‹ Annales archéologiques (volume 5)Chapitre 75 sur 82 · LA CITÉ DE CARCASSONNE. U · texte numérisé non relu

LA CITÉ DE CARCASSONNE. U

après un mois de siège, forcé de se retirer devant le sieur de Beaumont, qui conduisait l'armée du roi revenant de la croisade, plein de rage du peu de succès de son entreprise, ne quitta la place qu'après avoir brûlé et pillé les deux faubourgs et leurs églises. Ce fut là Forigine de la nouvelle ville de Carcassonne, dite ville-basse, et la première atteinte portée à la splendeur de la cité. Saint Louis, irrité contre les bourgeois de ces faubourgs, qui avaient ouvert leurs portes aux hérétiques, expédia des lettres-patentes par lesquelles ces bourgeois sans asile ne purent rebâtir leurs maisons que de l'autre côté du fleuve. Il est à croire aussi que le roi n'était pas fâché d'éloigner de cette citadelle, qu'il venait d'acquérir, des voisins dangereux. Voici cette curieuse pièce, dans laquelle le caractère du souverain se peint tout entier ; on y voit le chrétien charitable et indulgent qui pardonne les injures, et le politique prudent qui sait profiter des circonstances.

t Louis, par la grâce de Dieu, roy de France, à notre amé et féal Jean de « Cranis, sénéchal de Carcassonne, salut etdilection. Nous vous mandons que « vous recevez en seureté les hommes de Carcassonne qui s'en estoient fuys, à « cause qu'ils n'avoient payé et satisfait à nous les sommes qu'ils dévoient, les € termes des payemens escheus. Pour les demeures et habitations qu'ils de- « mandent, vous en prendrez advis et conseil de notre amé et féal l'évesque de « Carcassonne, et de Raymond de Campendu, et autres bons hommes, pour « leur bailler place pour habiter, porveu qu'aucun dommage n'en puisse advet nir à nostre chasteau et ville de Carcassonne. Voulons que leur rendez les « biens, et héritages et possessions dont ils joûissoient avant la guerre, et les « laissez jouir de leurs uz et coustumes, afm que nous ou nos successeurs les « puissions changer. Entendons toutefois que lesdits hommes de Carcassonne « doivent refaire et bastir à leurs despens les églises de Nostre-Dame et des « Frères-Mineurs, qu'ils avoient démolies: et au contraire n'entendons que t vous recevez en façon quelconque aucun de ceux qui introduirent le vicomte « au bourg de Carcassonne, estant traistres, ains rappellerez les autres non t coupables, et direz de notre part à notre amé et féal l'évesque de Carcas- « sonne, que des amendes qu'il prétend sur les fugitifs, il s'en désiste, et de « ce luy en saurons gré. — Donné à Halvenas, le lundy après la chaise de « Saint-Pierre. *

Ces lettres, que j'extrais de 1' « Histoire des comtes de Carcassonne», par G. Besse, étaient transcrites en patois dans le manuscrit des coutumes de Carcassonne ; elles furent exécutées par le sénéchal, le & avril i2/i7, et la phrase : t porveu qu'aucun dommage n'en puisse advenir à nostre chasteau, etc. » fut, je pense, bien interprétée dans le sens que lui donnait le roi, car le nouveau I. 57

%m AKNALCS ARCHÉOLOGIQUES.

boeifg fut tracé de Ymirè côté de fànde. Les bourgeois rebâtirent en ^Ifet dttWB te«r nottV€*)e ville les ^eux pèrwsses de TVatre-^ame et de S^hiIrViïK l^M; -mstis il faut drre que ces dein nfFtmamentfi, eticcrre existants, fMrraîBsewt se î^essenflfr de la pénarie dans lafqaeHe'se trouvaient les malhcttreux ppmsrito Fetttrés en grftoe.

