BIABtl MUSDLMAff. * M8. DE LA BIBL. ROYALE
n'appuie point les pieds sur le globe. terrestre et n'a point les clefs; mais elle tient le serpent à deux mains, ce qui a la même signification. Les flammes, dont la tête est entourée, rappellent les ardeurs du solstice d'été, encore bien mieux que les rayons que nous voyons sur la figure égyptienne. Ces deux figures ne sont donc au fond que le développement et la paraphrase de la précédente, évidemment empruntée aux hiéroglyphes des prêtres d'Isis par les sectaires du II* siècle. Qu'ensuite ils leur aient donné un sens différent; qu'au lieu des débordements du Nil, ils aient voulu indiquer la diffusion de leurs principes; que l'emblème du soleil se soit transformé en un autre emblème; que d'un symbole purement météorologique ils aient entendu faire un symbole moral ou immoral plus ou moins inintelligible, je ne prétends pas le contester.
Serait-ce à quelques réminiscences de ces sectes, depuis longtemps écrasées en Europe, rapportées par les premiers Croisés de la Palestine ou de l'Egypte, cette terre éternelle des superstitions, ou à quelques étincelles égarées des erreurs des Albigeois, accusés de partager celles des Manichéens et des gnostiques, qu'il faut attribuer les ornementations insolites des églises de Malmesbury, de Lincoln, de Bischop-Cleare, et de Sainte-Croix de Saint-Lô? J'y vois peu de probabilité ; car on doit penser que ce symbolisme se retrouverait alors de préférence dans le midi. Or, je ne vois pas qu'on l'y ait signalé. La figure du serpent entrait de droit dans la représentation de la chute de
rhomme; et on l'y voit tantôt toute simple, avec son seul caractère zoologique,
s. — SKRPKIIT RÉEL BT TBNTATEim — SARC0PBA6I DU VATICAN.
tantôt empruntant la tête et les bras au corps humain, motif que Raphaël n'a
4. — SERPBNT A TftTE DE PEHHB. — MS. FRANÇAIS, XIII* SlftfLE, BIBL. B.
132 ANNALES ARCftÉOLOGIQUES.
pas craint d'emprunter au xiir siècle. Tantôt le serpent porte deux têtes employées à séduire, Tune la femme, l'autre l'homme.