rien n'est plus curieux, même . pour un archéologue, à plus forte raison pour un chirurgien , pour une historien des sciences mé- . dicales, que de suivre ainsi de siècle en siècle les représentations physiologiques et anatomiques du corps de l'homme. C'est une sorte d'archéologie humaine du plus haut intérêt. Non-seulement MM. Choulant et Weigel auront enrichi la librairie d'un très-bel ouvrage , mais encore la. science d'un livre aussi utile qu'il est curieux 45 fr.
Essai sur les danses des^ morts, par H. Langlois, complété et publié par M« André Pottier, conservateur de la bibliothèque de Rouen, et M« Alfred MAuar.Deux volumes in-S** de xii et de 696 pages, accompagnées de 54 planches gravées sur métal, et de nombreuses vignettes sur «bois. Le nom de M, Pottier donne une grande autorité à ce livre qui', autrement, serait entaché <ile tr^ de pittoresque pour nous. Ce qui revient principalement au savant bibliothécaire, c'est le second volume, c'estrà-dire la description des planches, qui est comme la partie réelle et en quelque sorte monumentale de l'œuvre. M. Alfred Baudry y a joint de patientes et utiles recherches bibliographiques. Ce livre de Langlois renferme une foule de détails intéressants sur le « Drame liturgique ». n exhume trois noms d^artisle : ceux dé Denys et Adam Leselin ou Lesselin et de Gaultier L«prevost, qui, de 4527 à 4529, sculptèrent vingt*huit figures sur les quatorze colonnes de TAitre-S.- Maclou , à Rouen, au prix de 45 sols pièce. Pour l'iconographie chrétienne , rien de plus curieux que les planches dues pour la plupart au spirituel burin de Langlois. — ^Vol. et planches. . • 27 fr.
MÉMOIRE SUR DEUX RAS-RELIEFS MiTHRiAQUKS découvorts en Transylvanie , par M. Félix Lajard, membre de l'Institut. In-i*" de 132 pages et 6 planches gravées sur métal. Cette iconographie du culte dit dé Mithra, et les explications qu'on en a données sont très-pro blématiques.' Mais M. Lajard, spécialement livré à cette partie de l'archéologie païenne, a une incontestable autorité que son a Mémoire » a contribué beaucoup à fortifier 6 Ir.
DÉLiRÉRATioN du consoil municipal de la ville d'Arles au sujet des mosaïques antiques découvertes en 4854. Cette ville d'Arles, où MM. Clair, Jacquemin, Huard, entretiennent le goût, presque la passion, de l'archéologie , mérite l'appui et l'argent que le gouvernement lui donne pour découvrir et conserver les nombreux monuments et débris d'archéologie. On peut être sûr que les importantes mosaïques qu'on vient d'y trouver sont en bonnes mains et seront conservées avec le soin le plus religieux et le plus intelligent 4 fr.
Saint-Étienne-lb-Yisux, de Caen, dessiné et lithographie par G. Boubt. Extérieur et intérieur. Deux lithographies in-folio. Chacune 4 fr. 25 ç.
Notrb-Damb de l'Épine, près de ChAlons-sur-Marne , dessinée par Barrât, lithographiée par
CuviLLiER. Deux planches in-folk) représentant le portail occidental et le flanc méridional de cette charmante église. Le portail, 2 francs; Télévation latérale • 3 fr.
Façade de l'ancien bôtel de ville de Chalons-sur-Marne , commencé en 4533, achevé en 4612, démoli en 4774 . Gravé , sur le dessin de Jean-Baptiste Peletier , par les frères Varin , graveurs de la ville. En 4773 , un intendant de la province de Champagne , Rouillé d'Orfeuil , fit abattre le charmant hétel de ville de la renaissance pour mettre à la place la lourde, épaisse et disgracieuse maçonnerie qu'on voit aujourd'hui. Au moins les graveurs Yarin, qui revivent aujourd'hui dans leurs petits-fils, nous ont conservé le souvenir de l'ancien hétel de ville par la planche que nous annonçons aujourd'hui « • 4 fr.