S»înt Louis ne borna pas sa sollicitude pour Carcassonne à ces simples tettres; il fit recoostruire une grande partie des murailles lîe la cité, et eomtoença , je pense , la double enceinte qui se voit encore aujourd'hui. Alers te cité deCarcassonne avait quatre portes ; aujourd'hui eBe n'en possède plus qw deux, la porte de la Barbacatie et la porte Narbonnaise. Cette dernière entrée est ««fte admirable construction étevée par le samt roi ; c'est tout un châteafi. ©eux énormes tours, semi -circulaires avec bec sailteirt, bffties en bettes pierres à bossages, viennent, comme deux sentinelles avancées, protéger te porte TOgivaJe autrefois armée de pont-ïevis , de herse et âè mâcWcottto. Rien tC^t plus hnpesaiit que cette entrée sombre, sminontée d'une niche ^!i*e, contenant une assez joUe statue de te Vierge, qui date du ïV sièote. Ce chfttelet referme dans ses flancs noirs de taf^les salles voûftées, de Ta^ettt le filus gwandiose. Du côté de te ville, une rangée de fenêtres à mctïeaux *cteîrtttt le prewrier étage. Escaliers, voQtes, fenêtres, ci>eminéee,*eKiMent eiMîme^, wiais tes ^ombtes ont malheureusement 'été eitlevés depuis longtemps» et des «raiMix eicécutés dernièrement et avec maladresse, par te génie militaire, cttiïï(ffOmettent gravement la solidité de cette belte et complète forttftctftiow do 'xiii*«îècte. Si t'Ofi n'y prend gattie, te grand mur intériewr de celle porte tombera 4in beau m^tin mr tes maisons battes à l'enfrée de te cité.

>le ^s «ssee pevi vsrsé dans PaM ^ te fortifloaflitm mo^tJtertie; eepeiidmt, M ne jugemit tes ^oses que par le Bfanpte ben seins, je ne poi» (cmiveqoe le gtittiewi^Hlaim ait la prétention sérieuse de feiipe de 4a dt^ de<^i»Ga8S(mm^it)e elttrdelte preipre à {léfiister au ptus innocent «coup^de tnain. Ge s)mnt, devant une ëaieierie, un véritaMe château de cartes tteas lequel on serait fM "mat pour -se à^enàm. Que ibit donc le génie mintaîr^ à i^rcaesomie^ I^oufîifuoî Mtte double ei¥(^inte, encore si «onipiète, t^eetoars^et^ies courtmes^ qas Citent rien % ^dônrSIeir 'avec le tmncm , m sontHedles pue mises as xang des moifmnmts historiques plutôt qu'au rang des places fortes? ce qui est risible. 'Pooi^ttoî^ie paê àmmft tes invatîdes À oette ^MVt^ nûeîlle vtlte^ ^ n^edenmnéte iSfit% le m^^ et vouloir M fàins «eéomptk* ^m service m-é&»sm ide^sestiypoesf ..^ Il y à1Mifi»«ns, je émis, ^ane mmtiëde tem-de te pmiwi%re^eni^nte'S^est'é(mMfl^ Qm-a hk te tgfmifè miHta#e t II ^toul le "voin, pour >te'Oroh%; M wus ta Mt It fia IriMn^fte «teAM'^c^dnelAimbé de "f ieiltesse «ne mmièM «te 'lte«»i4mAiM raeth

LA CITÉ DE GÀRCASSONNE. Ul

KgM, suivan(i le système actael, espérant sans^ <jk)ut9 que ke «^sîégeMte k fmîr 9e pfaceraieiït juele en face de la nouvelle foiîtiirieatioii , el mépiieepaient oemme- indignes de \ems eoups tes mure vmgoihs ou. <«eui[ de saint Louis. Je' nTa^r pas^ besoin ée vous décrire r«ffel! que ppodaît ce domi^^astion nomT, tout honteux de se trotiver en si vénérable compagnie.

