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Hinoscrit du zui« siècle, « BiUU eim flgnris», k li lUbliotbèqne Royale.
L'art chrétien adopte aussi l'hydre antique, qui n'est qu'un serpent multiple, et il en fait la bête à sept têtes de l'Apocalypse '. Avec cet esprit d'assimilation, il a transformé le dragon en vouivre, gargouille, graouilli, tarasque. On remarquera que toutes ces têtes cornues de la planche 8 sont nimbées. En Orient, on donne le nimbe à tout ce qui est puissant; la ville de Troyes, où se trouvent de certaines influences orientales, devait donc nimber les têtes de la redoutable bête apocalyptique.
Cet art paraît quelquefois tomber dans le grotesque, lorsque, voulant figurer le démon, il lui donne une queue en forme de serpent*. Cette idée singulière renferme pourtant une pensée profonde et morale, qui se trouve en germe dans l'iconologie ancienne. L'antiquité grecque, peu fidèle aux traditions de l'Egypte, sa mère, avait fait du serpent le symbole du remords : elle avait, en conséquence, donné aux Euménides une chevelure de serpents, et armé leurs mains d'autres serpents qui leur servaient de fouets pour flageller les criminels.