Manuel de l'amateur d'estampes, contenant un dictionnaire des gravures de toutes les nations, un répertoire des estampes connues par des marques figurées, un dictionnaire des monogrammes des graveurs, une table des artistes d'après lesquels ont été gravées les planches, une table métho* dique des estampes ; précédé de considérations sur l'histoire de la gravure, ses divers procédés, le choix des estampes, la manière de les conserver, par M. Ch. le Blanc, du département des Estampes de la bibliothèque Nationale. Ce c manuel » sera publié en douze livraisons composées chacune de 460 pages à 2 colonnes, avec monogrammes intercalés dans le texte. Deux livraisons ont paru ; à partir de la troisième, qui sera publiée le 45 janvier prochain , le prix sera augmenté de 4 fr. par livraison. Chaque livraison est aujourd'hui de 8 fr. 50 c,
ÀBRÉGé DE LA STATISTIQUK MONUMENTALE DE l' ARRONDISSEMENT DE NevERS , par le COmtO
Georges de Soultrait, membre non résidant du comité des arts et monuments. In-S"* de 53 pages. C'est un des meilleurs modèles qu'on puisse proposer ; tout y est et dans une mesure parfaite : monuments et inscriptions, églises, ch&teaux, maisons, monuments divers. • • « 4 fr. 50 c.
C0UP-d'€EIL sur les monuments ARCHEOLOGIQUES DU DéPARTEHENT DE l'YoNNE, par M. QUAN«
TIN , archiviste du département, correspondant des Comités historiques. In-8<> de 74 pages. Mêmes qualités qu'au travail de M. de Soultrait ; mais l'histoire tient peut-être plus de place chez M. Quantin que l'archéologie monumentale proprement dite • 4 fr. 50 c.
L'archéologie en Angleterre, par M. Didron aîné, directeur des a Annales Archéologiques ». In-i» de 20 pages. Analyse de quarante-cinq ouvrages publiés récemment en Angleterre sur toutes les branches de l'archéologie chrétienne, architecture, sculpture, peinture, traités anciens de peinture, vitraux, ornementation, iconographie, costumes, chaires, jubés, fonts baptismaux, ameublement, monuments funéraires, histoire générale de l'art, voyages archéologiques, statistiques monumentales, liturgie, musique, légendes, poésie 4 fr. 75 c.
Annales de l'Académie de Belgique, tome huitième, in-8° de 532 pages. Le nombre de notices historiques et archéologiques que contient chacun de ces volumes est fort considérable. C'est à désespérer de connaître jamais suffisamment l'histoire, quand on voit ce que toutes ces publications nous apportent d'inconnu chaque jour de tous les pays. Dans ce huitième volume , nous avons remarqué avec un grand intérêt un document inédit sur les anciens artistes de la Belgique , communiqué par M. André van Hasselt. — Chaque volume, avec gravures 42 fr.
PuBUGATiONS de la Société pour la recherche et la conservation des monuments historiques dans le grand-duché de Luxembourg. Année 4850. Volume VL D'année en année, la Société du Luxembourg étend ses recherches et grossit ses publications. Le cahier de 4850 forme presque un volume : il y a 272 pages in-4<^ et 42 planches lithographiées. On voit que c'est une Société vraiment vivante. Le texte comprend : Fouilles et découvertes, inscriptions, numismatique , tombes et monuments funéraires, mosaïques , légendes , coutumes locales, histoire, typographie luxembourgeoise, statis-
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tique monumentale. Les planches reproduisent les sujets les plus intéressants que le texte décrit et explique. Une de ces planches, exécutée en chromolithographie, représente un carrelage en terre cuite, exécuté par M. Maeysz, fisibricant à Septfontaines, et qui tient le milieu entre les mosaïques romaines et les carrelages du moyen âge. Le mètre carré de ce carrelage ne coûte que 8 francs. Nous ne sommes pas arrivés encore à ce fabuleux bon marché • 7 fr.