19e soyonê pas mjustes cependatit ; avant la possession du génie mil^Mdre , les efroees étaient en pire état. La vitle , qui avait seule la souveraineté sur toê murailles, trattcha^it , ro^ajt , vendait et laissait prendre tes matériau^t : e'étaiir \m pillage général. Aujomxl'feui du mo«?î&ce n*est pjioe qu^une nwitHa'Ho»«yS' téfnatique. H y a progrès; (a porte Narbonnaise lésait. Mîaie, en attenéanlb dea temps meilleurs, hdtons^-nous d)e parcourir oee tours et ces reinpai4[$ pen«^ dant quf^ls sont encore debout.

Du haut de cette belle porte Nanrbopnaise, nous découvrons toute la viêlte €^ ff¥ec ses misérables rues lortneusae» sa joiie église de 8aint*-Naaaira', et son château à Taspoct sauvsge. Au-dessous de nous, au noord, TAnde , les rMi-p* bourgs , et la ville neuve bâtie par saint Louis; au sud , les arides ceilines qui masquent la route de Narbomie ; à Touest^, les Pyrénées et la fertile pleime qui s'étend jusqu'à Castelnaudary. Au risque de se casser le cou , il est encore possible de faire le tour de la Cité sur les anciens parapets. Suivez-moi donc. Du côté du nord, nous arrivons bientôt à une suite de tours circulaii*es, assez rapprochées les unes des autres. Ces tours et les murailles qui les réunissent me paraissent appartenir à l'époque de la domination des Visigoths; elles sont construites en petits moellons cubiques, alternés avec des rangs de briques posées à plat ou en épi. Sur plusieurs points , cette antique maçonnerie est interrompue brusquement et remplacée par une construction du \nV siècle. Là l'imagination du visiteur se plaît à voir une brèche , des combats sanglants. L'histoire de cette cité vous apparaît avec ses désastres et ses triomphes; car, sur ces vieux murs, nulle main , depuis celle de saint Louis, n'est venue poser sa pierre. De ce côté existait, en avant de la première enceinte, une énorme tour ; formidable, elle était suspendue sur le faubourg qui avait pris son nom : c'était la Barbacane. Elle a été démolie, je crois, pendant la Restauration.

En suivant les plates-formes de la seconde enceinte et tournant vers Fouest , nous arrivons au château, grand bâtiment quadrangulaire, flanqué de fortes tours rondes , séparé de la ville par un fossé large et profond , et se reliant seulement au système général d'enceinte. La tradition prétend que ce château existait du temps de Charlemagne , et que la tour carrée , qui le domine du cdtéde l'Aude, rfest inclinée devant le grand empereur, lorsqu'il » passé à Carcassonne; mais je n'ai jamais su que Charlemagne eût visité cette viJte. La

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tour carrée est inclinée, il est vrai, mais elle ne me paraît pas avoir été construite antérieurement au xir siècle. Ce n'est pas là, du reste, la seule tradition qu'il y ait sur Charlemagne à Carcassonne. Près de la Cité, du côté de Touest, surgit une source miraculeuse, et dont Teau est au moins fort bonne; cette source est désignée sous le nom de fontaine de Charlemagne.

Quant au château, ses constructions inférieures pourraient parfaitement appartenir au xi* siècle, et avoir été élevées par Roger, troisième comte de Carcassonne, qui mourut en 1062; il était fort vieux alors, puisqu'il gouverna pendant quatre-vingts ans. C'est encore à ce même Roger, je pense, qu'il faut attribuer la construction de la nef romane de Saint-Nazaire , et celle d'un puits très-beau, très-large et très-profond, qui se voit dans la cité, proche le château. Les habitants, je n'ai pas besoin devons le dire, prétendent que ce puits est sans fond ; ils ajoutent même que les Visigoths (car ils le font remonter, comme tout ce qu'il y a de grand dans la cité, à cette époque), effrayés de la venue d'Attila, y jetèrent une grande partie de leurs riches trésors , mais que rien n'en put jamais être retiré. Voici , sur ce monument , d'assez jolis vers patois composés dans le xvir siècle :

Dejoux la flassado dal cel Jamay non fourec poux, pus bel, Quinze peiros l'y fan sa rodo, Très pans quadaguno en largeou.

