LA CITÉ WL CARCASSONNE
traoaBept ont cherché à produire on contraste apvec rarchrfcectore lourde de hi nef; sTls Femt voulu, ils ont pteinement réussi.
En s'ffvançarrt lentement et comme pour se laisser pénétrer paf le ravissement dertt on est saisi à la vue de cette iwerveille , chaffoe pas fait découvrir une nouvelle perle, on nouveau chcW«Rivjpe. Vous jetei, k droite et à gauche, des regards furtife sur tout ce que votis laissez ; nvais invinciblement on se senrt attiré dans le roi^ieu du transfiept, et là, indécis comme un enfant à qui Ton présente une corbeille remplie de beaux fruits et qiri ne sait lequel choisir, on promène successivement ses regards des voûtes aux vitraux , des vitraux aux statues, des statues aux piliers. Vous êtes étourdi. Mais bientôt quelques embelliftseroeitts modernes, en excitant votre indignation, vous rappellent à la réalité; alwrs, passant de Tonsembie aux détails, on s'aperçoit que ce monummà en comtieiYt une foule d'autres.
Veneî donc avec moi et permettez que je vous fasse Toir seulement quelquesuns de ces détails charmants qui peuplent Saint-TVazaire. Ne pensez pas, ^n effet, que je vous envoie une description complète de cette église, du pavé aux voûtes; il me faudrait un volume pour la owrtenir.
Tout d'abord , je vous dirai que les vitraux de Saiwt-Nazaire me sembletrt si intéressants, qu'ils devraient faire le sujet d'un travail particulier ; ce travail , je me néeerve de vous le remettre lorsque je Taurari complété. Qu'il vous suffise •aujourd'hui de savoir que ceux du xiv^ siècle, aussi bien que ceux de la renaissance , tsont très-beaux d'exécution.
Adossés aux piliers qui portent les voûtes du chœur, et entre lesquels se voient ces belles verrières, sont placés les douae açôtres sur des <îtTlsHfe^ kmpe. A droite , sur le premier pilier qui est à l'entrée du chœur, se voient te Christ jert un évêque; en regard, à gauche, 'la Vierge et un personnage que mm ne peut îeiire recontialtre. Le Christ seiâ est nimbé. Ces figures sont fort psmapqufibles sous te rapport de Texécufion , particulièrement te Vierge et révêque qui font face ft la nef. Une fcorrible décoration de pilastres jaunes, plaqués^ tafeleaux ridicutes, mesqwe sous tes apôtres toute te partie basse du ehunir, autrefois ornée d^flwe riche areature. J'espère que îes maçons qd ont posé les piastres susdits auront, par éeonem4e , laissé -subsister cette arcature, etiqu^un 'Im ren<ka bientét te jour*
k dnnte ^é gauche -de f anclefn autel , <}ans le mnr d'appui , an-dessous des grandes fenêtmB éa 'Chcsur^ s'ouvratenft deux petites poftes qui donnatent antfiée dans dteux ^sacraires ^encore ^iHstartts «ujoOTd'bai. Cette <;urîense disposiCkiin ne'seimme que^ians peu d^^égfises. Ces deux péduits, semblabtes entre en , mH chacm t nAttresM eenfimètres d« leng , sur 1 mètre 80 centimètres
de large; ils sont voûtés, et garnis de trois armoires qui étaient fermées par de doubles volets , dont les doubles feuillures et les doubles gonds existent encore. J.-B. Thiers, dans son intéressant «Traité de l'Exposition du Saint- Sacrement», s'exprime ainsi (tome I", page 44) sur ces édicules : «Ce n'a été qu'après le concile de Latran, sous Innocent 111, Tan 1215, que l'on a commencé de mettre dans les églises des tabernacles , des custodes , et des chapelles, dans lesquelles on a renfermé le Saint-Sacrement. » (« Tum primum « cœpere in templis parare tabernacula, thecas et sediculas quibus incluserunt «sacramentum... »)
L'enlèvement des horribles tableaux et pilastres jaunes permettra de déboucher les portes , garnies aussi de doubles feuillures , et d'entrer directement du chœur dans les réduits éclairés seulement par une très-petite fenêtre grillée. Figurez-vous ce chœur tout à jour, avec ses verrières brillantes comme des tapis de pierres précieuses , ses piliers si fins , ses statues , sa riche arcature inférieure, ses piscines et ses deux sacraires, et vous aurez l'idée d'une des parties les plus intéressantes de Saint-Nazaire. Si à cela vous ajoutez le transsept avec les six chapelles curieusement assises, ses grandes fenêtres qui semblent disputer la place aux piliers, et ses deux roses éclatantes, dont les vitraux composés d'ornements sont si rares, vous compléterez ce tableau.
Or, maintenant, suivez-moi dans cette chapelle bâtie dans l'angle que forme au nord la nef avec le transsept. Là se voit une grande dalle usée, recouvrant le corps de Pierre de Rochefort, évêque de Carcassonne, qui, après avoir fait élever le merveilleux monument que je viens de vous peindre tant bien que mal , et Tavoir fait décorer de ces vitraux que nous admirons encore, est mort en 1321. Pierre de Rochefort portait pour armes : «de gueules à trois rocs d'échiquiers d'or, deux en chef, un en pointe. » Les clefs des voûtes et les vitraux sont remplis de ces figures héraldiques. En face de la pierre tombale de Pierre de Rochefort, contre le mur, s'élève debout la statue, ayant deux acolytes à ses côtés. Ces trois figures, grandes comme nature, sont de véritables chefs-d'œuvre. L'évêque est mitre ; il tient de la main gauche sa crosse ornée du « sudarîum », et il bénit de la main droite. Ses habits sont couverts de riches bordures, dans lesquelles se voient les «rocs d'échiquiers» alternés avec des fleurs de lis. Deux anges , placés dans l'ogive trilobée qui encadre sa tête , l'encensent du milieu des nuages. Un diacre , placé à la droite de r'évêque, tient un livre sur la couverture duquel est sculpté le couronnement de la Vierge. L'autre personnage porte l'ancien costume du chapitre de Saint-Nazaire; il est vêtu de l'aube et coiffé de l'aumusse d'une façon originale , et qui semble appartenir au diocèse de Narbonne. Ces statues sont entou-