CoMPTE-RBNDU dos travaux de la Commission des monuments et documents historiques du département de la Gironde pendant Tannée 4 850-4 851 . Rapport présenté par MM. Rabanis, président, et L. Lamothe, secrétaire, correspondant des Comités historiques. In-S** de 5^ pages avec 45 planches de gravures sur bois. — En texte : Églises de Bazas, de Saint-Émilion, de Saint-Symphorien et de Saint-André, cathédrale de Bordeaux. Châteaux des Tours de Montaigne et de Castelnau de Cernés. Fouilles sur la ligne des remparts de Bordeaux , dans l'église Saint-Seurin et près de Centras. Médailles , inscriptions , iconographie ou médaillons des apôtres à la Sauve et à la Sainte-Croix de Bordeaux. Incendie de Saint-Seurin par le maire et les jurats de Bordeaux en 4 277. Privilèges de Rions. — En gravures: plans et coupes des églises de Bazas, de Saint-Emihon , de Saint-Pierre, SaintrÉloi, Saint-Bruno, Saint-Seurin, Saint-Michel, Sainte-Eulalie et de la cathédrale de Bordeaux. Détails du cloître et des contreforts de la cathédrale de Bordeaux. Médaillons et bas-reliefs de l'abbaye de la Sauve et de Sainte-Croix de Bordeaux. Plan du château des Tours de Montaigne. — — Dans les années précédentes , le département de la Gironde avait défrayé en grande partie ces rapports annuels ; c'est la ville de Bordeaux qui , â elle seule , ou à peu près , remplit ce cahier de 4850-4851. Cette série de rapports officiels, dus principalement à la science et au zèle de MM. Rabanis et L. Lamothe , forme un ensemble des plus curieux et comme nul autre département n'en offre encore jusqu'à présent 4 fr.
MÉMOIRES de la Société d'agriculture, des sciences, arts et belles-lettres du département de TAube. Tomes II et III. Années 4850 et 4854. In-S"* de 600 pages avec dessins. MM. Guignard, archiviste de l'Aube, Harmand, bibliothécaire de la ville de Troyes, Corrard dbBrbban, président du tribunal civil, Bonnbmain, archéologue en musique, enrichissent ces « Mémoires » de travaux d'une importance capitale et qu'il faudrait faire connaître, si la place, malheureusemiut, ne nous /'interdisait. Du moins, l'annonce est là; et les zélés, les curieux, sauront où trouver ces savants a Mémoires ». Volume II m 42 fr.
Vol. ni 6 fr.
MÉMOIRES DE LA SOCIÉTÉ DBS ANTIQUAIRES DE NORMANDIE. Huitième volume. In-I*^ de 493 pag. contenant la table du a Sancto-Justo », cartulaire de Normandie de 4254 à 4356 ; la table des « Mémoriaux de la chambré des comptes de Rouen », de 4580 à 4787; le style de procéder en Normandie au xiv* siècle; la aNormaniae nova chronica », de l'an 473 à 4378, avec introduction et notes, par MM. Chéruel, Charma et Léopold Delisle. Beau volume, plein de précieux documents pour notre histoire • • 4 5 fr.
Histoire du parlement de Bourgogne, de 1733 à 1790, complétant les ouvrages de Palliot et de Petitot, et renfermant l'état du*parlement depuis son établissement, selon l'ordre de la création et de la succession des charges, par A. S. Des Marches, membre de la Société d'histoire et d'archéologie de Chalon-sur-Saône. Un volume in-fol. de 264 pages, illustrées de 490 gravures sur bois. Un des plus beaux ouvrages de notre typographie française. Chaque page est encadrée d'un double filet ; chaque gravure, exécutée et tirée avec une rare perfection, est de la main du jeune et habile artiste M. Dardelet. Voici l'indication sommaire des matières contenues dans cet ouvrage : Parlement de Bourgogne en 4789. Premiers présidents. Présidents à mortier. Ëvèques de Dijon. Conseillers ecclésiastiques. Abbé de Citeaux. Chevaliers d'honneur. Conseillers au parlement. Suppression du parlement. Biographie des conseillers. Avocats généraux. Procureurs généraux. Abolition de l'an- XI. 49
cienne magistrature. Béorganisation judiciaire en France. Pièces justificatives. État général du parlement selon Tordre de la création et de la succession des charges. Table alphabétique^des noms. Les gra\ures sur bois donnent le blason de tous les conseillers. — Cette puMicatioD, entreprise par la Société d'histoire et d'archéologie de Chalon-sur-Saône, ihit le plus grand honneur à la Société et à M. Des Marches 25 fr.