Et aytal tntvo qui le rodo Quarante-cinq pans dins sa rondou.

Très carreil'os detatou fi Servisson a quado vesi, Per de son aigo fa pousados ; Las goutos que tournon abal Senbloun de perlos degrunados, Ou de coulobros de cristal.

Abal acos un roc prigoun, Que s*on te regarde d'amoun Fa bese Taigo touto escuro, Et rœil se trovo pla trompât Quand sa visto Ty asseguro Que Targen a menx de beautat.

Laioux aco soun de palaix, Ont la veux trovo le retaix Que fa Técho dins sa caverno.

Las naiados à tout perpaux Davan le Dieux que las gouverne Y canton et fan mille saulix.

A qui de toutis les coustatz A debans dinx le roc taillatz En bel cisel de la nature, Et bel copx de coulcats ou dreix Senbloun de Giaganx en posturo Delour voule fa las aleix.

L'ai go aqui raio de per tout,

La peiro rix de son degout,

Tout y par dinx qualquo alegresso,

Et diriox a bese le loc

Que la ques de la mar princesso

Es nascudo dinx aquel roc.

A tabe de dinx sa grandou,

Et dinx sa largio prouffoundou

Que trovo la terro à soun centre,

Diriox qu'asseguradomen

Soun sourtidos d*aguel gran ventre

Nostros tours tout entieromen.

La margelle de ce beau puits a été refaite avec assez de goût vers la fm du XV* siècle.

LA CITE DE CARCASSONNE. khS

Mais revenons au château , qui est un mélange de toutes les époques. Les courtines et les créneaux ne me paraissent pas antérieurs au xiii" siècle. Quant aux tours rondes du côté de la ville, elles sembleraient contemporaines de Roger, ou peu postérieures à lui ; elles contiennent des salles voûtées en forme de calottes hémisphériques fort curieuses. La façade intérieure de ce côté du château , qui prend jour dans la cour, est percée de très-rares petites fenêtres jumelles en plein cintre , soutenues par des colonnes en marbre ; ces colonnes sont surmontées de très-jolis chapiteaux également en marbre blanc, et qui appartiennent sans aucun doute au xif siècle. Sur les trois autres côtés, les bâtiments anciens ont été tellement mutilés, percés, rebouchés et plâtrés, qu'ils n'ont plus aucun caractère ; ce ne sont que des murs assez mauvais , le long desquels on voit flotter des pantalons garance et des buffleteries ; car le château est devenu caserne. Lorsque , curieux , le nez en l'air, regardant les tours et les murailles, vous vous avancez sur le pont qui conduit à l'unique porte de ce donjon , en croyant entrer dans une ruine inoffensive , vous êtes brusquement interrompu dans vos observations archéologiques par ce cri farouche : «passe pas! »

Gardez-vous toutefois de reculer devant cette voix funeste; car si, l'esprit encore troublé par le cri sauvage , vous demandez poliment à parler au caporal de garde, vous êtes bientôt introduit et confié à une grande et belle fille qui, aussi agile qu'une chèvre, vous conduira sur les plates-formes et les parapets, à travers les escaliers détruits et les mille détours de ces vieilles murailles. Guidés par ce « cicérone • de la Cité , nous allons suivre la crête de la seconde enceinte du côté du midi.