HisToiRB DE LÀ VILLE »*AuGH dopuls ks RomaÎDS jusqu'en 47&9, par P. Lafforgub. Deux volumes in-ft"* de 430 pages chacun avec des plans de la ville, d'abord sous les Romains» puis au XI* siècle, puis du ia\* siècle au xvii«. Un dessin reproduit le plan fort curieux de l'ancien et célèbre prieuré de Sainl-Orens. Les principaux points embrassés par cette histoire sont : la commune, les institutions, les comtes d'Armagnac, les chroniques» les mœurs, les usages, Tarchéologie, la statistique, les édiûces, la biographie , le tout avec pièces justificatives. C'est un des ouvrages les plus complets que nous connaissions sur une ville importante. Les deux vol. • . • 4 6 fr.
Histoire de la ville de Bellac ( Haute- Vienne ) , suivie de notes sur le bourg de Rançon, par M. l'abbé Roy-Pierrefitte. In-S^ de 254 pages. Ces histoires locales, éléments de l'histoire de France, méritent d'être encouragées ; elles contiennent un grand nombre de faits qu'on chercherait vainement ailleurs, et qui jettent sur notre histoire générale des lumières ou au moins des lueurs qui dirigent à travers d'assez obscurs labyrmthes i fr.
Le Guide du votageur a Poitiers, contenant le plan de la ville, la description et l'histoire de ses monuments, une notice sur les lieux célèbres dans les environs ; suivi de l'itinéraire de Tours à Poitiers, par Ch. de Chergé, ancien président de la Société des antiquaires de l'Ouest, correspondant des ministères, de l'intérieur et de l'instruction publique pour les travaux historiques. Iu-48 de viii et 242 pages ornées de gravures sur bois dans le texte , et suivies d'une carte archéologique de la ville de Poitiers. Personne n'avait plus d'autorité que M. de Chergé pour raconter et décrire Poitiers, et personne n'aurait resserré dans un cadre plus ferme et mieux ordonné la quantité immense de faits de tout genre qui composent Thistoire et l'archéologie de cette ville si hnporante. . S Dr. 25 c.
Chalons pendant l'invasion anglaise (4338-4453), par M. Edouard de Barthélémy, correspondant des Comités historiques. In-8 de 22 pages avec une lithographie. Tous ces travaux, pleins de recherches sérieuses, préparent à nos descendants des matériaux importants pour une histoire complète de la France 4 fr. 50 c.
Notice historique sur Benoitevaux , par M. l'abbé Bouillevaux , curé de Perthes. In-8<» de 64 pages. Le patient archéologue (ait l'histoire du monastère de ce a Val -Benoit » , au diocèse de Toul , depuis sa fondation en 4 4 40, jusqu'à sa ruine en 4789 2 fr.
Les pèlerinages champenois , par M. l'abbé BbuiLLEVAUx , correspondant des Comités historiques, membre de l'Académie de Reims. In-S'^de 35 pages. M. Bouillevaux est un des ecdésia»* tiques les plus laborieux de notre temps. Il applique son zèle et sa science surtout à faire connaître la contrée où il réside , en sorte qu'il n'y aura pas , dans quelques années , un petit coin de son canton, de son arrondissement, de son département, qu'il n'ait exploré et décrit Cette activité, aussi louable qu'elle est utile, mérite les plus grands éloges. Ajoutons que dans les coutumes, et les pèlerinages en sont la partie la plus importante , se cachent une foule de faits que les historiens ne peuvent ignorer • 4 fr. 25 c.
Notice historique sur la léproserie de la ville de Trotes, suivie de la Uste des dons faits à cette maison depuis 4423 jusqu'à la fîn du xv* siècle, avec les noms des biendaiteurs , et accompagnée des pièces justificatives tirées du cartulaire et des archives de la léproserie qui se trouvent partie à l'ilôteUDieu , partie à l'Hôtel de Ville , par M. Harmand, bibliothécaire de la
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TÎIle de Troyes. In-8* de Wi pages. Nous croyons que les personnes, qui s'occupent d'hôpitaux et des œuvres dites charitables , auraient bien des faits fort précieux et fort utiles è tirer des ouvrages de ce genre , comme de !*« Histoire du mont aux malades » de Rouen , par M. Tabbé Langlois. Le moyen âge nous a donné des monuments modèles; nous sommes persuadé qu*il nous a légué également des institutions modèles de tout genre. Il serait utile , urgent peut-être de les étudier avec attention, comme MM. Langlois et Harmand viennent de le faire pour Rouen et pour Troyes.
NouTEAUx DocfjMBNTS sur la ville de NeufchÂtel en Rray , in-8« de '24 pages. — Noticb sub la TALLÂB DB LA Varbnne , in-8» de 44 pages, par M. Léon de Duranyillb, membre de T Académie de Rouen. Travailleur infatigable , M. de Duranville poursuit ses recherches historiques et archéologiques sur toutes les localités , sur tous les monuments de la Normandie et notamment du département de la Seine-Inférieure. Chacune de ces notices 4 fr. 50 c.
Les Chartreuses de Sainte-Anne et de Bosserville, par Henri Lepage, archiviste du département de la Meurthe , correspondant des Comités historiques , président de la Société d'archéologie lorraine. La chartreuse de Bosserville est à peu près le seul monument religieux qui ait survécu , près de Nancy, au temps et aux révolutions. M. Lepage en fait l'histoire avec les textes authentiques dans les mains, et écrit la description avec le monument sous les yeux. 4 fr. 75 c.
Notice archéologique, historique et descriptive sur la crypte de l'église Notre-Dame de Boulogne. Notice historique sur les tombeaux de la même crypte, par l'abbé Haigneré , membre de la Société des antiquaires de la Morinie. Deux brochures in-8® de 50 et 36 pages, avec un plan gravé sur métal représentant cette crypte, une des plus belles, des plus complètes, des plus curieuses de France. Cette longue église souterraine, qui a trois nefs et des chapelles latérales , des transepts , unciiœur, un sanctuaire, une abside et des chapelles absidales, mesure plus de cent mètres de longueur; d'ailleurs , elle date du xii« siècle. M. Haigneré en a fait une monographie complète et il a donné la description des nombreux monuments funéraires qu'elle renferme. La notice sur les tombeaux , 75 c; la notice sur la crypte 2 fr.
Monnaie des Aulerci, par M. Anatole Barthélemt, correspondant des Comités historiques. In-8* de 40 pages avec une gravure sur bois 75 c.
Explication de quelques monnaies baronales inédites , par le mâmb. In-8® de 22 pages et 3 planches sur métal 2 fr. 75 c.
Note sur une monnaie inédite du Bourbonnais , portant les croisettes de Bordeaux , et sur l'atelier monétaire de Dax, par A. de Gourgues. In-8« de 9 pages et une planche. Cette monnaie serait d'Huriel et du xi« siècle. L'atelier de Dax fut en grande activité sous la domination des princes anglais • < 60 c.
Recherches historiques et numismatiqubs sur la grande commandbbtb de l'obdbb tbttfo- NiQUE DE Vieux -Joncs. In-8* de 42 pages avec une planche. L'ordre teutonique date de la fin du xii* siècle ; c'est de lui , pour ainsi dire, qu'est sorti le royaume actuel de Prusse. Dans les douze pages dont se composent ces recherches , on fait rapidement l'histoire de cette confrérie miltaire depuis sa naissance, en 4490, jusqu'à sa ruine, en 4804 4 fr.