En sortant du château, nous ne trouvons plus à Pouest que des constructions des xiii* et xiV siècles. Nous passons sur la porte de la Barbacane, et bientôt nous découvrons l'emplacement de l'ancien évêché, et Saint-Nazaire, le bijou de cette curieuse ville. Nous longeons l'ancien cloître détruit qui tenait aux murailles, et nous arrivons à une tour carrée, renfermant aujourd'hui une partie du jardin du presbytère. Cette tour est du xiii* siècle; elle contient un puits, un four, et tout ce qu'il faut à elle seule pour soutenir un siège en règle. Le puits est disposé de façon que l'on peut y puiser de l'eau, soit du haut de la tour, soit du bas, entre les deux enceintes, par une petite ouverture ogivale percée dans la muraille; mais les seaux, souvent airêtés dans leur ascension par un habitant qui passe au bas de la tour, arrivent vides au sommet.

De ce petit donjon nous voyons, à travers les figuiers, la vigne et les amandiers, toute la partie méridionale de Saint-Nazaire, sous l'aspect le pluspitto-

Uï AHIVALES AilCBËOLOGIQU£S.

Bosque* Là, par mt beau soleil, on ne peut se (a^s^ de regarder ce petit iMMMiment d'une couleur si raYissaute, eî éiié^airt, avec ses grandes feoétreB à meneaux déliés^ ass belles roses, ses tooreMes^ et ses contreforts minces et SMHants, projetant leurs gnrandes otnibr^ rendues transparentes par le refloft d*MB del pur. liais nous allons revenir à Saiirt-NaMdre ; swveiis les mu« i^iiles.

Non \om de la tour carrëe dx39it je vous parlais tout à Theiire, <m se diri^ géant vers Test,, nous arrirow i une Icmr ronde, dont la base est certainement pomaiae; c'est une construction feite en très-grandes pierres de taille, posées sans mortier^ et dont les joints sont imperceptibles. Deux assises seiit aujourd'hui parfaitefnent apparentes, et, pour qui a vu des appareils rontains, il n'y a pas ici Toiinlbpe d'un doute. C'est, du reste, lie seul vestige véritableraeiit r^unain que j'aie vu dans la Cité de Carcassonne. En retournant ver» b porte Narbonnaise, d'où nous somfiies partis, nous retrouvons encore des portions de tours construites sous la domination des Visigoths , et intercalées dans des pans de murs et des tours du xiir siècle.

En descendant sous la porte Narbonnaise, par une rue étroite, tortueuse, habitée par de pauvres ouvriers tisserands, nous arrivons à Saint-Na^aire. Sur le flanc nord de la nef s'ouvre une gnande porte romane , motilée, grattée , badigeonnée , et qui n'est plus ornée aujourd'hui que par deux colonnes en marbre avec leurs chapiteaux. Ces colonnes viennent certaiDesnent d'un monument antérieur aux constructions les plus anciennes de Seiint-Naiza-tr&; elles sont presque antiques , et l'on voit d'ailleurs qu'elles ne sont pas là placées comme elles devaient l'être originairement. Les chapiteaux et leurs tailloirs sont sculptés avec la plus grande finesse.

Ainsi que je vous l'ai dit, la nef roinane peut être attribuée à Roger; elle est belle , voûtée en berceau ainsi que les bas-côtés, dont l'arc élevé maintient franchement la poussée des grandes voûte. Cette nef, éclairée seulement par les très-petites fenêtres des bas-côtés , est soutenue alternativement par des piliers carrés c^e flanquent quatre colonnes engagées , et par de gros piliers cylindriques à chapiteaux étranges. La façade occidentale, percée de trois œils-de-bœuf trèfr-petits, et d'une porte aussi basse qu'étroite, semble avoir été fortifiée, d'autant mieux qu'elle donne près du rempart.

Rien n'est plus grave , ni même plus sauvage que l'aspect de cette sombre nef aux piliers massifs, aux bas*côtés étroits, aux fenêtres rares et exiguës* Mais, si vous vous retournez du côté du chœur, vous voyez se déivelopper sous vos yeux la plus riel)e , la plus hardie , la plus coquette et la plus légère architecture du xiV siècle. Je ne sais si les artistes qui ont élevé le ohœur et le

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