Études héraldiques sur les anciens monuments reugibux et civils de la ville de Caen , par MM. Raymond Bordeaux , docteur en droit , et Georges Bouet, peintre, membres du conseil de la Société française pour la conservation des monuments. In-8o de 75 pages avec un grand nombre de gravures sur bois dans le texte. Toute inscription ou armoirie peinte , gravée ou sculptée sur les monuments de toute époque et de toute destination de la ville de Caen a été des-
sinée par M. Bouet » décrite et expliquée par M. Bordeaux. C'est un travail qu'on devrait faire sur toutes les communes de France ; il fournirait aux historiens une quantité immense de documents précieux et souvent inconnus. MM. Bordeaux et Bouet auront eu le grand mérite d'avoir réalisé les premiers un travail aussi utile aux historiens qu'aux archéologues. Prix 2 fr. 25 c»
Vocabulaire du bas langage rémois, par E. Saubinet aîné, membre de TAcadémie de Reims. In-32 de 446 pages. M. Saubinet a recueilli toutes les locutions particulières au peuple de Reims. Il a placé ce patois, qui rappelle une foule d'expressions du moyen âge , dans une colonne ; en regard, il a mis le langage actuel et rectifié. Pour dire ce que notre langue d'aujourd'hui a perdu en pittoresque, en vivacité, il faudrait un article étendu ; mais au moins le petit livre de M. Saubinet montre matériellement à Tœil, par la disposition des deux colonnes, l'appauvrissement de notre langue actuelle. Il faudrait dresser ainsi la statistique des idiotismes de chaque ville, ou au moins de chaque province, pour en faire ensuite une grammaire vraiment nationale 4 fr. 50 c
Notice sur un manuscrit de la bibliothèque de Falaise, par M. A. Charma , professeur de philosophie à la Faculté des Lettres de Caen , correspondant des Comités historiques. In %^ de 43 pages. C'est un manuscrit du premier tiers du xiv* siècle, et qui semble une sorte de manuel ou de « Mémento » à l'usage des jeunes prédicateurs. La dissertation de M. Charma, sur l'auteur présumé de cet ouvrage et sur le contenu des 734 pages qu'il renferme encore , est , selon nous, un modèle d'ai^umentation • 4 fr. 50 c.
Éloge funèbre de S. Ém. le cardinal Giraud , archevêque de Cambrai , prononcé dans l'église métropolitaine de Cambrai le 49 juin 4850 , par le R. P. Lefbbvre , de la compagnie de Jésus. In-8** de 30 pages. Belle vie, noblement et éloquemment racontée 4 fr. 25 c.
Le prophète de Rome, interprétation héraldique des devises prophétiques de saint Malakie, archevêque d'Armagh , pour ce qui concerne les derniers pontifes de l'Église , à partir de Clément XIV, avec planches héraldiques, parD. 0 Kbllt, ancien officier de marine, membre de la Société archéologique de Dublin. In-8<» de 32 pages et 7 planches sur métal. Dans ce livre, M. 0 Kelly donne la bonne aventure à tous les papes, en prenant , non pas la paume de leurs mains, mais leurs armoiries et leurs devises. C'est un cauchemar ; mais ce rêve est raconté avec une certaine éloquence 3 fr. 50 c.
Relation d'un voyage a Rome, commencé en août 4520, terminé en avril 4524 , par dom Edme , 44 « abbé de Clairvaux, publiée et annotée par M. Harmand, bibliothécaire de la ville de Troyes. In-8<> de 95 pages. Faits historiques, traits de mœurs, impressions de voyage au xvi* siècle, rien de plus instructif et de plus piquant. Tout notre regret, c'est que M. Harmand ne mette pas dans le commerce un aussi curieux travail.
Morale chrétienne, suivie d'un Essai sur l'étude de l'histoire, par M. Mignard , membre de la Commission des Antiquités de la Côte-d'Or. Un fort volume in-42, de VIII et 452 |)ages. M. Mignard est un père de famille qui s'est fait le précepteur de ses enfants. Il rend publiques, dans son livre, les leçons qu'il a données; et ces leçons, pleines de bon sens, de religion, de science et de simplicité , méritant d'être étudiées par tous ceux qui s'occupent d'instruction et d'éducation. Ce livre est écrit avec clarté , avec chaleur et avec une élégance de style qui le recommandent entre les divers ouvrages de ce genre. Nous savons que M. Guizot le tient en estime particulière , et que le travail de M. Mignard sur l'étude de l'histoire a conquis l'approbation de l'illustre historien et philosophe moraliste 3 fr.
Hommes et Choses , par M. Boucher de Perthes. Quatre volumes in-48 de 500 [pages chacun. Cet ouvrage , où il est question de tous et de tout , dans le passé et même dans le présent , est un
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prétexte aux plus spirituels paradoxes comme aux raisons les plus sensées. Il est complet, et, avec le quatrième volume , sont épuisées les lettres de l'alphabet dans l'ordre desquelles sont rangés les sujets presque innombrables traités par M. Boucher de Perthes. — Les quatre volumes. . . 44 fr.
EscHYiB, par M. Emault, docteur en droit et docteur ès-lettres. In-S^' de 458 pages. C'est une thèse comme en font les Allemands, d'histoire et de haute littérature, mais avec un éclat de style qu'on n'a pas toujours en Allemagne. M. Énault juge de haut le grand poê'te : il place l'homme , le philosophe et l'écrivain dans l'histoire grecque et dans celle de l'humanité tout à la fois. 2 fr. 75 c.
Lanfbanc, Notice biographique, littéraire et philosophique , par M. Charma, professeur de philosophie à la Faculté des Lettres de Caen. In-8^ de 460 pages. Né è Pavie, prieur de l'abbaye do Bec, en Normandie, aU)é de Saint-Étienne de Caen , archevêque de Cantorbéry, Lanfranc est un des plus notables exemples que le moyen âge n'était pas étroitement patriote, comme on Ta dit et comme on paraît le croire ; mais qu'il était cosmopolite, en quelque sorte, et même catholique dans l'acception laïque qu'on pourrait donner à cette expression. Le xi* siècle trouve un grand homme en Italie, il l'amène en France pour fonder une des plus fameuses écoles qui fut jamais, et il l'envoie en Angleterre administrer le premier diocèse, le centre de l'Église de ce noble pays. Nous remercions M. Charma d'avoir écrit, sur l'un des plus grands hommes du moyen âge, une notice savante avec autant d'intelligence que de respect. M. Charma étudie, dans une pemière partie, la vie de Lanfranc ; dans la seconde, ses écrits et ses idées. Des notes nombreuses et curieuses éclaircissent toutes les questions que soulève , en passant , cette notice (sur Lanfranc. — Nous savons que M. Charma prépare un travail semblable sur saint Anselme, élève et successeur de Lanfranc. Lue à la dernière séance de la Société des antiquaires de Normandie, la notice de saint Anselme a produit une véritable sensation ; elle sera donc accueillie du public avec la même faveur que celle consacrée au maître. La Notice sur Lanfranc 2 fr.
Histoire db l'architecture en Belgique , par Schates, directeur du Musée archéologique de Bruxelles. Deux volumes in-48 de 400 et 700 pages, illustrées d'un très-grand nombre de gravures sur bois dans le texte. Cette histoire est divisée en celtique, germanique, romaine, romane, ogivale, moderne. Le second volume est terminé par un tableau chronologique et systématique de tous les monuments dont il est parlé dans le corps de l'ouvrage. En tète de chaque division : vues générales sur l'état de l'archtecture ; puis^ caractères et principes du style prédominant dans les édifices religieux , civils et militaires. Presque à chaque page, des gravures sur bois éclaircissent les descriptions et montrent les monuments. Cette histoire de l'architecture en Belgique est , à proprement parler, une histoire de l'architecture en France et en Allemagne; car la Belgique a toujours servi de transition entre nous et les Allemands. Le hvre de M. Schayes est d'une importance que nous n'hésitons pas à déclarer capitale, et nous sommes heureux d'avoir à annoncer, dans ce numéro des « Annales », des publications comme l' c Abécédaire » de M. de Caumont, comme le t Manuel » de M. Corblet, qui sont destinés à propager si activement les sciences et les doctrines de l'archéologie du moyen âge. — Ces deux volumes • 4 2 fr.
Histoire de la ville et du canton de Yernon, par M. Théodore Michel. In-48 de 492 pages, avec 4 lithographies. L'une de ces lithographies est un fac-similé en couleur du plan de Yernon en 4593. Les autres offrent le château de Bizy, la porte de Bizy, les armes de la ville de Yernon : « Yernon semper viret ». Rien n'est plus curieux que ces anciens plans de villes, où se voient tant de monuments anciens, aujourd'hui détruits ou mutilés. Cette histoire de Yernon est pleine de faits d'histoire et d'archéologie que fait valoir un véritable talent militaire. 3 Dr. 50 c.
Histoire et description de Téglise Notre-Dame du Folgoët (Finistère) , par M. le marquis de CoETLOGON. Petit in-folio oblong de 43 pages à deux colonnes et de 20 planches lithographiées.
Cette église est , à bon droit , Tune des plus célèbres de la Bretagne. Nos lecteurs se rappelleront les «nrieux détails du jubé qui décore cet édifice que nous avons donnée dans un volume des « Annales Archéologiques ». M. le marquis de Coè'tlogon a fait une complète monographie de la charmante église : les plans, coupes, élévations, vues perspectives, détails, occupent 49 planches. Ce qui est rare , ce qui est précieux pour nous, ce n'est pas seulement le jubé , mais qua tre autels différents, deux bénitiers, une piscine. Les dessins ne sont pas d'un artiste de profession, mais leur exactitude, mérite principal pour les archéologues, est certaine. Le texte est technique et cependant rehaussé d'une valeur littéraire peu commune dans les ouvrages de ce genre. Il faut espérer que M. le marquis de Goëtlogon continuera ses laborieuses et utiles recherches sur les autres monuments si peu connus de la Bretagne 1% fr.
Album historique , monumental et archéologique du département de l'Aisne , publié sous la direction de M. Dblbabbb, peintre, membre de la Société archéologique de Soissons. Texte par M. l'abbé PoQCET, correspondant des Comités historiques; lithographies par MM. Dbiaarrb et Eugène Nouey; gravures sur bois par M. A. Tauxibr , d'après les dessins de M. Delbarre. Avec la Marne, l'Aube, la Somme, l'Oise et la Seine, l'Aisne est un département essentiellement monumental ; c'est un pays que le moyen âge a enrichi a'œuvres d'art de tout genre. Il suffit de citer Laon, Soissons, Braisne et Coucy, pour que les grandes cathédrales , les grandes abbayes , les vaste s forteresses qu'on y voit encore debout inspirent un très-grand intérêt. Ce département de l'Aisne , MM. Delbarre , Poquet et Noury, vont commencer à nous le montrer par des dessins et des descriptions, comme M. Fichot achève de nous faire voir le département de l'Aube. Le succès de M. Fichot est une espérance certaine paur M. Delbarre. A partir de mars prochain , l'ouvrage paraîtra tous les mois par livraison de i pages de texte in-folio, accompagnée de deux lithographies in-folio également et d'un certain nombre de gravures sur bois. Après le canton de Château-T hierry , qui ouvrira la publication, paraîtra le canton de Laon. Les lithographies représenteront l'ensemble des villes , les églises, les abbayes , les châteaux-forts , les hôtels de ville , les vitraux en couleur ainsi que les armoiries diverses Les gravures sur bois sont destinées aux plans, aux détails des dessins, aux objets d'orfèvrerie et d'ameublement. — Chaque livraison i fr.